Die ersten 200 Zeilen.
Elle arrive !
EN 1557, MARIE, REINE DES ÉCOSSAIS, VIT CACHÉE EN FRANCE,
PAR SÉCURITÉ, DANS UN COUVENT, DEPUIS L'ÂGE DE 9 ANS.
FIANCÉE DEPUIS SON ENFANCE AU FUTUR ROI DE FRANCE,
ELLE ATTEND DE FAIRE SON RETOUR À LA COUR...
Sauvez Marie !
Emportez ce plat !
Vous devez partir immédiatement. C'était une tentative d'assassinat.
- On vous a presque empoisonnée. - Qui ?
Sûrement des agents du royaume protestant d'Angleterre.
Ils seront capturés et punis.
- Pauvre sœur Hélène. J'ignorais... - Qu'elle était votre goûteuse ?
Pour éviter un empoisonnement, on goûte tous vos repas
depuis votre plus tendre enfance.
Marie, vous êtes la reine d'Écosse.
Je ne sais pas si je suis prête.
Prête à partir ou à épouser le roi de France ?
Les deux.
J'aurais voulu retourner en Écosse une dernière fois.
Vos amies écossaises vous rejoindront.
Des amies d'enfance. Vous serez plus en sécurité à la cour de France.
Vous êtes presque une femme. François est presque un homme.
Le moment est venu.
Vous épouserez bientôt le jeune François
pour votre foi, pour votre peuple,
pour l'Écosse.
Il vous aimera.
Je ne suis pas sûre que ça compte.
Ça compte pour vous.
Marie...
Rose.
Faites attention. Il y a des fantômes là-bas.
Au château ?
Il paraît qu'ils hantent les grandes salles.
Ce sont des âmes torturées.
Une fille au visage ravagé.
Elle le dissimule.
J'ai visité la cour de France à ton âge.
Je n'ai pas vu de fantômes.
Mais ils vous ont peut-être vue...
Votre grâce.
COUR DU ROI DE FRANCE
Sébastien.
François, on vous cherchait partout.
- Je vous cherchais aussi. - Je chevauchais.
Vraiment ? Qui ?
Sébastien, quelle est l'humeur ?
L'humeur de notre père ou l'humeur en général ?
Les deux sont tendues.
- Le mariage de votre sœur... - Votre mère est ici ?
Non, seule la famille royale et ses valets sont admis.
Mais votre mère est en pleine forme. Que Dieu vous vienne en aide.
Je peux y aller, maintenant que vous êtes ici.
Fichu veinard.
- Il faut protéger Marie. La cacher. - C'est toi qui le dis.
Tu as insisté pour qu'on l'éduque dans un couvent,
tout simplement parce qu'elle t'agaçait.
L'arrivée de Marie éclipse déjà le mariage de notre fille.
C'est l'occasion parfaite de montrer notre alliance avec l'Écosse.
La moitié des rois d'Europe mangeront dans notre auge.
Trop d'alliances peuvent affaiblir un roi.
Alors pourquoi vendre notre fille à l'Espagne ?
Vous avez besoin de moi, il paraît.
Sinon, je peux aussi revenir le jour de mon mariage...
Vous avez choisi ma femme. La date aussi peut-être ?
La date, c'est moi qui la fixerai.
Sinon, l'Angleterre se retournera contre nous.
Elle est en route.
Vous parlez de Marie Stuart. J'ai entendu.
Tu n'as pas l'air enthousiaste. Vous étiez camarades de jeu.
Elle avait des jambes squelettiques.
Il lui manquait une dent. Elle était têtue.
Elle doit avoir ses dents d'adulte.
Elle est têtue ? Ignore ses opinions.
Pas vrai, Catherine ?
Ses suivantes sont en route elles aussi.
Trois sont nobles. La quatrième est immensément riche.
Tout à fait ton genre.
Au moins, ta fiancée a un pays et une armée si nécessaire.
Je suis née sans couronne,
mais ce pays a besoin de mon argent.
Laisse-le parler comme un roi.
C'est moi qui déciderai à quelle date tu te marieras.
Je suis de ton côté, comme toujours.
Je sais.
C'est dégoûtant.
Là où ça ira, il ne sentira rien
Sauf si c'est un très bon mari.
On peut toujours rêver.
Vous voulez qu'Elizabeth ait des enfants...
Aussitôt que possible. Sinon, à quoi sert une épouse ?
Et mon fils, François ?
Qu'est-ce que vos visions révèlent sur son avenir ?
Dites-moi, Nostradamus, que voyez-vous ?
J'ai vu des images fugitives, mais ce n'est pas clair.
Essayez peut-être des questions plus précises.
Est-ce qu'il l'aimera ?
Est-ce qu'elle l'aimera ?
Comment contrôler une belle-fille qui est reine de droit ?
C'est ce qui vous dérange ? Son pouvoir ?
Ou bien est-ce sa jeunesse et sa beauté ?
Je viens d'avoir une vision.
Je vous ai vu décapité. À ma demande.
Je vous dis ça par gratitude. Parce qu'on partage des secrets.
Soyez patiente. Les réponses viendront.
Elle arrive.
Voilà Marie.
Vous nous avez tant manqué !
Kenna, Greer, Lola... Je suis si heureuse de vous voir.
Aylee, nous revoilà réunies.
Marie, vos cheveux.
Les nonnes ne vous ont rien appris ?
Greer, ça ne peut pas être juste des vêtements.
Il y a des bijoux et de l'argenterie aussi.
J'essaie de compenser mon manque de noblesse.
Regardez, les voilà.
Son Altesse royale, le roi Henri II.
Voilà le roi.
C'est le roi Henri, mais est-ce Catherine ?
Non, elle n'est pas encore arrivée.
C'est Diane de Poitiers, la maîtresse du roi.
Les rumeurs sont donc exactes.
Tu trouveras un mari ici plus facilement qu'elle.
La chasse sera amusante. Qu'en dis-tu ?
Compris. C'est le garçon d'Aberdeen.
- Colin a dit qu'il m'attendra. - Jusqu'à quand ?
On ne reviendra peut-être jamais en Écosse,
surtout si Marie règne ici.
"Si" ? Que veux-tu dire ?
On est ici pour soutenir les efforts de notre reine.
Les alliances peuvent changer.
Quoi qu'il arrive, Marie doit gagner le cœur du prince.
Sir François. Il est sublime.
Non, ce n'est pas François.
J'en suis certaine.
Alors ce doit être Sébastien, le bâtard du roi et de Diane.
Il paraît que le roi le préfère.
Sa Majesté, la reine Catherine !
- Je n'arrive pas à le croire. - Votre grâce.
- Non, appelez-moi Marie. - Moi, c'est François.
Le château semble plus grand. Est-ce possible ?
Et vous aussi, bien sûr.
- Est-ce une surprise ? - Non.
Vos jambes étaient toujours plus longues que les miennes.
Je détestais ça quand on était enfants.
Je vous pourchassais toujours. Mais maintenant...
Maintenant, ça vous va très bien.
Qu'y a-t-il ? Vous avez eu une vision.
C'est clair, désormais.
J'ai vu le futur de votre fils.
- Bienvenue. - Son union avec Marie.
Parlez.
Elle lui coûtera sa vie.
Vous êtes revenues à la cour à la demande de votre reine.
Vous êtes des femmes nobles, vous devez la conseiller
la préparer et veiller sur elle.
Au mariage de la princesse Elizabeth, comme à tous les événements,
vous devrez faire la connaissance, avec Marie,
de tous les dignitaires et membres de la famille royale.
L'une d'entre vous parle-t-elle italien ?
Moi, je crois.
Vous serez assise près du cousin du pape.
Il est édenté et parle très vite.
- Ces robes viennent de Paris ? - Oui, toutes.
Si Colin me voyait, il m'épouserait tout de suite.
J'ai l'air adulte maintenant. Comme nous toutes.
Vous savez ce que j'aimerais faire ? Explorer.
On n'est pas venues ici depuis notre enfance.
Le château a dû changer. Qui vient avec moi ?
- Moi ! - Allez-y. Je vous verrai plus tard.
Je veux aller voir quelque chose.
Françoise... C'est un nom de fille !
- Marie. - François.
- Je ne savais pas que vous... - Que faites-vous ici ?
J'explorais.
C'étaient mes appartements. Vous vous souvenez ?
Plus personne ne vient ici.
À part vous.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est à vous tout ça ?
Je fabrique des poignards et des épées.
- J'essaie d'apprendre un métier. - Forgeron ?
C'est devenu obligatoire pour les futurs rois ?
Présenté sous cet angle, ça peut sembler ridicule.
Non, je trouve ça formidable.
Mais vous avez fabriqué tout ça ? Pourquoi ?
Selon moi, tout homme, même un roi,
doit développer un talent.
Vous serez un grand roi un jour.
- Ça ne suffit pas ? - J'espère que ça suffira.
Mais je parlais d'un vrai talent.
Un talent que je n'ai pas reçu en héritage
et qu'on ne pourra pas m'enlever.
Mon frère... Mon demi-frère, Sébastien...
Il a tellement de talents.
Il apprend tout ce qu'il veut, il va où il veut.
Mon père le laisse faire.
Ils ne craignent pas autant sa mort,
donc ils le laissent vivre.
Parce qu'il ne sera jamais roi.
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