Die ersten 176 Zeilen.
DYNASTIE GENYÔ, ROYAUME D’EI
COUR INTÉRIEURE PALAIS DU QILIN DORÉ (PALAIS KÔ)
Cette broderie est magnifique, dame Reirin.
APPRENTIE DU CLAN KÔ - REIRIN KÔ
Ce soir, ils seront tous captivés par sa beauté.
Vous êtes bien trop flatteuse.
Vous vous êtes sans doute surmenée. Vous êtes brûlante.
DAME D’HONNEUR DE REIRIN TÔSETSU KÔ
Je vais bien, Tôsetsu.
J’ai déjà fait infuser et pris mes médicaments.
Pendant la Fête des doubles sept
nous verrons une comète et une pluie de météores.
J’aimerais vraiment que les rêves puissent se réaliser.
COUR DES APPRENTIES, 7E PAGODE
EMPEREUR - GENYÔ EI
IMPÉRATRICE - KENSHÛ KÔ
PRINCE HÉRITIER - GYÔMEI EI
APPRENTIE DU CLAN GEN KASUI GEN
APPRENTIE DU CLAN RAN - HÔSHUN RAN
APPRENTIE DU CLAN KIN SEIKA KIN
APPRENTIE DU CLAN SHU KEIGETSU SHU
Regardez le prince héritier et dame Reirin.
On les croirait sortis d’un tableau.
C’est le papillon de Son Altesse.
Elle reçoit sans doute toute son attention.
Cette cour
éduque les consorts du prince héritier.
Si c’est vraiment évident, ils peuvent arrêter…
Chut ! Si le capitaine des Yeux d’aigle nous entend…
CAPITAINE DES YEUX D’AIGLE - SHIN’U
En tout cas, le rat d’égout du palais regarde témérairement Son Altesse.
Quelle indécence.
Dame Keigetsu, non ?
Quel regard servile.
Son maquillage et sa tenue sont toujours de très mauvais goût.
Et elle est sous la tutelle de la noble consort Shu,
qui dispose du plus d’autorité après l’impératrice.
LA NOBLE GABI SHU
Ce monde est vraiment étrange.
Regardez, la pluie de météores est visible autour de la comète.
Disparais, greluche agaçante !
Où suis-je…
Vous êtes réveillée.
Oh, Tôsetsu.
Vous n’avez aucun droit de me parler aussi familièrement…
Dame Keigetsu Shu.
Pardon ?
Vous avez osé blesser dame Reirin, notre papillon adoré
cela vous coûtera la vie.
Non, euh, Tôsetsu, c’est moi…
Hein ?
Dame Keigetsu ?
Mais alors, est-ce qu’à ce moment…
j’ai échangé de corps avec dame Keigetsu ?
Impossible.
THOUGH I AM AN INEPT VILLAINESS
Tôsetsu, euh, vous n’allez sans doute pas me croire
mais je…
… suis Reirin. Nos âmes ont été échangées.
Que se passe-t-il ?
Je n’arrive pas à m’expliquer.
Vous n’avez même pas de bonne excuse.
Quelle farce.
Comment puis-je lui faire comprendre que je suis Reirin ?
Mais oui, Tôsetsu !
Vous aimez les sucreries, n’est-ce pas ?
Surtout les gâteaux de lune aux haricots écarlates.
Vous préférez le chinchard.
Vous avez un jeune frère.
Il a le même âge que moi.
C’est pour cela que vous êtes à mon service chez les apprenties
pour être ma grande sœur.
Silence…
… scélérate à l’âme corrompue.
Tôsetsu ?
Je sais déjà que le journal de dame Reirin a été volé il y a quelques jours.
Quoi ?
Mais je n’ai jamais eu de journal.
Dame Reirin est couverte de bleus et sa fièvre lui donne des cauchemars
mais elle nous l’a dit.
Elle craignait qu’il soit utilisé à tort
même si c’était peu probable.
Et comme elle le craignait, vous…
Vous vouliez l’usurper
en lisant son journal et en l’imitant ?
Une erreur stupide !
Quoi…
Mais c’était vraiment moi !
Dame Reirin est jolie, intelligente et généreuse.
Elle est absolument angélique.
Vous osez déjà l’envier et en plus, vous…
A-Angélique ?
C’est un peu excessif, non…
Vous vous moquez de la pure dame Reirin, rat d’égout ?
Oui, je suis un rat d’égout !
J-Je me suis emportée et j’ai répété ce qu’elle a dit !
Que devrais-je faire ?
Sa loyauté est si grande qu’elle ne voit pas sa maîtresse en péril.
À présent, vous êtes la suspecte.
Selon les règles de la cour, vous allez subir le Jugement du lion.
Le Jugement du lion ?
Vous serez dans la cage d’une bête affamée…
Vous vivez, vous êtes innocente.
Vous mourrez, vous êtes coupable.
Et la victime, dame Reirin, doit également superviser.
Cependant, elle a dit qu’elle n’aimait pas les taches de sang
elle refuse donc d’en voir.
Une remarque délicate et bienveillante.
Cet avis mérite-t-il vraiment d’être salué ?
Voici donc la clémence de dame Reirin.
Prenez-la.
Du poison.
Le gardien est déjà au courant.
Pensez à vos péchés et suicidez-vous avant que cette bougie ne s’éteigne.
Tôsetsu.
Vais-je mourir pour avoir commis
le péché de m’être blessée ?
Ça t’apprendra !
Hein ?
Il y a tellement de rats et d’insectes dans le donjon
que les femmes normales deviennent folles en quelques heures.
Vite, abrège tes souffrances !
Tu es surprise ?
Nous, le clan Shu, sommes les enfants du feu.
Je suis spéciale, même pour eux.
Quand je contrôle une flamme, je peux y projeter mon image.
Le clan Shu.
Alors cela veut dire que tu es bien dame Keigetsu ?
Exactement.
Et depuis que nous avons échangé, tu es devenue Keigetsu Shu.
Grâce à la sorcellerie.
De la sorcellerie.
Maintenant, tu es la scélérate qui a essayé de tuer Reirin Kô.
Pourquoi as-tu fait cela ?
Pour rectifier.
Rectifier ?
Exactement.
C’est assez injuste.
C’est toi qui as été bénie.
Tu es la nièce de l’impératrice, qui est la plus influente de la cour.
Tu as les faveurs du prince.
Les dames de la cour t’adorent.
Alors que moi…
la noble consort Shu, gentille, mais sans influence
des dames de compagnie haineuses…
et une apparence qui n’intéresse pas Son Altesse.
Ma vie n’a été que dégoût.
On ne t’a jamais détestée, n’est-ce pas ?
Jamais détestée, jamais traitée froidement…
toujours protégée…
et aimée.
Je ne le supporte pas !
Voilà pourquoi je voulais que tu deviennes aussi misérable.
Ah, oui. Ce corps, je l’ai ensorcelé
pour que tu ne puisses rien dire sur cet échange.
Alors c’est pour ça que j’ai perdu ma voix tout à l’heure.
J’ai aussi inventé le vol du journal.
Ainsi, tu ne pourras jamais prouver ta véritable identité.
Oh, mince.
« Fragile », c’est charmant, mais ce corps est tout simplement faible !
Tu as de la fièvre à cause d’un bleu !
Hmm…
Et si tu t’allongeais ?
En général, il faut refroidir la zone près d’une grande artère…
Tais-toi !
Tu ne comprends donc pas ta situation ?
Tu vas bientôt mourir !
Et voilà ce qui est beau :
même si tu avales le poison
les lâches qui se suicident sont traînés jusqu’au site de rituel
et on jette des pierres sur leur corps.
Tu seras couverte d’insultes et de honte par la foule…
une mort misérable.
Adieu, Reirin Kô.
Tu peux attendre avec de sales rats
effrayée et au seuil de la mort.
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