Οι πρώτες 200 γραμμές.
L'amour est notre bien le plus précieux.
Peut-être que si l'on oublie les conneries secondaires,
c'est même notre unique bien.
Alice ?
Jack ?
Ta photo ne mentait pas.
- La tienne te sous-estime. - C'est voulu.
- Tu bois quoi ? - Un whisky.
- Qui es-tu, Jack ? - Qui suis-je ?
Tu stresses ?
Un peu. Pas toi ?
Je vais reformuler.
Quel est ton métier ?
Merci. Je suis chercheur biomédical.
Quel est ton sujet ?
- La thyroïdite de Hashimoto. - Pourquoi ?
- Pourquoi ? - Tu as une thyroïdite ?
Un proche a une thyroïdite ?
Donc pour la gloire
de guérir la thyroïdite ?
Non, pas pour la gloire.
- Ca aidera des gens. - Mais ça ne t'aidera pas, toi.
- Pas directement, mais... - Ni un proche.
- Non, mais... - Donc tu es altruiste.
Je dirais pas ça.
Tu devrais, parce que c'est irrésistible.
Mais c'est un mauvais calcul.
- Quoi ? - Analysons la situation.
Tu feras quoi quand tu auras guéri la thyroïdite ?
C'est un travail d'équipe.
- Mais toi, tu feras quoi ? - Je...
- Passerai à autre chose. - A une autre maladie ?
- Sûrement. - Puis une autre ?
A l'infini, jusqu'à ma mort, je suppose.
A cause d'une autre maladie
que tu ne soupçonnes même pas.
Statistiquement, ça se tient.
Après quoi, pour l'éternité, ton traitement contre la thyroïdite
ou contre d'autres maladies
n'aura plus aucune importance puisque tu seras mort.
Je découvre l'appli. Ca se passe toujours comme ça ?
- Mais c'est quoi, la thyroïdite ? - C'est une maladie auto-immune.
Se dévouer à la recherche biomédicale
pour la gloire, d'accord.
Peut-on arrêter de parler de "gloire" ?
Peut-on dire "pour le sentiment d'avoir fait le bien" ?
Comme une vocation.
Tu es croyant ?
Je ne sais pas encore.
Et toi ?
Donc pas pour les lauriers ni pour les récompenses,
mais pour un sentiment ?
Celui du travail bien fait et d'une vie utile,
qui aurait un impact positif sur le monde.
C'est pour ça que tu fais ce métier.
Et toi, tu fais quoi ?
De l'argent.
Ca, c'est un bon calcul.
- Y a pas mieux. - Tu bosses dans la finance.
Perspicace, vu le quartier.
Un but, à part s'enrichir ?
Je vois plutôt ça...
comme un fonds défensif.
Un trésor de guerre.
Tu affrontes qui ? Mes semblables ?
Tous les autres.
Tu vis dans le coin ?
Je travaille tout près.
Tu m'invites à ton bureau ?
Non, pardon.
On va aller chez moi.
Déjà ?
Ou on se quitte ici, en bons termes.
Tout me va.
Tu me laisses pas le choix.
Tu es réveillé ?
Maintenant, oui.
Salut.
J'aimerais te dire les choses clairement.
Mais sans être malpolie.
Tu veux que je dégage ?
En gros, oui.
Désolée.
Y a pas de souci.
A moi, la marche de la honte.
Je comprends pas cette expression.
Après l'amour, c'est une marche de la victoire ou de la conquête.
Ouais, on est très loin du compte.
- Où est ma chaussette ? - Ca t'était déjà arrivé ?
De coucher avec une inconnue ?
De t'habiller.
Il m'est arrivé de m'habiller.
Tu es génial.
Tu es gentil, tu es beau et...
Tu es un bon amant.
Tu es merveilleux.
Je comprends que tu me vires.
C'est habituel pour toi ?
Qu'est-ce qui est habituel ?
Non, rien.
Je t'appelle.
C'est gentil de proposer, mais je préfère pas.
Je t'écris, alors ?
Fais pas ça.
Pourquoi ?
Elle t'a dit de pas le faire et elle t'a foutu dehors.
C'est des signaux plutôt clairs.
J'ai senti des sous-entendus.
Ne te fie pas à des sous-entendus, c'est dangereux.
Ca pourrait te tuer.
Tu peux pas comprendre, t'étais pas là.
Ca aurait été bizarre sinon.
C'est vrai.
On peut y aller.
Ca va ?
Très bien.
Tu veux qu'on parle ?
Non, merci.
Parce qu'on peut, si tu veux.
Je suis ton amie.
Tu peux pas être mon amie, parce que je te verse un salaire.
Paul ?
Tu vas bien ?
Et toi ?
Je t'avais dit de pas m'appeler.
J'ai fait des progrès fulgurants.
Psychologiquement ou... ?
Au travail.
On a isolé la paire de bases de la thyroïdite.
- Ca nous rapproche du remède. - Tu veux m'en parler ?
Je viens de le faire.
Tu veux m'en parler plus en détail ?
Exchange Square, dans 20 minutes.
Quoi ?
J'hésite pour la barbe.
Ca te va très bien, c'est pas ça. Tu es beau, quoi que tu fasses.
Mais c'est troublant.
Je pensais pas te voir, ce soir.
Pourquoi m'appeler, alors ?
Je sais pas trop, je l'ai fait sans réfléchir.
Tu es en couple ?
Mais figure-toi
que j'étais bien, seul.
- C'est la barbe ? - Tu as mis la barre très haut.
Toi aussi.
Mais je vois pas le rapport.
Le lendemain soir, après notre..
Je t'ai vue, par hasard.
Et j'étais avec un autre homme.
Tu as déjà passé deux nuits avec le même ?
Cette nuit sera une première.
Ton rasoir est pas fait pour les jambes et les aisselles ?
C'est pas comme si l'acier était différent.
Fais attention.
Si je devais faire attention à une chose, ça serait toi.
Tu l'as pas fait, pourtant.
Quoi ?
T'as pas fait attention.
Je sais.
Mais j'essaierai.
Je m'en rends compte, tu sais.
Que c'est différent.
Tu es sûre ?
Oui, mais on peut arrêter d'en parler ?
C'est quoi, ce bordel ? Tu déconnes ?
Tu travailles demain ?
C'est samedi.
Tu veux faire un truc ?
D'accord.
Tu devrais rester, alors.
Très bien.
Je peux ?
Oui, c'est bien.
On dirait pas un calamar géant ?
Ton coeur bat très vite, par contre.
Tu le sens ?
Ca va ?
Je crois bien.
Tu me donnes une minute ?
C'est mieux.
C'est bon.
Quelle conne ! Quelle grosse conne !
T'étais où ?
J'ai acheté des croissants.
Où ça ?
- Chez Franze & Evans. - Aux amandes ou classiques ?
Un de chaque.
J'ai aussi pris des lattes et...
un nouveau rasoir.
Ne refais jamais ça.
Désolé, tu dormais profondément.
Et jamais d'amandes.
Tu veux bien prendre le croissant aux amandes ?
On peut partager le classique.
J'aime les amandes.
Alors, ces amandes ?
Très bonnes.
Et le sans amandes ?
Délicieux.
Il te plaît ?
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