Die ersten 200 Zeilen.
Prise de son !
Envoyez la pluie !
Figurants, action !
Action !
Merde.
Allô ? Douglas à l'appareil.
Bonsoir, c'est Susan Edwards.
D'après ce qu'on m'a fait comprendre, c'est vous mon...
- C'est ça. - Je m'appelle Douglas Hylton.
Je passe tout à l'heure pour vous conseiller, madame Edwards.
Appelez-moi Susan.
D'accord, Susan.
Si vous êtes d'accord, c'est moi...
c'est moi qui vous défendrai, dans un avenir proche.
Tant mieux.
Vous savez peut-être que mon mari et moi,
nous sommes un peu dans le pétrin.
Je sais que cette histoire a l'air assez...
- morbide... - Susan, Susan...
Désolé de vous couper.
Je vous remercie de m'avoir appelé, mais là...
je suis en route pour venir vous voir,
alors si ça pouvait attendre quelques minutes.
De toute évidence, nous regrettons.
Enfin, il y a certaines choses
que nous aurions dû faire différemment.
Nous sommes tous les deux contents de le reconnaître.
Quoique n'est pas le mot approprié.
Ecoutez,
je sais que vous avez beaucoup de choses à dire,
mais là, vraiment... c'est...
C'est extrêmement compliqué, Douglas,
et je souhaite de tout coeur que...
Voilà, c'est mon mari, Chris.
Il... il n'a rien à faire ici.
- Susan, Susan. Désolé. - Est-ce que je peux...
Voyez-vous, je m'inquiète pour son sort.
Tout le monde doit connaître la vérité.
Susan ?
- Oui. C'est... c'est... - c'est-à-dire que...
Ce n'est pas un appel professionnel.
Je ne suis pas encore votre avocat.
La raison pour laquelle je passe maintenant, c'est...
c'est pour prendre connaissance de votre dossier.
Ce n'est qu'ensuite que... Je suis assez clair ?
- Oui, bien sûr. - Que je suis bête.
Je... Je sens qu'on va bien s'entendre, Susan.
Je vous rappelle.
C'est gentil.
- Mais j'ai rien fait ! - Laissez-moi.
Désolée, j'ai été un peu longue.
Bonjour, madame.
Bonjour.
Ravi de vous revoir.
- Oui. - Moi aussi, François.
Vous savez, madame,
un objet très spécial est arrivé l'autre jour.
C'est gentil, mais j'essaie d'être raisonnable.
Bien sûr.
Mais je crois que vous aviez évoqué cette affiche.
Avec l'un de vos acteurs préférés :
Gary Cooper.
C'est une originale.
De la deuxième sortie en salle en Belgique.
La deuxième sortie en Belgique ?
C'était un très bon père.
Vous le saviez ?
En plus de tout le reste.
Pour vous madame, je ferai un prix spécial.
- Oui ? - 250 l'affiche.
Non.
C'est beaucoup trop cher, désolée.
Bon. Et pour 200, vous la prenez ?
Je peux tout au plus aller jusqu'à cent euros, mais...
Madame pour vous,
ce sera 150 euros l'affiche,
parce que je sais que ça vous fera plaisir.
Et moi... ça me fera plaisir aussi.
D'accord.
Si vous payez par carte, il y a 20 euros de majoration, madame.
Les frais. ! D'accord.
Merci.
Merci à vous.
Bonjour, mon chéri.
Bonjour, chérie.
Dis donc ! Quel accueil !
Et ta matinée ?
Plutôt bonne, je dirais.
Chouette.
J'ai fait des sandwichs.
Merci.
Et il reste de la soupe d'hier, si tu veux.
Y a quoi dans les sandwichs ?
Du thon et du mals doux,
dans du pain de chez nous.
Je l'ai trouvé dans le rayon des produits anglais chez Monoprix.
Chic !
Oui, oui, oui.
Là là,
je crois avoir fait bonne impression.
Oui, et ma diction s'est nettement améliorée.
- Tu veux un verre ? - Volontiers.
J'ai un autre entretien tout à l'heure
et j'espère encore mieux le réussir que le précédent.
Oui, regarde, Chris.
J'avais exactement la même sur le mur de ma chambre d'enfant.
Un cadeau de mon grand-père.
Elle était pas en français.
Mais regarde !
C'est la même affiche.
Combien elle t'a coûtée ?
Trois fois rien. Vingt euros.
Et ce n'est pas l'originale.
Tu sais Susan, même 20 euros, c'est trop.
Je parie qu'il y a un dernier avertissement pour le gaz, dans le courrier.
Et c'est moi qui vais devoir ouvrir l'enveloppe pour régler la facture.
Gérard a envoyé une lettre !
Ouvre-la, vas-y.
Mais non, elle est pour toi.
Ca alors !
Cent euros en espèces.
Alors tu vois, monsieur le grincheux,
c'est ce que je disais.
Les choses sont sur le point de changer.
C'est seulement 100 euros, Susan.
- Oui, mais c'est un début. - Un début de quoi ?
On a beaucoup de retard sur le loyer
et si je ne me trouve pas un travail...
Mais tu vas trouver un travail, un peu de patience.
Je fais le maximum pour en trouver un bon.
Voyons un peu ce que Gérard a de beau à raconter.
Lis-la à haute voix, j'écoute.
Je la lirai tout à l'heure.
Susan.
Pourquoi tu...
Pourquoi tu n'accroches pas cette affiche sur le mur ?
C'est bête. Tu vas pas la laisser dans un coin, puisque tu l'as.
- Oui. - Excellente idée.
Qui refuserait de donner un travail à ce bel homme, hein ?
On ira fêter la bonne nouvelle au café.
A 3 h, mon amour.
Christopher Edwards ?
Oui.
C'est moi.
Bonjour.
Bonne chance, mes amis.
Dans cette entreprise, nous sommes fiers
de proposer un service efficace,
courtois et du plus haut standard,
non seulement pour nos comptes personnels,
mais aussi professionnels.
Nous offrons nos services à une grande variété de clients
et nous nous agrandissons de manière constante
depuis plus de 20 ans.
Récemment, nous avons eu tendance à embaucher
de jeunes et talentueux individus,
ce qui nous permet de rester à jour
non seulement en termes de technologie,
mais aussi en ce qui concerne notre manière de penser,
de travailler en général.
C'est pourquoi notre première question pour vous,
monsieur Edwards, en tant que l'un de nos candidats
le plus sénior, est la suivante.
Que pensez-vous apporter à cette entreprise
plus que tout autre candidat ?
Vous pouvez répéter la question ?
S'il vous plaît ?
Vas-y, Chris, tu peux le faire.
Mon cher Chris,
vous trouverez ci-joint 100 euros.
Un gage de ma gratitude envers votre amitié éternelle.
Comme vous le savez, grâce à mon film,
on a une expression en France qui dit :
Cela signifie qu'il faut regarder là-haut,
vers les étoiles et non pas vers le caniveau.
Voir la beauté qui existe dans la vie,
bien qu'elle soit difficile à trouver.
Quand bien même...
elle ne fût là.
C'est l'objectif des récits
et l'objectif du cinéma.
Mais pas seulement.
C'est l'objectif de l'amour.
Et être aimé est la plus belle chose au monde.
Sincèrement vôtre,
Gérard Depardieu.
Allô ?
Allô ?
C'est Tabitha ?
Oui. Qui est à l'appareil ?
C'est toi, Chris ?
- Oui. - Chris ?
C'est moi.
Oui.
Voilà.
Désolé de t'appeler comme ça, ça fait si longtemps.
Ou es-tu ?
Bien, je suis en France.
Tu es avec Susan ?
Oui.
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