Die ersten 200 Zeilen.
Sous-titres de BuStEl, 2026.
BOULANGERIE-PÂTISSERIE de M. B. PERL.
Perl !
Perl !
Monsieur Perl !
- Qu'est-ce qu'il y a, militaire ? - Je suis le facteur, monsieur Norbert.
J'ai une lettre recommandée pour monsieur Perl.
Attendez une seconde, je vais prévenir ma cousine.
Juliette !
On a apporté une lettre recommandée pour ton mari.
- Bonjour, madame Perl. - Bonjour, facteur.
Monsieur Perl, le boulanger de Manat-sur-Loire, c'est ici ?
Et vous ne le savez pas ? Nous nous connaissons depuis 15 ans !
Quand il s'agit de lettres recommandées, je ne connais personne. C'est la règle !
Il faut signer. - Un instant, je n'ai pas de stylo.
- Et vous avez l'autorisation ? - L'autorisation ?
La lettre est adressée à monsieur Perl.
C'est monsieur Perl qui doit signer. À moins que vous n'ayez l'autorisation.
Calmez-vous, mon ami. J'ai toute autorité sur mon mari.
Sur le mari, je ne discute pas. Mais en ce qui concerne la poste, c'est autre chose.
Dites à Perl de passer à la poste. Voilà.
Il est en déplacement. Et une lettre recommandée, c'est toujours urgent !
Vous pouvez laisser cette lettre recommandée à madame Perl. J'en prends la responsabilité.
Je suis vraiment désolé, monsieur l'adjudant, mais j'obéis à la Poste.
Et non au ministère de la Guerre !
Malgré la casquette.
Bonne soirée à tous !
Sacré facteur ! Il ne pouvait pas m'appeler lieutenant ?
Mais qu'est-ce que ça peut être ? Peut-être quelque chose d'important ?
Peut-être, de la part du propriétaire ?
- Alors, la famille va bien ? - Oh, la famille...
Je n'entends que des engueulades et des sons de cor !
Quand un adjudant habite chez vous, vous pouvez vous l'imaginer ?!
- Eh oui, pas de chance. - Oui, pas de chance !
Je pensais que votre cousin était venu pour quelques jours ?
Moi aussi ! Pas du tout !
- Hé, mes grains de café ! - Oui, pardon.
Qu'est-ce que tu en fais ?
C'est pour l'odeur, je les mâche. Tu comprends ? Et tout est propre.
- Ah, c'est pour ta femme ! - Pour ma femme. Mettez tout sur mon compte.
Oui, mais faites plus attention, la liste s'allonge, monsieur Perl !
Comment ça ? J'ai payé samedi, non ?
Oui ! Mais votre cousin passe 2 ou 3 fois par jour. Et je lui sers à boire.
Oh, comme tout cela m'a fatigué !
Seule la mobilisation t'en débarrassera.
Non, sans rire, on m'emmènera avant.
Avec de la chance, je tomberai sous ses ordres.
Au service, il est sûrement une bête ! - Oui ! Ha ha.
Perl ! Si j'avais su, j'aurais apporté votre lettre ici.
Maintenant, elle est à la poste. - Et pourquoi ne l'avez-vous pas laissée à la maison ?
Parce qu'elle est recommandée. Et c'est vous qui devez signer,
pas votre femme et encore moins ce cousin adjudant à elle !
- Ils n'ont rien dit ? - Si. Surtout lui.
Et je l'ai remis à sa place, avec sa fierté africaine ! - Oh, merci, merci !
En Afrique, j'étais responsable de l'honneur de la section ! Aucune négligence !
Se tenir au garde-à-vous aussi bien devant un ami que devant un ennemi.
Sans tromperie, sans tricherie !
Et c'est bien ! Aujourd'hui, il y a tant de mensonges !
Devise des Romains : « Rien dans les mains, rien dans les poches ! ».
- Bravo ! Bonjour, madame. - Bonjour, monsieur Perl.
Bonjour.
Mon nouveau chocolat est bon ? - Eh bien oui, pas mal.
Seulement un peu farineux. Comme vos croissants du matin.
Je ne sais pas ce que vous leur avez fait... - Eh bien oui, il manquait du sel !
Très bien, capitaine, nous allons nous efforcer.
- Bonjour, mesdames et messieurs. - Bonjour, Lulu. Que veux-tu ?
Je veux une petite maison canadienne en pain d'épices.
Une petite maison de café canadienne ? Par ici, monsieur.
- Au revoir, monsieur Perl. - Au revoir, madame. Choisis !
Je veux plus de neige sur le toit.
Alors... celle-ci !
Tiens.
Tu paies en plus ! Formidable ! - Au revoir, mesdames et messieurs.
Dis, on va bientôt passer à table ? J'ai faim.
- Dans 10 minutes. - Très bien.
Tiens, 35.
Dis, à la poste, il y a une lettre recommandée pour toi.
D'accord. J'irai la chercher lundi, aujourd'hui il est déjà tard.
Tu sens quoi ? Tu as bu du café ?!
Moi ? Boire du café à cette heure-ci ? Tu es folle ?
Il n'en reste plus ! Tu n'as pas une cigarette pour moi ?
- Non, j'ai fumé la dernière. - Eh bien tant pis.
- Tu n'es pas obligé de fumer ! - Oh !
Dis, c'est quoi, cette lettre recommandée ? Tu as encore fait des bêtises ?
Encore ? Pourquoi encore ?
Les gens n'écrivent pas de lettres recommandées pour le plaisir, mon cher !
Visiblement, la raison est grave ! J'ai été coursier, moi, je sais !
Vous voyagez toujours pour la paix dans la famille.
- Donc, tu ne sais pas d'où vient cette lettre ? - Non.
Donc, tu reçois des lettres recommandées et tu ne sais même pas de qui elles viennent ?
- Non, figure-toi. - Incroyable !
Mais c'est vrai.
Mon cher Perl, 5 ans comme tirailleur en Afrique, ça ne vous ferait pas de mal !
Mon cher, des tirailleurs africains, j'en ai assez à la maison aussi. C'est la même chose.
- Pardon ? - C'est la même chose.
Ah, je comprends ! C'est une allusion ?
Dites donc que je suis de trop ici ! Oui, oui, dites-le !
- Mon cher, si vous insistez... - Bernard, attention !
je vais vous dire d'abord... - Norbert est de ma famille !
Et si tu es impoli avec lui, alors tu es aussi impoli avec moi !
De plus, Norber est ici - chez lui !
- Et moi alors chez qui suis-je ? - Ne me mets pas en colère !
Ton mari a la modeste fierté d’un boulanger,
et moi j’ai l’honneur d’un soldat !
Je ne permettrai pas qu’on m’appelle parasite et profiteur ! Je pars !
Tu vas immédiatement t’excuser auprès de lui !
Je le connais ! Dans 5 minutes il sera trop tard !
- Excellente idée ! On attend ? - Oh !
- Et on mange quand ? - Après !
Bonjour, madame.
Calme-toi, il ne voulait pas t’offenser !
Non ! J’ai été élevé à l’école de l’honneur ! Je ne parle pas à la légère !
Surtout quand il fait des allusions ! Je pars !
Mais tu sais bien que ce que dit Bernard n’a aucune importance !
- Il s’excusera. - Non, il est chez lui ici !
J’étais son invité, un invité indésirable,
je sais ce qu’il me reste à faire - je pars !
Hé, petit !
Va chercher un taxi, tu auras 10 francs. - D’accord, monsieur.
- Au revoir, madame. - Bonne soirée.
- C’est vous, monsieur Perl ? - Oui, c’est moi.
Masson Albert, sergent d’artillerie du 32e régiment.
Masseur diplômé dans la vie civile.
Je suis l’ami de Norber, je viens pour le massage du lieutenant.
- C’est lui qui vous massera ? - Non, bien sûr, c’est moi qui le masse. Il m’a demandé de venir.
- Massage de quoi ? - Massage de madame Perl !
- Vous voulez masser ma femme ? - Je suis masseur !
Quelle raison ! Et qui vous a dit que madame Perl avait besoin d’un massage ?
Le lieutenant lui-même ! « Mon vieux, viens demain masser ma cousine ! » Et je suis venu.
Où est-ce que je m’embarque ?
Et vous savez, il a ajouté que des clients comme ça, ça se trouve rarement ! Quelle chance.
- Oh, que c’est drôle ! - Oui, très drôle.
Vous pensez que je vais laisser ma femme se déshabiller devant un artilleur du 32e ? Vous plaisantez ?
Mais je suis masseur ! Un masseur n’est pas un homme.
Si, moi je suis un homme. Et ma femme est une femme, et en plus elle est à moi !
Donc non, vous pouvez partir. C’est une erreur.
On m’a dit de venir masser votre femme. Je suis venu !
Et maintenant allez masser la vôtre !
Que se passe-t-il ? Qui est ce monsieur ?
Masson Albert, sergent du 32e régiment d’artillerie. Masseur diplômé.
Ah, je vois ! Vous êtes venu à la demande de Norber ?
Oui, mais il semble que ça ne marche pas, monsieur n’est pas d’accord.
- Pas d’accord ! - Ce n’est pas important.
Avec toutes ces histoires, je t’ai oubliée de t’avertir.
- C’est Norber qui t’a soufflé ça ? - Oui, Norber pense que je suis trop grosse.
Et moi aussi je le pense. - Attends, à qui dois-tu plaire, à lui ou à moi ?
Oh écoute, ce n’est pas ça, Bernard !
De nos jours, mon ami, toutes les femmes se font masser !
Tu crois que c’est facile de garder la ligne dans une boulangerie ?
- Mais tu n’es pas grosse ! - Je suis grosse, surtout ici !
- Ne mange pas tant de gâteaux ! - Mieux vaut manger des gâteaux et faire des massages !
Les gâteaux sont la providence du masseur, je dirais même...
- Alors, vieux, partez ! Partez ! - Bernard, tu nous fatigues !
Suivez-moi, monsieur !
Allons, ne vous inquiétez pas, j’en ai vu de toutes les sortes !
Passez dans ma chambre, j’arrive bientôt.
Et alors, on mange quand ?
- Tu as faim ? - Non, tu m’as coupé l’appétit.
- Alors de quoi te plains-tu ? - Juliette !
Tu vas te déshabiller devant lui - je t’avertis...
Non, pardon, c’est moi qui t’avertis : nous sommes très proches dans ma famille.
Si Norber, vexé, s’en va, ce sera mauvais pour tout le monde !
Et Norber partira si tu ne t’excuses pas immédiatement !
Quoi ? Il entre chez moi sans être invité, boit mon vin, me fait écouter ses bêtises,
veut déshabiller ma femme devant un ami de régiment,
qui tourne autour de toi, je ne suis pas aveugle !
Oui. Calme-toi, je saurai me défendre !
Peu importe ! Et en plus de tout ça je dois m’excuser ?
Parfait ! Tout simplement parfait !
Plus vous êtes gentils avec les femmes, plus elles se moquent de vous !
Et maintenant la dame s’imagine qu’elle a besoin du massage d’un idiot d’artilleur ?
C’est absurde ! Je ne te permettrai pas d’être grossier avec ma famille !
J’ai le sens de la famille ! - Seulement ce sentiment est à sens unique !
Ne fais-je pas partie de ta famille ? - Non. Nous ne sommes pas du même sang !
Voilà son taxi. Je te conseille de le laisser partir immédiatement.
Sinon - à bientôt !
On n’y peut rien !
- Salut ! - Tu vas en ville ?
- Non, je reste ici. - Alors pourquoi m’as-tu appelé ?
Pour te serrer la main. On vit dans la même ville et on se voit rarement. Ridicule !
Arrête de plaisanter, Perl. Le temps passe !
Bon, dis-moi combien je te dois. Il y a eu une erreur.
Comment, je ne peux pas appeler un taxi et l’annuler ensuite ?
- Je fais ce que je veux ! - Ne te fâche pas.
- Tiens. Au revoir. - Merci.
- Vous avez signé ? - Oui, voilà.
Oh ! La tante est morte ! C’est le notaire ! - Votre tante est morte ?
Oui ! Oui, pauvre femme... Merci. Au revoir.
Pour monsieur le curé, il me faut d’abord un pain sans croûte.
Un pain sans croûte.
- Voilà. - Merci.
- Bonjour madame ! Que désirez-vous ? - Madame Perl me sert déjà.
- Parfait ! - Donc je voulais du pain sans croûte
et 20 maisons en pain d’épices. - Pour la foire de charité.
Parfait ! Voici tout un village.
- Vos maisons sont un succès ! - Un succès. Donc, 24 maisons,
- 48 maisons... - Non. Je vous ai dit, 20 !
Je les offre gratuitement, pour la foire !
- Monsieur le curé en sera touché ! - Je vous en prie.
Je suis gênée par cette générosité inattendue...
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