Die ersten 200 Zeilen.
T'imagines tous les gens qu'il y a là-dedans ?
Réveille-toi.
- Moi ? - Oui, toi.
Pourquoi moi ?
Pourquoi pas toi ? Je me suis bien réveillée, moi.
- Toi, d'accord, mais pas moi. - Ah oui ? Et pourquoi ?
J'aime pas être seul.
Ben, t'es pas le seul.
Active ! Habille-toi.
Et descends la poubelle en partant.
Et voilà : poubelle, métro, boulot.
Il peut pas faire comme tout le monde !
Je fais comme tout le monde.
- Je travaille, moi. - Moi aussi, je travaille.
Vous courez souvent par ici ?
Mademoiselle ?
C'est pas à toi, ça !
Il est marié, mademoiselle.
Regardez, il y a Roger.
Tu vas où ? Tu vas à la noce ?
Lâchez-moi. Je suis comme d'habitude.
Hé, Roger ! Va bosser, fainéant !
Ta gueule, Lucien.
Ils ont pas intérêt à pousser mamie dans les orties.
Ça, je te fais confiance.
Regarde, il y a Martin.
Pourquoi je me tiens sur la plateforme ?
Et tu crois qu'il laisserait sa place !
Merci.
Vous êtes mariée ?
Non. C'est beaucoup plus compliqué.
D'abord, il a fallu qu'il m'enlève à ma famille.
Faut voir la gueule des ballots
Quand ils vont au boulot
Que je te prends mon petit métro
Que je te ferme ma petite gueule
Bon. Eh bien, alors...
- Bonne journée, madame Yvonne. - De même, monsieur Martin.
Vous aussi, madame...
Micheline.
C'est ça.
Tu parles !
- M. Pizzutti, on arrive en taxi ? - J'ai cassé mes patins à roulettes.
- Bonjour. - Bonjour.
J'ai pas envie d'y aller.
Bonjour, Véronique. Tu me fais la bise ?
- Elle nous fait pas la bise, à nous. - On n'est pas démonstratrices.
Vous êtes un peu dures.
- Tu la connais pas. - Une fille que je connais pas ?
Quel tombeur, celui-là !
Bon. On y va ?
- Coquine. - À tout à l'heure.
Bonjour, Hubert. Tu me fais pas la bise ?
Tu feras la bise à celui-là.
Je prends un exemple : la julienne de légumes.
Les ingrédients, vous les connaissez. Tomates, carottes, persil, oignon...
Une simple pression du doigt suffit.
Ce que vous obtenez, ce n'est pas un mélange,
ce n'est pas une ratatouille, ni une ragougnasse,
c'est un nectar
dans lequel vous retrouvez le goût des ingrédients.
Si tu restais moins derrière, ce serait plus facile.
- Je mets la barrette et j'y vais. - D'accord.
Ça y est ? Attends, excuse-moi.
J'ai les cheveux plats. Ça m'énerve !
Excuse-moi, Isabelle. Juste 30 secondes.
Je peux pas me permettre d'être en retard.
- Nous, on peut ? - Vous l'êtes assez souvent. Enfin...
Allez. Au revoir, les filles. Merci.
Super pétasse.
Hé, la tortue ! Tu mets le turbo, il y a des clients.
Allez, s'il te plaît.
- Il est bien, celui-là ? - Ça dépend pour quoi.
Planter des clous.
Évidemment. Mais quel genre ?
Je sais pas, moi. Des clous.
On a des marteaux de tapissier, marteaux de vitrier,
on a des massettes, manche en bois, en caoutchouc...
- Ça dépend de l'usage. - Moi, c'est pour tout.
Ben, prenez-les tous.
- Je vais réfléchir, monsieur. - D'accord. Oui, c'est ça.
- Mademoiselle, s'il vous plaît ? - Oui, madame.
C'est la rentrée.
Profitez de nos promotions sur les collections d'automne.
- Où sont les imperméables ? - Vous montez au 2e étage, à gauche.
Le client est roi.
Et le client, c'est vous, c'est moi, c'est tout le monde.
Tout le monde est roi.
- Totalement. - Aux Grandes Galeries,
la nouveauté, c'est pas du neuf. Le moderne est une vieille tradition.
Cette année, il nous faut profiter de notre centenaire
pour rajeunir radicalement.
Totalement.
Pour réussir, je veux réunir,
je veux fédérer, associer,
je veux rassembler toutes les énergies de tout le personnel.
Une stratégie globale contre l'éparpillement,
l'émiettement,
la division.
En un mot : la dispersion.
C'est très bien, monsieur Lepetit.
Nous vous confions la gestion de cette entreprise.
Rassemblez nos employés.
Si dans 1 an, la situation n'est pas rétablie,
nous serons obligés de fermer les Grandes Galeries.
Et licencier... totalement.
Tenez, monsieur le directeur. Voici la liste.
Alors tout est bien divisé.
En désordre, par étage, vous avez là-bas l'ameublement,
au 3e étage, vous avez...
la table, tout ce qui concerne...
le ménager, l'électroménager.
Là, vous avez le prêt-à-porter, la chaussure,
et en dessous, vous avez la parfumerie.
- Là-bas, la peinture. - Une seconde, monsieur !
Mais dites donc !
Ils ont une place, les pots de peinture !
C'est encore Yvonne qui va ranger tout ça.
Les bas.
Le rayon sport.
Le rayon jouets.
- On en commande 500. - "500" ?
- Non. 1 000 ! - "1 000" ?
Mettez 150. Cette année, les nounours,
non.
La haute couture.
Au rez-de-chaussée, on me dit au 5e, au 5e, on me dit d'aller au 2e.
Oui, je sais. Mais on ne sait plus où c'est.
La musique est là-haut.
Je ne peux pas vous la vendre, je m'en sers pour mes compositions.
J'y suis habitué, maintenant.
Prenez l'autre. Elle est moins bien, mais moins chère.
En dessous, le bricolage. Veuillez me suivre, s'il vous plaît.
Voilà le restaurant du personnel.
Une tradition qui remonte à la fondation du magasin.
Aujourd'hui, les jeunes n'y vont plus.
Mlle Crécelle, qui les dirige, part à la retraite.
Entre nous, c'est un peu ridicule.
Non. Attendez une seconde.
C'est très beau. C'est très important.
Il y a un groupe.
Il y a un groupe.
Il faudrait relancer ce genre d'activité.
Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
Ça dérange quelqu'un si on arrête la musique ?
Vous pouvez arrêter la guimauve ?
La musique, quoi.
Ça gonfle tout le monde.
Merci.
Ben voilà.
Ils mettent des musiques pour détendre, moi, ça m'énerve.
La première chose qu'il faut apprendre ici, c'est la géographie.
Nous allons là.
Vous... Vous savez où... Vous savez où nous allons, là ?
J'ai l'impression qu'on est repassés déjà, là.
Vous savez, c'est un patchwork d'architecture.
Ah, monsieur Lefèvre !
M. Lepetit, voici notre responsable du comité d'entreprise.
Enchanté.
Le bureau de Mme Dujardin, par ici ?
C'est plus pratique par là.
La première chose qu'il faut apprendre ici, c'est la géographie.
M. Roger Blanchard est demandé au bureau de Mme Dujardin.
M. Roger Blanchard.
C'est moi.
Vous pouvez me garder ça ?
Merci.
Si je reviens pas, donnez-le à un chômeur.
Vous n'avez travaillé qu'en intérim ?
Oui.
C'est mon genre.
Je tiens pas en place. Il faut toujours que je change.
Mais j'ai changé. J'ai décidé d'essayer de me fixer.
Voici Mme Dujardin,
responsable de la formation et de la répartition du personnel.
Faites comme si nous n'étions pas là.
Eh bien, comme je vous le disais,
l'instabilité n'est pas de mise à l'intérieur du personnel.
Mais je pense qu'un poste pourrait vous convenir,
plus particulièrement à votre profil, enfin, à votre background,
si vous voulez.
Il s'agit d'un poste de remplacement
que nous appelons ici vendeur polyvalent.
Chaque matin, vous viendrez au bureau
pour un briefing, et ensuite,
vous serez affecté pour remplacer tel ou tel personnel manquant.
Il s'agit donc d'un poste de... remplacement,
qui vous permettra de remplacer le personnel manquant et...
Alors qui dit pluridisciplinarité dit plus de discipline,
donc il va falloir être extrêmement actif
sur la rapidité d'exécution.
- Vous me suivez ? - Oui.
Je crois qu'il faudra un certain temps
pour apprécier la géographie du magasin.
Ce sera la principale difficulté.
Avez-vous demandé à Monsieur ce qui le motive à travailler ici ?
Non. Je comptais le faire.
Ce qui me motive, c'est le prix de mon loyer.
L'entreprise, qu'est-ce que ça éveille en vous ?
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