Οι πρώτες 200 γραμμές.
Moi, je n'y crois pas.
Comment ça ?
- C'est impossible. - Il faut toujours dire la vérité.
Je la dis, à l'école.
À la maison aussi, il faut la dire.
Qu'ils sont beaux, tes cheveux. Et longs.
Je sais !
- Tu pourrais te faire une couette. - J'aime pas.
Moi, j'aime bien. Tu pourrais le faire pour ton papa.
- Ça te va bien. - Je préfère le serre-tête.
Il y a une photo de toi petite, avec une couette.
J'avais les cheveux plus longs.
Tu pourrais encore les attacher. Regarde.
Non, ça va pas, ils sont trop courts pour ça.
Comme tu veux.
Ça suffit, sortez.
- Attends, il reste de la mousse. - Non, ça fait une demi-heure.
Allez, Sandro.
- Vous êtes restés une éternité ! - Une demi-heure.
On est restés le temps qu'il faut.
Je vais préparer les panini.
Allez !
Par le jeu, les petits resserrent les liens avec la meute,
au travers de sensations tactiles, olfactives et auditives,
développant une relation de confiance,
de respect et d'affection,
qui demeurera immuable, tout au long de leur existence.
Quand la faim se fera sentir à nouveau,
les lionnes devront se remettre en chasse.
Un jour, trois jeunes frères qui venaient de Barletta
"se promenant en pleine campagne
"tombèrent sur une route plate
"et marron.
"'Qu'est-ce donc', dit le premier ?
"'Pas du bois', renchérit le deuxième."
Comment tu t'es mis ?
"'Ni du charbon', conclut le troisième.
"Pour le découvrir, ils s'agenouillèrent tous trois
"et se mirent à lécher le sol.
"C'était du chocolat.
"Une route en chocolat."
J'aime bien quand tu lis comme ça.
Comment ça ?
C'est beau. Tu as un ton princier.
C'est le ton que je prends à la radio.
Pourquoi on ne peut jamais t'écouter ?
Ça passe quand vous êtes à l'école. Si je change d'horaire...
Si tu changes, tu iras plus souvent à Rome ?
Non, non.
Ce serait pareil.
Ils dorment ?
Ils se sont effondrés.
Regarde.
- J'ai oublié. - Et si les enfants y touchent ?
Pourquoi, au lieu de faire une scène, tu ne le prends pas,
et tu ne le ranges pas toi-même ?
- Je voulais te le montrer. - Non, tu voulais me sermonner.
Vanda, qu'est-ce que tu as ?
C'est une façon de répondre ?
Ce que j'ai ? C'est à moi que tu le demandes ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Il s'est passé quelque chose.
J'ai vu quelqu'un d'autre.
J'ai vu une autre femme.
Tu as une relation ?
Je ne sais pas...
Non.
Pourquoi tu me racontes ça ?
Pourquoi ?
Pourquoi tu as fait ça ?
Je ne sais pas. C'est arrivé.
Ça dure depuis quand ?
C'est qui ?
C'est une question absurde.
- Non, au contraire. - Ça n'a aucun intérêt.
Alors pourquoi tu le dis ?
Je te dis que j'ai vu une autre femme.
Ça suffit.
C'est moche, mais je te l'avoue.
Justement, pourquoi tu me le dis ?
Je ne voulais pas te le cacher.
Si c'est sans importance, il fallait réfléchir avant d'en parler.
Mais maintenant, c'est fait.
Et moi, je fais quoi, maintenant ?
Dis-le-moi.
Je dois te pardonner ?
Tu t'excuses, et moi, je te pardonne.
J'avais besoin de t'en parler.
- Tu es tombé amoureux. - C'est parti !
Je suis perdu, j'ai besoin d'aide. Toi et tes questions !
Ne sois pas arrogant !
Tu agis comme une merde, tu me l'annonces l'air de rien.
Et je pose des questions idiotes ?
Vanda,
arrête.
Viens là.
Tu fais quoi ?
C'était comment ?
- Bien ? Sordide ? Excitant ? - Arrête !
Dis-moi.
- Vous avez fait ça où ? - Sois raisonnable.
Au lieu de me faire une scène ridicule.
Va-t'en !
Ou tu t'en vas, ou c'est moi qui pars.
Ne me touche pas !
Va-t'en !
Va-t'en. J'ai le droit de rester seule.
Pars.
Il est temps de redécouvrir un grand roman méconnu.
Malacqua, de Nicola Pugliese.
C'est le récit de 4 jours de pluie drue dans la ville du soleil.
Sous la pluie, Naples s'entrevoit mais ne se voit pas.
Les personnages de ce roman choral restent derrière les vitres.
C'est sur la fenêtre qu'ils entendent battre la pluie.
Eux restent à l'abri, dans leur tanière.
Durant ces 4 jours, ils se gardent de mettre le nez dehors.
Ils restent au chaud,
ils font l'amour, transis de peur,
ils attendent que la pluie cesse, mais elle ne s'arrête jamais.
En napolitain, on dit "Malacqua" quand les choses tournent mal.
Salut.
Bonjour, Giulio.
Nous voilà bien.
Si tu l'as oublié,
je te le rappelle : je suis ta femme.
Sandro ne me parle que de toi.
Anna refuse de se laver les cheveux
parce qu'elle dit que tu es le seul à savoir lui sécher.
Tu n'as pas encore réalisé le mal que tu m'as fait.
C'est comme si tu m'avais enfoncé la main dans la gorge,
que tu avais fouillé au plus profond,
extirpé les entrailles.
Entièrement.
Je ne l'ai pas fait contre toi.
Personne ne voulait blesser personne.
Écoute, Aldo,
ce genre de choses, ça arrive.
Je ne suis pas déconnectée, d'accord ?
Mais tu dois revenir.
On a fait un pacte, quand on a décidé de vivre ensemble.
Tu t'en souviens de ce pacte ?
Sans ça, moi aussi, j'aurais pris un autre chemin.
Mais on se l'était promis.
Se marier comme un acte définitif.
Je t'ai suivi à Naples.
J'ai laissé ma famille, mes amis.
Je l'ai fait en vertu de ce pacte.
Voilà pourquoi tu dois rentrer.
Ce n'est pas qu'une question d'amour.
C'est une question de loyauté.
Si tu es amoureux, ça change tout.
Mais tu dois me le dire.
Si tu dis la vérité maintenant, tu nous sauves la vie.
J'ai le droit de connaître la vérité, pour m'orienter,
pour savoir si je fais bien de te ramener à la maison.
Tu es tombé amoureux ?
"Un jour, trois jeunes frères qui venaient de Barletta
"se promenant en pleine campagne
"tombèrent sur une route plate et marron.
"'Qu'est-ce donc', dit le premier ?
"'Pas du bois', renchérit le deuxième.
"'Ni du charbon', conclut le troisième.
"Pour le découvrir,
"ils s'agenouillèrent tous trois
"et se mirent à lécher le sol.
"C'était du chocolat.
"Un chemin en chocolat."
Ça te plaît, papa ?
Oui, beaucoup.
Et à toi ?
Non.
Pourquoi tu ne changes pas ?
On pensait que ça te "plaiserait".
"Que ça te plairait." Parle italien.
Je voulais te montrer un dessin.
D'accord.
Comme c'est beau. C'est quoi ?
J'ai dessiné mon rêve.
Ton rêve ?
- Magnifique. - Je te raconte ?
Vas-y.
Je revenais de la plage.
J'y étais allée seule
parce que vous m'aviez dit que j'étais assez grande.
En rentrant, je vois dans la cour la marchande qui me dit :
"Qu'est-ce que tu fais ici ?"
Elle me fait peur. Je lui dis que je vais me laver.
Elle me demande où.
Je lui demande où sont mes parents,
où est Sandro.
Elle me fait : "Ici, il n'y a que des vivants."
Là, c'est papa avec sa barbe.
Quelles belles couleurs. Tu es douée.
Moi, je dessine mieux.
Mieux qu'elle ?
Aldo, tu peux venir un instant ?
Regardez un dessin animé, en attendant.
- On vient d'en voir un avec papa. - Vous continuez.
Qu'est-ce qu'il y a encore ?
Si tu viens les voir, mets-y du cœur.
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