La unuaj 200 linioj.
Allô, allô. Ici Chalon-sur-Saône.
20 minutes d'arrêt.
Les voyageurs sont priés
de préparer leur pièce d'identité et leur laissez-passer
en vue du contrôle des autorités d'occupation.
Dégagez le couloir, s'il vous plaît.
Papiers, SVP.
Merci, madame.
Halte !
Halte !
- Non. - Vérification !
Reste ici.
- Faites le plein. - Ça y est. C'est fait.
Plus vite.
Mais puisque c'est fait !
Je vous dis que c'est déjà fait.
Non ! Non !
On n'a pas le temps. Vous êtes en déjà retard !
Bon. Ça va. Partez.
Vous allez voir fonctionner une mécanique extrêmement précise.
De ce poste, on suit la marche des trains
sur un parcours déterminé,
sous l'Occupation, souvent des transports dits "TCO",
"transports en cours d'opération".
Maintenant, voilà comment ça se passait.
Ce monsieur galonné réclame la formation d'un TCO de 50 wagons.
Allô ? Il faudrait former une rame de 50 wagons
pour le 1er train d'un TCO.
Les cheminots veillaient sur les TCO avec grande sollicitude
et leur infligeaient des retards considérables,
toujours avec grande discrétion.
- Il est mauvais, ce wagon. - Non, non.
Si. Il est à réformer.
Allez. Réforme-le, je te dis.
- Combien de temps ? - 1 h, pour déferrer.
- C'est beaucoup. - Tant pis. Allez.
Pour un TCO, je n'en ai qu'une de disponible.
Elle n'est pas en pression. Il faut attendre 1 h.
Tout est en ordre, sur la voie et la table de régulation.
Le poste de commandement est relié aux gares de la région.
Ce graphique établit le parcours de tous les trains.
Ça, c'est la théorie.
La réalité, c'est cet autre graphique où l'opérateur trace
suivant leurs passages la marche des trains
tels qu'ils circulent réellement sur le réseau.
Le S 1288 vient de partir.
À quelle heure arrivera-t-il à Sarret ?
À l'heure, plus 40 minutes.
Ici la gare de Corbin.
Le S 1288 entre avec 58 minutes de retard.
Les Allemands numérotent leurs trains de codes indéchiffrables
que les cheminots ne tardent pas à déchiffrer.
En un mot, entre les rouages de cette mécanique de dispatching,
les cheminots mettent des cailloux qui font grincer la machine.
Elle ne tourne plus rond. Elle résiste.
Cette résistance, qui en est ? Nous allons le savoir.
Moi, je n'ai plus rien à vous expliquer.
Il y a belote, ce soir.
- Il y aura un nouveau. - Bon.
- Bonjour, patronne. - Ça va ?
- Le patron, ça va ? - Ça va.
Voici le nouveau dont je t'ai parlé.
Comme on se retrouve.
Patron...
Maintenant, attention. Pas de blague.
On n'est pas au PC. Il s'appelle Athos. Et toi ?
Camargue.
Les tâches sont nombreuses :
réunir les sympathisants, recueillir les renseignements
et les transmettre.
J'ai une liste.
- Et les tracts ? - Ils sont là où tu sais.
J'y vais.
Ça va.
Merci.
Moi, je connais des gars, pour distribuer des tracts.
Je pourrais peut-être en réunir pas mal.
- À toi. - Atout. J'ai un petit 50.
Salut. Vous êtes nombreux ?
Il y en a encore quelques-uns. Ils arrivent.
Allez, allez, allez. Magnez-vous.
Il y a mille moyens de les embêter, camarades.
Je compte sur vous pour ça.
Toi, tu empêches les wagons de sortir de France.
Toi, incise les boyaux de freins. Ça fera roue libre.
Toi, Louis, tu t'occupes du carburant.
C'est la bombe magnétique. Elle tient toute seule. Épatant.
Regardez.
Il y a 2 aimants dedans, là et là.
Il faut la poser sur un truc en fer.
Les gars, les Frisés.
Planquez-vous dans les fosses.
En voilà un.
Tous dans l'abri anti-aérien !
On a eu chaud.
Après les conseils d'ami, la menace.
Ils sont partout, maintenant.
Défense de passer.
- Allez. - Qu'est-ce qu'il y a, encore ?
Allez, viens, Louis. Il faut un interprète.
- Vous parlez allemand ? - Oui.
Vous serez l'interprète.
Camarades.
Je constate encore
et encore des sabotages
Il faut que cela cesse.
Nous nous battons ensemble
pour atteindre un même objectif.
Nous travaillons ensemble pour la civilisation humaine !
Nous vous tendons la main,
mais si vous nous désobéissez,
nous vous forcerons !
Traduisez !
Il dit :"Camarades, il y a trop de sabotages."
Il dit comme ça...
"Nous travaillons pour la même cause."
Plus fort !
Il dit comme ça...
"Nous vous tendons la main.
"Si vous tendez le poing, on vous cassera la gueule."
Conclusion :
10 trains allemands devaient partir, ce soir-là.
Et 6 hommes,
2 fois 3, 6, furent arrêtés comme otages.
Mais ici s'efface le pouvoir des mots.
Sortez, vite !
Venez avec moi !
Amène-toi.
Attends.
- On en fait quoi ? - Cache-le. On le prendra cette nuit.
Planque-le.
Tiens. Occupe-toi de ça.
Finis avec la chignole. J'ai autre chose à faire.
Objectif.
Feu !
Tu as vu ce qui part comme laine ?
Et les minerais !
Tiens, apporte ça aux radios.
Les statistiques des tonnages vers l'Allemagne du 15 au 30.
Ici Londres.
Les Français parlent aux Français.
Veuillez écouter tout d'abord quelques messages personnels.
Les aubépines sont en fleur.
Le presbytère n'a rien perdu de son charme.
Deux fois.
Véronèse est un grand peintre.
Le chat sort des sacs.
- Chic, alors ! - Ça y est !
- Ils ont débarqué. - Non !
Oui. Sors la carte.
Ils ont débarqué.
Où crois-tu, toi ?
Cette section est très vulnérable.
À ce stade, une intrusion est possible
si nous ne renforcons pas immédiatement et rapidement.
- C'est évident. - En un mot ?
- Par la route. - Transport ferroviaire.
Douze trains pour le front de l'ouest.
Le convoi Apfelkern doit-il s'y rendre par là ?
Non, pas le trajet principal comme les terroristes.
Par ici, ils ne nous attendront pas.
Ils préparent des départs de troupes ?
Ils ne prendront pas la grande ligne, mais plutôt la voie unique.
Tu vois le pont de Corbin ? Il suffirait de le faire sauter.
Ce serait formidable qu'ils n'arrivent jamais.
On forme un convoi de 12 trains.
Le 1er train S 1504 322 425.
Le convoi porte le nom "Apfelkern".
- Ça veut dire quoi ? - "Pépin de pomme."
- Quoi ? - "Pépin de pomme."
Direction gare de Corbin.
Ils n'osent plus donner tout le parcours.
Pardon.
Allô ?
Gare de Corbin. Le pont vient de sauter.
Le convoi Apfelkern doit prendre la grande ligne.
C'est toujours pareil !
Le PC ?
Convoi S 1504 à 15h45.
Cette fois, il est à l'heure, votre convoi.
Ici la gare de l'Orme. La voie a sauté à 1 km, à Laval.
Poste 3. Garez le S 1504.
Non. Déviez.
Oui, oui. Déviez par Saint-André.
Bon. Déviez par Saint-André.
Tu as compris ?
- J'y vais ? - Tout de suite.
Bonjour, vieux.
Bonjour, Leroux.
Bon appétit.
Tu sais ce qui m'amène.
Oui. Tu peux y aller.
Tu as une machine, ici ?
J'en ai bien une, mais elle n'est pas en feu.
D'abord, la chaudière est vide.
- Je la remplis avec des seaux ? - Pourquoi pas ?
Tu parles d'un boulot !
On n'a pas fini. Et je vais me faire agrafer !
On va te ligoter. Dis que c'est le maquis.
Il ne faut pas que le convoi passe. Tout est là.
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