Die ersten 200 Zeilen.
Allez !
Tous aux abris !
C'est calme, mon caporal.
Presque trop calme.
- Oh, Devan ! - Je suis désolé.
Je pensais l'avoir éteint.
Une reconstitution, ça se prend au sérieux, pas à la rigolade.
Pourquoi l'as-tu pris ?
Au cas où Heidi m'appellerait. Y a des soldes à la jardinerie.
On recherche une tonnelle.
- Vive le week-end ! - Tu l'as dit.
Mon abri de jardin ne va pas se peindre tout seul.
Et toi, Roach ? Que feras-tu après cette foutue guerre ?
Je m'abonnerai à la fibre.
Et vous, camarade ? Est-ce que vous avez des projets...
Les frères vont renaître.
Les frères vont renaître.
Les frères vont renaître !
- Doux Jésus ! - Besoin d'aide ?
Oh ! Oui, s'il vous plaît. Merci beaucoup.
Affronter le monde extérieur...
Tuer des dragons, c'est une chose, mais les supermarchés...
Dites-moi, colonel, est-ce qu'ils ont toujours été
de telles antres sataniques de consumérisme de masse ?
Combien faut-il de sortes de beurres de cacahuètes ?
Sans parler du nombre impressionnant de cartes que l'on doit posséder.
Carte d'identité, de crédit, de fidélité, de retrait.
La valeur d'un homme
se mesure au nombre de rectangles de plastique qu'il peut acquérir ?
Et tout ce monde !
Vous n'étiez jamais allé dans un supermarché ?
Je n'avais pas besoin de manger !
Ce n'était pas indispensable à ma survie.
Regardez tout ce que j'ai acheté ! Pourquoi tout ça ?
A cause de la publicité. Et de la musique apaisante.
Et de ces allées interminables de fruits, de légumes et de viande.
"On t'a bien eu, Jenkins !"
Pourquoi ne pas avoir utilisé la Porte Dérobée ?
Maintenant que je vieillis normalement,
un jour viendra où je devrai prendre ma retraite.
Et je n'aurai plus accès à la Porte.
Alors c'était comme un entraînement avec des roulettes.
Et alors ?
Elles n'ont pas tenu.
Non, Ezekiel. Non.
Comme l'a dit Darrington Dare,
il ne devrait peut-être y avoir qu'un Bibliothécaire.
- Je suis d'accord. - Tu vois ?
- Ca devrait être moi. - Quoi ?
J'exprime juste un désaccord, et il me saute à la gorge.
Pourquoi ça serait pas moi ?
Parce que tu es un cow-boy fringant.
Avec un QI de malade !
Le fait qu'on soit plusieurs a déjà sauvé la Bibli !
Mais que se passe-t-il ?
- C'est elle ! - C'est lui !
Toujours la même dispute.
Ecoutez. Que ce soit bien clair. Je suis d'accord avec Mlle Cillian.
Vous êtes tous des Bibliothécaires.
On a assez de soucis ici, n'en rajoutez pas.
Ezekiel m'a traitée de rat de bibliothèque.
Tu en es un.
On travaille tous dans une bibliothèque.
Ca suffit ! Vous contrariez Jenkins.
Non, je ne suis pas contrarié. Ce n'est pas ça.
C'est mon estomac.
J'ignore si j'ai trop mangé ou pas assez.
Dois-je passer à table ou aux toilettes ?
Euh, d'accord. J'ai une question.
Où te situes-tu dans ce débat sur le nombre de Bibliothécaires ?
Si vous continuez comme ça, je dirai qu'il n'en faut qu'un.
- Moi. - Non, moi.
Là, j'en suis sûr : aux toilettes.
Je déteste être mortel.
Ecoutez, on est à quelques semaines de la cérémonie d'ancrage.
Quelques semaines pour savoir qui sera lié à la Bibli avec moi.
Il faut prendre une décision.
Sauvés par la Gazette.
"Un fantôme dans une reconstitution de la guerre de Sécession."
- Cool ! - Non, c'est pas cool.
Cette guerre entache l'histoire américaine.
Regardez, un petit musée !
La ville s'appelle Discorde. On y va !
Je reste ici avec Jenkins pour faire des recherches.
Fausse alerte.
Ce n'était en fait qu'un rot.
On en apprend tous les jours.
Jenkins, activez la Porte ! Destination : Discorde.
- Cassandra, tu es sûre ? - Certaine. Regarde ce sourire.
Soyez prudents.
Jenkins, il faut qu'on parle.
Discorde, c'est un nom bien choisi
pour une ville ayant connu cette guerre.
Autrefois, elle s'appelait Concorde.
On l'a renommée suite à la rivalité entre 2 frères,
Carlton et Uriah Loveday.
Ils ont chacun rejoint un camp pendant la guerre.
Ils rigolent pas avec le côté ville divisée ici.
C'est le moins qu'on puisse dire. Regardez ça !
C'est pas n'importe quelle ligne. C'est la ligne de démarcation.
Le frontière entre le Nord et le Sud
passait pile au milieu de la ville.
Eh, regardez ça ! Je suis mi-Confédéré, mi-Yankee !
Bon, nous sommes ici.
Donc le centre est par là, et le musée, là-haut.
- Commençons par le musée. - Pourquoi ?
Il a l'air top.
Et puis, il y aura une boutique de souvenirs.
Après des années de reconstitutions, pourquoi ce fantôme
se manifeste maintenant ?
Les fantômes, c'est du réchauffé. Pourquoi pas un voyageur temporel,
un hologramme ou un canular d'étudiants ?
Depuis longtemps, on a des témoignages crédibles.
L'année dernière, 13 cas ont été prouvés rien qu'à Chicago.
Le musée Loveday. Sûrement là où vivaient les frères.
Ils ont dû sacrément se brouiller pour diviser la maison en deux.
Selon Lincoln, "une maison divisée ne peut..." Oh, la boutique !
Tu as enfin ta carte de séjour ?
Le chic ironique. Super branchouille.
Ne vole pas dans un musée, Jones !
Je laisse de quoi la payer. Attitude digne d'un Bibliothécaire.
Veuillez prendre place. Nous allons débuter
notre communiqué de presse.
Je m'appelle Janet Hedge.
Je suis la fondatrice et la conservatrice du musée.
Comme vous devez le savoir,
les frères Loveday ont chacun rejoint un camp,
et sont devenus ennemis.
Cela brisa le coeur de leur mère, Beatrice,
qui, sur son lit de mort, sépara son médaillon
contenant les photos de ses fils en deux.
Elle légua une moitié du coeur à chacun des deux frères,
les suppliant de se réconcilier.
Malheureusement, cela n'arriva jamais.
Lors de la bataille de la vallée de Concorde,
les frères Loveday s'entretuèrent.
Il y a 10 ans, mon équipe et moi avons exhumé leurs corps,
retrouvés sur le champ de bataille.
La moitié du médaillon de Carlton a été découverte sur lui,
et fait, depuis, partie de ce musée.
Celle d'Uriah n'a jamais été retrouvée.
Jusqu'à aujourd'hui !
J'ai le plaisir de vous annoncer que cette semaine,
on a retrouvé l'autre moitié du médaillon.
Pour fêter cet événement,
nous réunirons les 2 parties lors d'une cérémonie exceptionnelle
qui lancera la fête commémorative de cette année.
Tu te demandais pourquoi le fantôme était apparu ?
Je parie que ça a un rapport avec la découverte du médaillon.
Ca envoie des signaux hyper puissants.
Pas de doute, c'est l'artefact.
Avez-vous des questions ?
Si en déterrant ça,
un fantôme est apparu, imaginez s'ils rassemblent les 2 morceaux.
On veut tous faire partie de l'Histoire.
Quand le médaillon sera reformé, on vivra un moment historique.
Merci de citer cette phrase telle quelle.
Question suivante ?
Eve Baird, du Réseau d'infos en ligne de l'Annexe.
Je ne connais pas votre média.
Comment avez-vous fait cette découverte ?
Par hasard.
Lors de fouilles sur le site de la bataille de la vallée.
Simple coup de chance ?
J'aimerais pouvoir me targuer d'un plus grand talent, mais oui.
Ca tombe à pic.
Je le répète, c'était le hasard. Au suivant.
Ezekiel Jones, Revue de l'Annexe.
Un commentaire sur le fantôme aperçu récemment ?
Evidemment, de l'intox.
Mais toute histoire faisant parler des frères Loveday...
Fait vendre plus d'entrées pour votre fête.
J'allais dire : "Attire l'attention sur notre histoire".
- Oui, Monsieur... ? - Stone.
Jacob Stone.
Du Nouvel Annexiateur.
Que pouvez-vous nous dire sur la ligne qui traverse la ville ?
Elle est là depuis que notre fête commémorative existe.
Elle fait partie de l'histoire de notre ville.
Il s'agit d'une fausse composante de son histoire ?
"Fausse" est un peu fort.
On ne peut pas réinventer le passé pour satisfaire notre présent.
C'est la métaphore d'une nation divisée.
Ce sera tout pour les questions. Merci beaucoup.
Pas de lignes telluriques.
Comment expliquer que 2 moitiés de médaillon deviennent magiques ?
J'ai une idée.
Cette ville entière repose sur la légende des frères Loveday
et sur leur haine réciproque.
On a même changé son nom à cause de ça.
Ce médaillon est un symbole de l'histoire locale.
Les symboles gagnent en puissance si on leur donne de l'importance.
Comme pour les objets de culte.
Mais cet objet est alimenté par la haine de ces 2 frères
irréconciliables à jamais.
Si on réunit malgré eux les 2 parties du médaillon,
- que se passera-t-il ? - Ca va être craignos.
On a intérêt à résoudre cette histoire d'ici demain.
Ou je pourrais le voler.
T'emballe pas, Jones. On va parler à la conservatrice.
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