8½

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Eight And A Half 1963 RERiP MULTi 1080p BluRay x264-FHD
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Publikigita je: 2011-06-29
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La unuaj 200 linioj.

Je l'ai attrapé.

Descends. Viens-là.

Descente définitive.

Excusez cette invasion matinale.

Comment allez-vous ?

Je suis un de vos admirateurs. Enchanté de vous rencontrer.

Vous permettez ?

Je peux utiliser votre machine à écrire ?

Découvrez votre bras.

Détendez-vous.

Votre âge, Monsieur ?

Quarante-trois ans.

Qu'est-ce que vous préparez ? Un nouveau film désespéré ?

- C'est votre première cure ? - Oui.

Respirez bien.

Entrez.

Pardon, je reviendrai.

Non, entrez donc.

Respirez.

Plus fort.

Je peux fumer ?

Toussez.

Respirez.

Vous l'avez lu ?

Qu'en pensez-vous ?

J'ai pris quelques notes. Nous en parlerons plus tard.

Votre organisme

est un peu fatigué.

Vous pouvez vous rhabiller.

Belle fille.

Américaine, hein ?

Beaux petits lots, tout ça.

La cure vous fera du bien.

Alors, Mademoiselle :

tous les jours, à jeun,

300 grammes d'eau de source à boire en 3 fois

à 15 minutes d'intervalle.

Un jour sur deux, application de boue,

suivie d'un bain de dix minutes.

Je vous attends à la source.

Au bout d'une semaine,

deux jours de suspension de traitement.

Monsieur, votre verre.

Je suis là !

Vous voulez parler du film ?

Vous me direz si je dois montrer ces notes à votre producteur.

Je ne voudrais pas vous causer des ennuis.

Ne vous en faites pas, je l'ai appelé.

Une chose saute aux yeux :

l'absence de problématique,

ou de prémisse philosophique...

Asseyons-nous.

...fait du film une suite d'épisodes gratuits,

voire amusants, en raison de leur réalisme ambigu.

On se demande ce que veulent les auteurs.

Nous faire réfléchir ?

Nous faire peur ?

Ce jeu révèle dès le début

une inspiration poétique d'une pauvreté... !

Pardon, mais c'est peut-être là la preuve la plus pathétique

que le cinéma a 50 ans de retard sur tous les autres arts.

Le sujet n'a même pas la qualité d'un film d'avant-garde,

alors qu'il en présente tous les défauts.

Je ne pense pas que mes notes puissent vous être utiles.

Je m'étonne que vous ayez pensé à moi

pour une collaboration qui me paraît franchement impossible.

Au contraire, vous me serez très utile.

Vous comprenez...

Je veux faire ce film.

J'ai repoussé le tournage de 15 jours

précisément parce que...

Mezzabotta !

Excusez-moi.

Mario ! Toi ici ?

Guido !

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Salut, Guido.

Comment tu vas ?

Que de cheveux blancs, vieux Snaporaz !

Et toi donc !

Tu bois cette saleté d'eau ?

Oui, pour mon foie.

Et toi, quelle cure tu suis ?

Un instant.

Ta fille ? Ce qu'elle a grandi !

Ce n'est pas ma fille.

L'abeille cruelle a sucé la vie de toutes ces pauvres fleurs.

Chérie, je te présente mon ami...

Pardon. Je sais.

- Gloria Morin. - Enchanté.

Je vous connais bien.

Puppi me parle tellement de vous.

Et j'ai causé une querelle en critiquant votre dernier film.

Mais non, tu l'as adoré.

On boit un verre ?

Et toi, tu es seul ? Ta femme ?

- Elle n'est pas là. - C'est mieux.

Enfin, en général...

Tu as appris, pour Tina et moi ?

On attend l'annulation.

Et nous deux, on est fiancés.

Félicitations.

Bon, alors et toi ?

Qu'est-ce que tu prépares ?

Le lieu est idéal.

M. Daumier, écrivain, Mlle...

- Comment, déjà ? - Gloria.

Enchantée, je vous admire beaucoup.

Vous me flattez.

Vous êtes actrice ?

J'ai déjà vu votre photographie.

Actrice !

C'est vrai, je nourris certaines ambitions.

De grandes ambitions, à vrai dire.

Mais rien de plus pour le moment.

Elle est docteur en philosophie.

Mario Mezzabotta.

Je ne suis pas docteur, je prépare ma thèse.

Sur quel sujet ?

Un sujet difficile :

la solitude de l'homme moderne dans le théâtre contemporain.

Intéressant, non ?

Et les apparitions de la jeune fille à la source,

que signifient-elles ?

Une offre de pureté, de chaleur ?

De tous les symboles de votre histoire,

celui-ci est le pire.

Elle n'est pas là.

Tant mieux !

Comment ça va ?

Pas mal.

- On t'a reconnu ? - Non.

En voilà des bagages !

Cinq valises, il fallait ça pour les robes du soir.

J'en ai une, tu vas voir !

Vous avez tout ?

Mais ici, le soir, on dort. Il n'y a rien à faire.

C'est une station chic, non ?

Il y a bien des soirées, ne serait-ce qu'à l'hôtel, non ?

Tu as été sage ?

Écoute, je voulais te dire...

Mon hôtel était complet, et plein de gens me connaissent.

Alors je t'ai pris une chambre dans un charmant petit hôtel.

Et lui, il va bien ?

Très bien !

Je te trouve un peu pâlot.

Tu vois, ton hôtel est juste là.

Madame ! Y a du monde.

Tu vois, ce n'est pas...

Mais c'est calme.

Tu veux des sandwichs dans ta chambre ?

C'est un peu triste, ici.

Non, c'est typique !

Et j'ai faim. Toi, tu as mangé. Pas moi.

Tout est prêt, chambre, salle d'eau...

Madame sera comme en famille.

Merci. On peut manger quelque chose ?

Ce que vous voudrez.

Je prépare quelque chose.

C'est fou comme le train salit les mains !

- Content de me voir ? - Bien sûr.

Vraiment content ou comme ça ?

Très content.

Comme ça sent bon !

Merveilleux, ce velours.

Ah ? C'est bien.

Pas un pli, après trois heures de train.

Tu ne m'as pas dit si tu aimais ma robe.

Elle te plaît ?

Qu'elle est belle !

Et élégante ! Son chapeau, c'est de la peluche ?

J'ai eu un mal à la trouver !

Je n'y croyais plus.

Mais quand Carla veut quelque chose...

J'ai lu une belle histoire dans "Mickey".

C'était un dinosaure...

Ma jolie poulette dodue.

Guido, tiens-toi tranquille.

Qu'est-ce que tu veux faire ?

- Tu as été sage ? - Tu en doutes ?

Ta poulette dodue a faim.

Mon alliance !

Dis, ce que tu m'avais promis...

Quoi donc ?

À tous les coups, elle va me reparler de son mari.

Tu ne crois pas ?

Tu vas voir, vieux Snaporaz.

Pauvre Luigi, il n'a pas de chance.

Tu sais, mon mari ne se met pas en avant.

Il n'ose pas.

Mais il n'est pas bête, bien au contraire.

Quelle chaleur !

Il connaît toute l'histoire romaine.

Il lui faudrait un coup de pouce.

Il travaille dur

et il est si mal payé !

Tu vas abîmer mon sac !

J'y tiens beaucoup.

C'est lui qui me l'a offert.

Tu pourrais lui trouver une place.

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