Die ersten 200 Zeilen.
JOURNAL D'ENREGISTREMENTS SEPTEMBRE 2007-SEPTEMBRE 2008
LORS DE LA PRÉSENTATION D'UN FILM
29 AOÛT LUNDI
...Cinq, six, sept, huit, neuf, dix.
5 SEPTEMBRE MERCREDI
6SEPTEMBRE JEUDI
SVP... À belle dame, belle fleur, monsieur.
Bonjour, madame.
Excusez-moi, monsieur.
Dames chanceuses... Chanceuses, très jolies...
10 SEPTEMBRE LUNDI
BOUT D'ESSAl
12 SEPTEMBRE MERCREDI
13 SEPTEMBRE JEUDl
16 SEPTEMBRE DIMANCHE
18 SEPTEMBRE JEUDl
Bonjour, aujourd'hui j'ai l'honneur de présenter José Luis Guerin.
Je voudrais commencer par une question un peu vaste
mais que nous voulons tous poser :
Quelle part de fiction y a-t-il dans vos documentaires,
et quelle part de documentaire dans votre fiction ?
Regardez l'objectif, SVP.
- Je dois me pousser ? - Non, c'est bon.
C'est fait.
- Oui ? - Oui.
Regarde-moi !
Souris, ne ferme pas les yeux.
Baisse les bras. Regarde-moi.
Du mais pour les pigeons !
On a une belle vue, de là.
Je les ai élevés grâce à la vente du mais.
Je vendais du mais, des ballons, des poupées fantaisie.
Et je me suis mise à prendre des photos. Et voilà.
Quel est le secret d'un bon portrait ?
J'ai plein de secrets.
- Qui c'est ? - C'était le Président du Mexique.
Du Mexique ?
- C'est le maire ? - Non, le président du Mexique.
C'est lequel ? Ah, oui, je l'ai vu.
J'imagine que c'est celui-là.
À côté du gars aux cheveux gris.
- C'est lui ? - Oui, Felipe Calderón.
On la protège quand il y a de la pluie et de la bruine...
S'il y a des nuages ou de la pluie, on ne peut pas travailler.
Elle a rougi.
- Quel rang il a ? - Caporal, 3ème classe.
Ah !
''Ah'', quoi ?
Non, mais aucun de nous deux n'aime ni la rumba ni rien dans le style.
- Vous êtes Évangélistes ? - Non.
Côté santé, ça va moyennement.
Je ne t'ai pas dit que je souffre d'un cancer ?
Je suis patient à l'lnstitut d'Oncologie.
On m'a fait de la chimiothérapie, radiothérapie, électrothérapie...
Je suis un miracle de Dieu.
La science médicale me donnait une espérance de vie
de six mois tout au plus.
Mais Dieu donne la vie, la prend la reprend et la redonne.
Et Lui, grâce à la radiothérapie, la chimio, la chirurgie...
ll m'a redonné la vie.
En seconde phase de radiothérapie, prostré dans mon lit,
j'ai écrit ce poème :
''Merci, ô Seigneur, pour le sens du toucher,
grâce auquel,
avec mes mains et mes doigts,
je peux ressentir
la sensation électrisante de ma bien-aimée
quand je touche son corps, avant la communion de l'amour,
afin de procréer et de continuer le cycle de la vie,
comme Tu l'as commandé, ô Seigneur''.
''Prière'', ''Oh, Amour'',
''À mon père'',
''Retour'',
''Nostalgie de mon enfance'', ''Quand je t'ai connue'',
''Épouse'',
''Secret''... Celui-ci est vraiment beau.
Je l'ai écrit pour les amants.
De nos jours, les aventures sont courantes,
les liaisons en cachette.
De nos jours, c'est très banal.
Je n'ai pas entendu ses poèmes, même si je sais qu'il en vendait.
- T'es marié ? - Non, séparé.
Elle a déjà trouvé quelqu'un apparemment...
Ça fait mal.
C'est important.
Si à la maison, ça ne va pas, rien d'autre ne peut aller.
Une très jolie femme, très élégante.
S'il s'était marié, ce ne serait peut-être pas arrivé.
Je ne lui ai pas dit : ''Oui, je veux qu'on se marie bientôt.''
J'aurai dû y penser, parce qu'on était une famille
et nos deux filles vont à l'école.
Je suis père de famille, moi aussi, j'ai une fille.
La plus petite va à l'école
et elle voulait que j'aille à sa Première Communion,
qui se célébrait à l'école.
Mais je ne me sentais vraiment pas bien, c'était il y a trois ans.
J'avais l'air d'un mendiant.
Je connais l'école, l'aînée, Rocío, y est allée aussi,
il y a plein de gens aisés et c'est une cérémonie élégante.
Comment aurais-je pu y aller ? En haillons ? lmpossible.
Je n'y suis pas allé, non.
Et la dernière chose qu'elle m'a dit, c'est :
''Je veux que tu viennes, à tout prix !''
Et elle a raccroché.
C'est incroyable combien de douleur accumulent les gens.
C'est pour cela que j'écris des choses pour les consoler
et soulager leur douleur.
Comment faire ? Je ne sais même pas où elle habite.
Et maintenant elle ne veut plus avoir affaire avec moi.
Elles vont bien, elles, très bien.
Mais quand j'y songe, je me dis que je n'ai pas un sou.
Et il faut que je m'habille bien pour y aller.
Voici le libérateur Simón Bolivar, sur son cheval, Palomo.
ll épargna la vie des royalistes.
Puis, en 1851 , le Président José Hilario López
déclara l'abolition de l'esclavage dans tout le pays.
ll décréta la fameuse loi ''du ventre'',
qui déclare que les enfants nés d'esclaves
nés ici en Colombie, étaient nés libres.
ll y avait bien des esclaves, mais leurs enfants naissaient libres.
C'est pourquoi le père est à genoux pour le remercier
de leur libération,
et la mère lit un texte en hommage au libérateur.
Ce fut la première statue au monde de Simón Bolívar.
Un gentilhomme nommé José lgnacio París s'en fut à Rome
où il rencontra le grand sculpteur Pietro Tenerani.
''Faites-moi une statue de cet homme qui a libéré cinq pays.
ll s'appelle Simón Bolívar.''
Tenerani ne l'a jamais rencontré et n'est jamais sorti de Rome.
Comme il avait libéré cinq pays,
il s'imagina qu'il était aussi grand que ses empereurs.
Si vous savez un peu d'Histoire,
vous devez savoir que Bolívar était un grand libérateur,
mais de petite stature.
ll mesurait 1 ,50m et chaussait du 33.
Vous pouvez le regarder sous tous les angles,
c'est un plagiat de l'empereur Jules César.
À partir du cou, tout le corps est Romain.
La pose, les habits, la taille,
et même le manuscrit dans la main gauche.
lmaginez-le avec la tête de cet empereur fou, c'est le même.
L'écusson qu'il porte sur le torse, c'est celui de George Washington.
Si tu le filmes là, c'est son sphinx.
ll y a plein de trésors cachés ici.
Sous cette coupole !
La légende dit qu'une coupole s'ouvrira dans bien longtemps,
quand on aura disparu.
ll y a des émeraudes et de l'or,
et de grandes histoires sur notre passé.
lls se rendirent compte qu'ici, nous avions de l'or précieux
et c'est là que la corruption a commencé.
Par exemple, ils montraient un miroir à un indigène,
et celui-ci en était complètement sidéré
parce qu'il ne s'était jamais vu.
lls en arrivèrent au point
de lui échanger le petit miroir contre une grosse pépite d'or.
Je suis content que les Espagnols soient venus en Amérique.
lls ne sont pas venus ici pour tuer mais pour apprendre et étudier.
La Reine d'Espagne aurait envoyé un assassin nous conquérir ?
Non, non...
C'est des histoires. L'or, c'est les pirates qui l'ont pris.
Un président ne devrait pas
penser seulement à 10, 20, 1 .000 ou 100.000 habitants,
mais au pays tout entier,
et pas seulement aujourd'hui, mais au pays sur 10 ans.
ll faut penser aux terres avant tout !
Quand ils l'aspergent de glyphosate ils détruisent l'économie locale.
Quand Uribe fumige les champs de coca...
ll est avec les paramilitaires!
Les terres des gens déplacés, les terres des morts...
Qui les récupère ? C'est l'État.
Pourquoi les gens sont déplacés ? Pourquoi les paysans se font tuer ?
Pour s'emparer de leur bétail, leur pétrole, leurs richesses.
lls doivent retourner prendre possession de leurs terres.
À ceux qui sont morts, à leur famille...
...et l'autre, il dit rien...
On ne me donne rien, aux paysans et aux séquestrés, non plus.
T'en as obtenu quoi ? Tu te fous de la liberté des séquestrés
parce que tu vis tranquille, en liberté.
Je ne peux pas le soutenir, parce que je souffre pour ces gens.
STABlLlTÉ JURlDlQUE DANS LE PROCESSUS DE PAlX
Même pas le quart de la place.
lls peuvent faire quoi, à 200 ? Même pas 200. 100, tout au plus.
Regardez : ils ne remplissent pas la moitié de la place.
S'ils lâchent du gaz lacrymo tout le monde s'en va.
Alors c'est tout le monde au lit ou tout le monde dans la rue.
La seule façon de venir à bout d'un tel gouvernement
c'est de nous rassembler, d'unir nos forces,
pour qu'il n'y ait plus de transports, avions, marchés,
pas de bus, pas de bureaux, ni d'entrepôts.
Le gouvernement tomberait en trois jours.
Mais ils sont moins de 200.
Des accords, pas la guerre.
Des accords, pas la guerre.
Ur¡be, Marulanda, le peuple commande !
C'est une grenade qui a laissé les marques qu'il y a par terre.
ll y a 10 ans,
une mule chargée d'explosifs se dirigeait vers le palais.
L'animal s'est arrêté là, a explosé et a tué trois personnes.
Ça, ce sont les marques d'une grenade.
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