Die ersten 153 Zeilen.
- C'est quoi, ce machin jaune ? - Quoi, ça ?
- Oui. - Une grue. Viens, on traverse.
Viens ! Dépêche-toi.
C'est une grue mobile.
Pour le tramway.
Viens, viens.
Tu vas te salir.
Attends, donne-moi la glace.
Fais plutôt comme ça.
Regarde, mange d'abord le bout.
Comme ça.
Maintenant, mange le reste.
Tiens-la bien haut.
- Ça te plaît ? - Oui.
Garde-la en hauteur.
Allez.
Je mange tout.
Attention au trottoir.
Comme ça, bravo.
Les mains d'abord.
Bien, bien.
Comment les gens ont appris que l'eau s'appelait "eau" ?
De leur maman ou leur papa.
Mais qui a dit la toute première fois le mot "eau" ?
- Les Romains, je crois. - Qui ?
Les arrière-arrière-grands-parents de mamie.
- Ils ont inventé "eau" ? - Ils l'ont appelée "aqua".
Ne dis pas que tu as mangé des sucreries.
D'accord. Comment ils appelaient une armoire ?
Blabla-armoire !
Ils parlaient vite.
Je vais fumer vite fait.
Comment ils disaient "Alexandra" ?
"Alexandra", c'est le nom que maman et moi avons choisi.
Viens.
"Alexandra" te va bien.
- Tu préfères "Georgeta" ? - Non.
Très bien. Viens.
Papa, regarde !
Tu es très forte.
J'appelle l'ascenseur.
- Il ne marche pas ? Encore ? - Non.
On monte à pied.
Bonsoir.
Monsieur Tavi, ça va bien ?
Ça va, oui. Et toi ?
Je vais à l'hôpital.
C'est grave ?
Ma sœur a une discopathie. Ça va aller.
Regarde, papa, je peux faire ça.
Sors vite de là.
Sors.
Ne fais plus ça.
J'en peux plus, tu me portes ?
Non.
S'il te plaît, porte-moi comme un sac à patate !
Baisse bien la tête.
- Pourquoi tu t'appelles Tavi ? - Ça vient d'Octavian.
Mes parents ont choisi ce nom. Mamie.
Ah, mamie !
- Bonjour. - Ah, c'est vous.
Je pensais que c'était César. Tu vas bien, chérie ?
- Bonjour ! - Mon vélo est cassé.
Comment ça ?
Une roue est tombée.
Non, c'est la pédale qui s'est dévissée.
Tu vas le réparer, hein ?
Tout de suite.
Enlève tes chaussures d'abord.
On va enlever les chaussures. C'était bien, le parc ?
Oui.
- Tu t'es bien amusée ? - Oui.
Viens manger.
On va d'abord laver les mains.
Mes mains sont propres.
Encore des tatouages !
Ça partira.
On va te changer.
Je préfère le lait de Fulga et le chocolat de Milka.
La vache Milka a du chocolat au lait.
Milka était dans le parc ? Elle est grande ?
Non, c'était Fulga.
On va nourrir ton bébé.
Oui.
Ita, où est la boîte à outils ?
Peut-être dans la nouvelle armoire
ou dans la voiture de César.
Bien.
Ça va ?
- Oui, j'ai bientôt fini. - D'accord.
Samedi prochain, Alexandra aura son cours de piano.
Samedi ?
Madame Ivanov a un concert vendredi.
- Je ne suis pas d'accord. - Je n'ai pas le choix.
Le samedi est mon jour avec elle.
- Tu peux l'amener au cours. - Non.
- Non ? - C'est mon temps à moi.
C'est son temps à elle, il lui faut des cours.
Tu as choisi exprès le samedi, c'est du sabotage.
La prof ne peut que samedi.
On doit faire le mieux pour son enfant.
Passer du temps avec son père est essentiel.
Alexandra ne dit plus "papa".
Je ne comprends pas.
Alexandra m'a demandé pourquoi je m'appelle Tavi.
Elle a même répété la question.
- Et alors ? - C'est honteux !
Déshabituer ma fille de m'appeler "papa" !
Tu as un problème, toi. C'est un enfant.
- Oui, le mien. - Hélas.
- N'en parlons pas. - Et alors ?
Elle est curieuse, elle pose des questions.
Laisse tomber ces explications à la con.
Ça ne marche pas.
Je pense que quelqu'un l'influence,
quelqu'un qui a intérêt à l'éloigner de moi.
Écoute.
Ce n'est ni moi ni César.
Très bien.
- Parole d'honneur. - Très bien.
Samedi à 9 h, je prendrai la petite.
- Et tu l'emmèneras au piano. - Je fais ce que je veux.
C'est fini les ordres, Mme Ceausescu.
Le piano est très important. Et ce n'est pas ton argent.
Ah bon ? C'est moi qui paie l'école.
Alexandra vient avec moi samedi. Point.
Tu es incroyable !
Et si je ne te la laissais pas ?
Quand elle est malade, c'est légal de la garder.
- C'est un complot ou quoi ? - Mon vélo est réparé ?
- Tu es parano. - Ne dis pas ça devant elle.
- C'est quoi, parano ? - Bravo !
Tu as fini de manger ?
- Mais mon vélo ! - Attends, chérie.
Viens finir ton repas tout de suite !
Putain de bordel de merde !
Tu fais chier, connasse ! Tiens !
Chienne !
Enfoirée !
Je t'emmerde, salope !
Tu fais chier !
Tavi, si tu as faim, on a du sauté de carottes.
Non, merci.
- Tout va bien ? - Oui.
- Ça va, le boulot ? - Oui.
Toujours brancher, débrancher...
- Tu as l'air abattu. - Je le suis.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Comment ne pas être abattu ?
Iulia veut m'éloigner de la petite.
- Comment ça ? - Elle lui a appris
à ne plus m'appeler "papa",
à m'appeler "Tavi" au lieu de "tati".
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