Οι πρώτες 200 γραμμές.
Je crois que j'ai présumé de mes forces.
Je me suis vu trop grand. Et je perds beaucoup d'argent.
Vraiment ?
C'est simple, je suis ruiné.
- Attends. - Qu'est-ce que tu racontes ?
Je ferais peut-être mieux de tout arrêter.
Je t'ai jamais entendu parler comme ça.
On verra bien.
- Hé, ça va aller. - Moi, j'en suis sûre.
- À bientôt, ma sœur. - Je te rappellerai.
D'accord.
- (En arménien) - Je suis l'œil et toi, la lumière,
sans lumière, l'œil est de nuit.
Moi, le poisson,
toi, la rivière,
sans eau, le poisson ne survit.
Mais plongé dans l'eau claire, il retrouve la vie.
Si toi et moi sommes désunis, cette heure même est ma dernière.
Je vais vous ramener à manger et à boire !
Viens, Aïda. Ils ont commencé.
Mischa...
Mischa, tu vas leur donner quoi à manger ?
Tu as vidé nos réserves la semaine dernière, j'te rappelle.
Déjà que tu invites un client sur deux !
C'est pas des clients, c'est des amis.
Et ils sont comme nous. C'est des artistes, ma chérie.
Viens danser...
Tu sais ce que je dis toujours.
Regarde d'où on vient et où on est aujourd'hui !
Mais oui, maman ! Allez, viens danser.
- Qu'est-ce que tu fais là ? - Ne nous écoute pas.
Allez, allez, allez, allez !
"Les Deux guitares"
Deux tziganes, sans répit
Grattent leurs guitares
Ranimant du fond des nuits
Toute ma mémoire
Sans savoir que roule en moi
Un flot de détresse
Font renaître sous leurs doigts
Ma folle jeunesse
E khê raz, is cho raz
Is chê mênaga mênaga raz
E khê raz, is cho raz
Is cho mênaga mênaga raz
Je veux rire, je veux chanter
Et saouler ma peine
Pour oublier le passé
Qu'avec moi je traîne, allez
E khê raz, is cho raz
Is chê mênaga mênaga raz
E khê raz, is cho raz
Is cho mênaga mênaga raz
Deux guitares en ma pensée
Jettent un trouble immense
M'expliquant la vanité
De notre existence
Que vivons-nous ? Pourquoi vivons-nous ?
Quelle est la raison d'être ?
Tu es vivant aujourd'hui Tu seras mort demain
Et encore plus après demain
Manouch, on en est où ?
J'ai deux-trois idées.
- Mmh mmh. - Mais j'hésite encore.
Mischa,
ces prospectus coûtent cher. Tu es sûr de vouloir en commander ?
Évidemment, je suis sûr.
Il est important de publicité.
- Manouch, tu proposes quoi ? - Alors...
"Chez Aznavourian, tout est grand".
- On peut trouver mieux. - Mieux !
"Chez Aznavourian...
"on mange bien".
- Et la rime, andouille ? - Toi, andouille.
Pas facile, la rime, avec "Aznavourian".
Sinon, j'ai peut-être une idée.
- Chez Aznavour, on y court. - Chez Aznavour, on y court. Tenez.
- Bonjour. Chez Aznavour, on y court. - Venez à notre restaurant.
Bonjour, monsieur. Venez à notre restaurant.
- Bonjour, madame. - Chez Aznavour, on y court.
- Salut, Charles ! - Salut, salut !
- Hé, salut, Charles ! - Salut. Ça va ?
- Je vous avais prévenus. - Venez, les enfants. On y va !
- On va manger quoi ? - Je vais faire des courses.
Avec quoi tu vas payer ?
T'inquiète pas.
Tu as vendu ta dent en or ?
Il faut bien manger, non ?
Tu crois que ça va aller, maman ?
Si Dieu le veut.
Les enfants...
Venez voir notre nouveau café, notre nouvelle maison.
Je sais ce que vous pensez.
Je sais.
C'est vrai que c'est petit, ici.
Mais on ne va pas rester longtemps.
D'accord ?
Et on est ensemble...
Tant qu'on est en famille, il ne peut rien nous arriver.
Joyeux anniversaire
- Joyeux anniversaire... - Stop. Ça me suffira.
Lundi matin au théâtre des Champs-Élysées, 9 h.
- Tu le dis à tes parents. - Oui.
Il y a un petit garçon qui sait prendre l'accent africain ?
C'est payé, monsieur ?
- Qui a dit ça ? - C'est moi.
- Ça se pourrait. - Tu sais prendre l'accent ?
- (Accent africain) - Bien sûr ! Bonjour, monsieur.
Rires
- Lundi au théâtre des Champs-Élysées. - D'accord.
9 h.
Merci.
Hé, toi, là.
Tu fais Arthur ?
- Oui, c'est moi. - T'es prêt ?
- Oui. - Voilà, c'est bon.
Je te dis "merde".
- "Merde" ? - Ça porte bonheur.
C'est ta première fois sur scène ?
- Oui. - Allez, viens.
Ça va être à toi.
Merci. Viens.
N'oublie pas,
tu te tiens droit et tu parles fort.
D'accord.
Allez.
Oh, t'es là, toi ?
- (Accent africain) - Je suis là. Je suis arrivé.
Veuillez accueillir notre prochain numéro :
Charles Trenet !
On l'applaudit bien fort.
"Y a de la joie"
Y a de la joie Bonjour, bonjour, les hirondelles
Y a de la joie Dans le ciel, par-dessus le toit
Y a de la joie Et du soleil dans les ruelles
Y a de la joie Partout, y a de la joie
Tout le jour, mon cœur bat, chavire et chancelle
C'est l'amour qui vient avec je ne sais quoi
C'est l'amour Bonjour, bonjour, les demoiselles
Y a de la joie Partout, y a de la joie
- (En allemand) - Merci, madame.
C'est ça, bitte schön.
Henriette,
tu vas me laisser faire autre chose que d'imiter Trenet ?
- Je sais chanter de vraies chansons. - Tu veux chanter quoi ?
Des grands classiques, des chansons d'amour...
Pour chanter l'amour, faut être beau.
Ta voix est complètement cassée.
Contente-toi de faire ce que tu sais faire.
Les gens sont là pour s'amuser.
- Seulement, moi... - Arrête de m'emmerder !
Des chansons d'amour... N'importe quoi, lui.
- Salut, Mélinée. - Salut, Charles.
- Manouch est là ? - Il t'attend pour te battre aux échecs.
On va voir.
Maman.
- J'ai trouvé du pain et des rutabagas. - Ça tombe bien.
(On va devoir partager le dîner.
Je sais, on va devoir dormir par terre.
Y a du monde. Y a même des Français.
- Des Français ? - Des Juifs. Manouch va t'expliquer.
- C'est incroyable, ça. C'est quoi ? - C'est ta sœur.
La semaine prochaine, je serai partout dans le métro.
- C'est que t'es belle, en plus. - J'avais jamais remarqué.
- "Aznamour ?" - Selon le directeur, c'est plus glamour.
Pas très flattée, mais je suis la seule à pas me déshabiller.
J'allais pas faire la fine bouche.
- Je suis fier de toi. - Merci.
Messieurs.
Voilà mon fils.
Je vous présente Charles. La famille Rozenbaum.
- Ils vont dormir ici quelques jours. - D'accord.
Ils devaient nous laisser tranquilles.
Depuis ce matin, ils raflent tout le monde,
Aidés par les policiers français.
- Ah bon ? - Oui.
Bien joué, M. Manouchian.
Merci.
Les deux Russes et l'Arménien travaillent pour l'armée allemande.
De force. Ils viennent à peine de déserter.
On leur a trouvé des vêtements,
mais faut qu'on les aide à disparaître.
Un peu comme ton fou, Charles.
- Tu vas te débarrasser des uniformes ? - Oui.
Et tu changes de quartier.
- Tu les jettes pas au même endroit. - D'accord.
Et je couche la nuit sur l'herbe des bois
Les mouches ne me piquent pas, non, non, non
Je suis heureuse Ça va, j'ai plus faim
Et je chante
Sur mon chemin
Oui !
Dis donc, tu connais du beau monde, toi.
Grâce à mon affiche.
Ils l'ont vue. Le nom les a interpellés.
Ils sont venus me voir au concert. Elle sonne.
"Il est important, la publicité."
Oui.
Ah, salut, Aïda ! Bienvenue.
Salut. Charles, je te présente Jean-Louis Marquet.
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