La unuaj 200 linioj.
CENTRE DU CHILI
Par pitié, M. Gustavo...
Non.
- Tu ne comprends pas, hein ? - Juste une semaine de plus.
Impossible ! Vous le savez !
N'emmenez pas mes enfants. Ils sont tout ce que j'ai.
Ils viennent. Point.
- Lâchez-la. - T'occupe !
Lâchez-la !
J'ai dit "t'occupe", abruti !
Non !
- Pourquoi ? - Debout, femme.
Non... Pourquoi vous avez fait ça ? Non...
- Debout ! C'est un ordre. - Non... Pourquoi ?
Debout, j'ai dit !
Émoi suscité par la disparition de trois jeunes femmes
Transporteur tué à Rancagua
disparitions étranges
UN ÉTUDIANT DISPARAÎT SAISONNIER TUÉ
LES CORPS RETROUVÉS CORRESPONDENT AUX DISPARUES
FOLIE MEURTRIÈRE
DISPARITIONS MYSTÉRIEUSES CAMPAGNE CHILIENNE
SEULS DES CORPS ONT ÉTÉ RETROUVÉS
CINQ GARÇONS
Accident d'avion à Chiguayante
Les recherches des enfants disparus continuent
Les autorités sont inquiètes incidents étranges
Panique sur la route vers La Leonera
VIOLÉES ET MUTILÉES
MEURTRE MACABRE
UN TRAVAILLEUR SAISONNIER TUÉ
DISPARU SANS LAISSER DE TRACES
UNE DISPARITION MYSTÉRIEUSE MOBILISE UNE COMMUNAUTÉ
UNE JEUNE MÈRE DISPARAÎT AVEC SES DEUX ENFANTS
TERREUR DANS LA CAMPAGNE
ILS ONT ÉTÉ SÉQUESTRÉS
HABITANTS EN ÉTAT D'ALERTE ÉVÉNEMENTS ÉTRANGES
Deux sœurs, 15 et 17 ans, disparues il y a deux semaines
LES ÉTRANGES DISPARITIONS REPRENNENT DANS LA RÉGION VI
Oui ?
Je t'ouvre.
Salut.
- Comment ça va ? - Bien.
- Super. Tu es prête ? - Presque.
J'en ai encore pour quelques minutes. Entre.
OK.
Tu as parlé à Pablo de ce week-end ?
- Pour quoi ? - Je ne sais pas...
Tu me soûles.
Je blaguais.
Quand comptais-tu m'en parler ?
J'allais te le dire.
Félicitations !
Tu pars quand ?
En juin, normalement. Mais je dois encore faire toutes les démarches.
À mon avis, je vais m'absenter quelques années.
Si longtemps ?
Tu en as parlé à tes parents ?
Non. Je n'en ai parlé à personne.
Pourquoi ?
- Tu es sûre de vouloir partir ? - Oui.
Mais j'ai beaucoup de choses en tête, en ce moment.
J'ai besoin de temps pour réfléchir.
À cause de tes parents ?
Allez, Ana, arrête avec ça.
Non, tu les connais. Ils sont vieux.
Si je leur en parle, ça les tuerait. Ils ne comprendraient pas.
Alors, pourquoi vouloir décrocher cette bourse ?
Désolée. Je sais que tout ça, c'est dans ma tête, mais...
Il va bien falloir que tu leur dises. Maintenant ou à ton retour.
Je leur dirai à mon retour.
Ça me laissera plus de temps pour réfléchir calmement.
Pourquoi tout compliquer ?
Quand arrêteras-tu de te torturer l'esprit avant de prendre une décision ?
Un jour.
Et j'espère que tu seras là.
Allez, on y va.
Salut !
- Comment ça va, Susana ? - Salut.
- Vous attendez depuis longtemps ? - Non.
Alors, vous êtes prêtes ?
- Super. - Allez, allons-y.
Qu'est-ce qu'il fait là ?
Il s'entend bien avec Leonor. Il tenait à venir.
Salut, Susana.
J'espère que ma présence ne dérange personne.
- Non. Allons-y. - Allez !
- Salut. - Ça fait longtemps.
Depuis l'anniversaire de Fran.
- Ça ne te gêne pas que je sois là ? - Non.
- Je vais prendre ton sac à l'avant. - Tiens. Merci.
Ana, tu me sembles bien silencieuse.
- Qui ? Moi ? - Oui.
Tout va bien. J'admire le paysage, c'est tout.
Non, pas par ici.
Tu dois prendre l'autre route.
T'es sûre ?
Oui, je suis déjà allée chez Leo.
- Francisca, concentre-toi. - Je ne t'ai pas dit de continuer.
Vous nous faites quoi, là ? Arrêtez de vous chamailler.
Felipe, fais ce que Fran te dit.
Allez.
- On n'est pas pressés, on dirait. - C'est bon.
Vous me laissez conduire ?
Il vaut mieux rouler prudemment sur cette route.
Très bien.
Arrête. Laisse-moi tranquille.
Attention !
- C'était quoi ? - Il y a quelque chose sur la route...
Nom de... Une saloperie de chien.
Beurk !
- On fait quoi ? - On essaie de ne pas l'écraser.
- Encore... C'est bon. - Arrêtez.
La tête.
- Un problème ? - Elle veut pas démarrer.
- C'est le moteur ? - On dirait. Trop de poussière, peut-être.
Relax, Felipe.
Je ne vais pas t'être très utile.
- Tu ne t'y connais pas ? - Dis-moi si t'as besoin d'aide.
Ça n'a pas l'air évident.
Quoi ?
Je ne sais pas. Tu vas bien ?
Oui.
Je vais bien.
On a eu beaucoup de boulot ces derniers jours. C'est bon signe.
Et toi ?
Ça n'a pas été une année facile, mais... Je suis contente.
Contente de quoi ?
Tu te rappelles que je postulais pour une bourse ?
- À Berlin ? - Oui.
Tu as encore postulé ?
Je l'ai eue.
- Non ! - Si.
Je pars dans quelques mois.
- Félicitations. - Merci.
Toutes mes félicitations.
- Merci. - Je suis très content pour toi.
Et ton copain, il le prend comment ?
Je ne lui ai pas encore dit.
- Vous êtes toujours ensemble ? - Oui. On y travaille.
- Vous y travaillez ? - Je dois encore me faire à l'idée.
C'est long, dis donc !
Je me demande de quoi ils parlent. Pourquoi ne pas m'avoir dit qu'il venait ?
Ce n'est pas moi. C'est lui qui voulait qu'on ne prévienne personne.
Je croyais qu'elle le prendrait mal, mais pas tant que ça, finalement.
De toute façon, il part bientôt en France.
- Il part quand ? - Sous peu.
- C'est marrant. - Quoi ?
Qu'est-ce qui est marrant ?
Bon, mais promets-moi de n'en parler à personne.
- Elle est enceinte ? - Non.
Quoi, alors ?
- Elle a eu la bourse. - Mais non ? Génial !
Oui.
Eh bien dans ce cas, on sera voisins.
Comment ça ?
Dans quatre mois, je pars vivre en France, au sud de Paris.
Pour travailler dans un institut de recherche.
Donc moi aussi, je suis content.
Je vais apprendre plein de choses et gagner beaucoup d'argent.
J'ai beaucoup de choses en tête, en ce moment.
Tu as toujours voulu faire ça.
Oui.
Mais bon, ça fait toujours quelque chose, de tout quitter.
Tu vas rire, mais...
- Pour être honnête... - Quoi ?
Alfredo, tu peux m'aider ?
On en reparle.
Felipe.
Salut.
Bonjour, monsieur. Excusez-nous. On a un problème avec la voiture.
Vous pourriez nous aider ?
Je croyais que c'était le radiateur,
mais c'est peut-être un problème électrique. On ne s'y connaît pas trop.
Passez-moi un chiffon.
- Il va nous aider. - Super.
- C'est qui ? - Aucune idée. Quelqu'un du coin.
Il est plutôt sexy, non ?
Tu trouves ?
À mon avis, ça fait trop longtemps que t'es célibataire.
- Démarre. - C'était rapide.
Tu voulais le réparer, non ?
Merci. Vous avez sauvé notre week-end.
- Qu'est-ce que vous faites ? - Pour vous remercier.
- Non, je ne veux pas de votre argent. - J'insiste.
J'ai dit que je ne voulais pas de votre argent.
Dans ce cas, au nom de tout le monde, je vous remercie.
Vous allez la fermer, oui ?
Calmez-vous.
- Ça va ? - Vous allez la fermer, oui ?
C'est juste une petite brûlure. Ça va aller. Respirez un bon coup.
- Très bien. Vous devriez y aller. - Oui. Merci beaucoup.
Tenez.
Excusez-moi.
Vous ne sauriez pas où se trouve la ferme Castaneda ?
Si. Ce n'est pas très loin d'ici.
- Combien de temps, environ ? - Dix minutes.
- Merci beaucoup, monsieur... ? - Juan Ferreira.
Juan. Merci.
Soyez prudente, mademoiselle. C'est dangereux, par ici.
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