Die ersten 200 Zeilen.
On s'amusait bien à Paris. 30 ans que j'attendais ça.
Et puis, on se tire en province! - Oh bah! 24 heures, t'exagères!
Je ne peux quand même pas t'emmener tous les soirs à l'Odéon.
C'est pas commode avec ton arthrite! - Et ma valoche, dis!
Elle est en bas, dans la voiture.
Comme d'habitude, papa? - Comme d'habitude, mon grand!
Ready! - You hou! Youpie!
Youpie! - Freine, freine! Attention! Et hop!
Ouf!
Et hop là!
T'as promis de venir me chercher, parce que dans 24 heures, j'aurai soupé...
d'Auxerre! lls me font chier, les Buteaux. - Oh! Pas les petits Buteaux.
Ils sont gentils, les petits Buteaux. - Ils me font chier aussi.
Oh! ce que tu peux dire comme gros mots!
Là, allez, bouge pas! - Oh, y a pas de danger!
Et voilà, là!
Saloperie de siège, cette mécanique qui se déglingue tout le temps alors!
Allez là!
T'as encore trop mangé toi, hein!
Attention à tes petites jambes, et voilà.
Jean-Philippe Duroc du Barreau de Paris. Je viens voir mon client Martial Gaulard.
Bien. Merci.
Merci. Il n'est plus dans la même cellule! - Non, quartier des condamnés à mort.
Ici aussi, à Lyon, ça... vous entendez?
C'est un univers qui s'écroule. - Ben, vôtre, on s'en passerait bien.
Par ici. - Comment il va, Gaulard?
Ça va. - Il est nerveux?
Dame, mettez-vous à sa place?
Il parle de moi quelquefois? - Non.
Enfin, si... en dormant, parfois, il dit des trucs.
Ah. Et qu'est-ce qu'il dit? - Hein?
J'dis qu'est-ce qu'il dit? - Abruti, dégénéré, crétin d'avocat.
Tiens donc! - Et parfois, il étrangle son traversin.
C'est là. Je vous ouvre? - Non, je, je, je préfère lui parler...
au travers du guichet. - D'accord.
Martial Gaulard, j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
Votre pourvoi en cassation a été rejeté. Mais, mais!
Hé! Mais il nous reste le recours en grâce.
La grâce présidentielle. Qu'est-ce que j'en ai fait?
Et vous savez avec qui j'ai rendez-vous après-demain à votre sujet?
Le Général de Gaulle!
Oh! maître, maître! Voyou, bandit, salopard!
Tu vas voir ce que ça te coûtera! - Qu'est-ce que tu veux que ça me coûte?
Je suis condamné à mort, on va pas me couper la tête 2 fois!
Allo! Oui, tout de suite.
Allez, venez vite, relevez-vous. Dépêchez-vous, allez. Oh, oh!
Hé, ouvrez-moi! Me laissez pas tomber!
Merci Loulou.
Où sont les clés? - A l'intérieur, c'est Dupuy qui les a.
Grenades, masques à gaz
A l'aide! Cet homme est blessé!
Non assistance en... à l'aide.
Ne tirez pas. Vous vous mettez dans un très mauvais cas.
Sil vous plaît messieurs! - Qu'est-ce que vous attendez?
Vous l'ouvrez, cette porte?
Je m'excuse... - Au revoir, messieurs.
Ne partez pas. Je vous défendrai. Ils n'ont pas le droit de tirer!
C'est ma voiture, ça? Arrêtez, arrêtez-vous Gaulard.
Vous vous mettez dans un très mauvais cas!
Gaulard, je vous en conjure!
Oh la vache!
Vous êtes innocent Gaulard, je le sais. Ne vous conduisez pas comme un coupable.
Je suis votre avocat, je vous protègerai malgré vous, rentrons à la prison.
J'expliquerai tout au directeur, c'est la deuxième à gauche!
Oh, oh non!
J'ai dit stop, j'ai dit stop. La vache, oh!
Barre-toi la glu, descends de là. C'est toi qui m'as fait condamner!
Oh! Puis tu m' les brises!
Plus fort! - Jean-Philippe Duroc a le crâne fracturé.
Il est certain que Me Duroc, dont les idées gauchistes...
Ah, parce que t'es gauchiste en plus. ...est l'instigateur de la mutineri...
qui a éclaté ce soir à la prison. - Mais ils sont fous, c'est pas vrai.
...dit Rudy le Rouge. Duroc, après avoir grièvement blessé le gardien Dupuy,
est parvenu à faire évader sont client... - Arrêtez, il faut que je leur explique.
Parce que tu crois qu'ils te croiront?
Nom de Dieu, vise.
Pardonnez-moi, Mademoiselle, de me présenter dans cette tenue.
C'est combien? - 100 francs.
100 balles. - 100 francs, c'est beaucoup trop cher.
De quoi tu te mêles? - De quoi je me mêle, c'est mon argent!
Moi, ça fait un an que, alors tu remontes là-dedans. Prends le volant.
On va à l'hôtel, c'est plus confortable. - Je suis désolé, je peux pas m'attarder.
Tu montes derrière, allez, hop!
C'est ma voiture. Ma voiture c'est pas une garçonnière, où vous croyez-vous?
Oh, pas dans ma voiture! - Allez, roule, démarre!
C'est eux, allez, demi-tour, vite!
Ici, Rocheteau. Suspects repérés. On leur file le train. Terminé.
Les flics! Accélère, bon Dieu! - Je ne peux pas. Je suis à fond!
C'est sûr, ils vont nous rattraper! - Non, ils ne nous rattraperont pas!
Dis donc, toi, t'as des belles doudounes.
Abruti, crétin, andouille! - Tu veux mon poing sur la gueule?
Non, mais c'est pas vrai.
Mais c'est pas vrai.
Excusez-moi, Madame.
Qu'est-ce que c'est que ce travail? Ah!
Un léger accrochage, un point c'est tout. Je les ai perdus.
Ça arrive, non? Il me faut des barrages sur une périphérie de 50 kilomètres.
Les manifs, j'en ai ras le bol! On ne peut quand même pas laisser le pays...
aux mains des truands
Qu'est-ce qu'on en fait? - Emballez-moi ça! Nom de Dieu!
Allez, basta, roule, on y va.
Allez! - Oui, ben c'est...
Allez, mais allez.
Oh! Je me barre. - Je ne vais pas abandonner ma voiture.
Oh! Mais attendez-moi.
Je ne vais pas abandonner ma voiture.
Tu mériterais que je te vire là. - Ça va, virez-moi.
Vous irez pas loin avec votre camion volé. - J'rentre à Paris directement.
Alors fous-moi la paix avec ton vieux! - Mon père est malade, il a 76 ans.
Je le vois d'ici, bon chic, bon genre avec des petites vouclettes comme ça.
Ouais, ouais, une gueule de con, oui comme tous les grands bourgeois.
Mon père a travaillé toute sa vie pour faire de moi ce que je suis.
Ah nous y voilà, le mec parti de rien pour arriver à pas grand chose.
Ça m'étonne pas que tu sois de gauche!
Votre gueule, Gaulard, ma vie vous la connaissez pas, moi je connais la vôtre.
J'ai planché en étudiant votre dossier, un monument d'excuses et de faux prétextes,
le numéro larmoyant du pauv' type né en Indochine, victime de la société:
Algérie, Haschish, H.L.M., ça fait chier... souder... suer.
D'abord, enlève-la, ta robe, elle me rappelle de mauvais souvenirs!
Non, j'ai froid.
J'ai eu froid toute la nuit dans ce hangar. Rendez-moi mon pantalon!
Enlève-la, je te dis! Tape pas comme ça, tu vas te faire mal.
Vous vous vous êtes un type infect, Gaulard,
Et co... com... comme tous les truands, vous êtes lâche.
Pourquoi tu bégaies, t'es pas en train de plaider.
Où allez-vous? - Téléphoner.
Ah, oui, votre Chinoise. - Elle est à moitié Viet.
Alors, c'est quoi le numéro de ton père? - 28.30 à Auxerre.
Vous me ramènerez bien un petit café?
M'sieurs dames. - Bonjour.
Je peux téléphoner? - A Mâcon?
Non, à Paris et après Auxerre. - Patron, un Ricard!
Et deux cafés, s'il vous plaît.
Allô, je voudrais Médicis 41. 17 à Paris, s'il vous plaît.
Téléphone.
Allô?
Oui, ne quittez pas. Bach-Yen! - Oui, maman.
Téléphone. - Qui est-ce?
Je ne sais pas. - Allô?
C'est toi, Blanche-Hirondelle? - Martial, mais où es-tu?
Je me suis tiré!
Formidable non!
Mais qu'est-ce qu'il fout?
Ouf, la vache!
Brigadier! - Oui? Qu'est-ce qu'il y a?
Un tel camion a été volé près de Caluire. - La plaque est pleine de boue,
on ne voit rien. Allons jeter un coup d'oeil.
Je t'aime, j'ai envie de toi. - Moi aussi j'ai envie de toi.
J'ai envie de te voir.
Martial! Pst!
A quelle heure arrives-tu? - Si tout va bien, je serai là ce soir.
Essuyez-moi ça.
C'est ça, c'est le même numéro.
Oh! Jean-Philippe, attends-moi, je suis là.
Mais qu'est-ce?
Hé, ouvre!
Arrête.
Arrête!
Martial! Martial! C'est pas possible, Martial, Martial...
Au secours, au secours, stop, stop, Martial, au secours.
Ah! Qu'est-ce que...
Ne recommence jamais ça. - Ben quoi, quoi qu'est-ce que j'ai fait.
Que tu te barres, mais le camion... - Oh, un hélicoptère!
Merde, un hélicoptère, oh un hélicoptère, viens!
Un quoi? - Là, là.
Tu peux monter. Ferme la porte.
Allez, monte, monte!
Suivez, suivez-les, nom de Dieu, on va les perdre.
Hé, ils s'éloignent. - Viens, on se tire par là.
Te mets pas derrière moi. - Oh!
Chut! La chaîne. - Hein!
La chaîne. Monte, monte, allez!
Tenez, attrapez ça! - Attention, y a votre grâce dedans!
Merde, ma grâce est tombée, à l'eau, dis donc. Allez, nom de Dieu! Passe là.
Vous avez la grâce? Ben, passez-la moi!
Oh! c'est pas trop mouillé!
C'est ça, la grâce présidentielle? - Oui.
S'il signe là, vous oh! Mais s'il signe ici...
Fais voir c'truc-là!
"Décret: Le Président de la République, vu la Loi constitutionnelle...
du 4 octobre 1958 décrète:
la peine de mort est commuée en celle de réclusion criminelle à perpétuité.
Le Président de la République... bla, bla, bla, bla... décide...
de laisser la justice suivre son cours." Tuera, tuera pas quoi.
Rayez la mention inutile! - Moi, je suis contre la peine de mort!
Ouais, moi je suis pour. - Mais vous êtes fou.
Vous avez déjà vu une exécution capitale? - Non.
Mais c'est monstrueux!
Le petit matin blême le type qu'on réveille pour lui raser la nuque,
le verre de rhum, la cigarette... - Ouais, arrête. T'es pas très délicat.
Oh! Pardon Gaulard. Excusez-moi.
Je vais te dire un truc, moi! Le mec qu'a dessoudé le comptable...
C'était vraiment pas vous? - Je te jure! Eh bien, ce type-là,
qui a laissé condamner un innocent à sa place, si je le chope,
crois-moi que je lui fais la peau! - Bien sûr, la loi du milieu,
les règlements de compte, la vendetta. - Le seul moyen de tranquilliser les gens.
Regarde ce qui se sasse actuellement, ces petits cons sur leurs barricades,
moi j'te les enverrais les chars, et tu verrais que...
Vous savez ce que vous êtes, Gaulard? Un para facho qui a raté sa vocation.
Ah ouais, c'était quoi ma vocation? - D'être flic!
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