La unuaj 200 linioj.
Grillé à la perfection.
Fais-moi goûter.
C'est chaud.
Non, merci.
Léo, t'es pas doué.
Oh ! C'est adorable.
Je vais la faire courte, mais sincère.
Merci, Mona, d'avoir accepté de m'épouser.
Excusez-moi de vous déranger.
Je viens vous apporter mes félicitations
et je vous ai aussi apporté un petit cadeau
qui, je l'espère, sera à votre goût.
C'est très gentil.
Vous formez un couple vraiment admirable.
Mon ex-mari a pris la fuite avant la moitié des 20 ans.
C'est pas étonnant.
Léo !
Tu peux manger avec nous.
Oui, avec plaisir.
Vas-y, ouvre-le.
Les noces de porcelaine.
C'est à la fois fragile et précieux.
Ils sont mignons.
Je te remercie, Carla.
Et un grand merci à vous deux pour cette belle surprise. Maintenant...
Chère Mona,
toutes les fleurs que j'ai rencontrées ont fini par se faner,
mais toi, tu n'as pas changé.
Papa !
Mais Léo !
Tu es toujours aussi fraîche qu'une goutte de rosée printanière.
Monsieur Specia, nous avons un nouveau prêtre.
Ah, voilà une très bonne nouvelle, M. le vicaire général.
Enfin.
Oui, et figurez-vous qu'il est Allemand.
Ah, d'accord.
À notre époque, on ne peut pas faire les difficiles.
Oui, vous avez raison, bien sûr.
Informez les paroissiens et envoyez quelqu'un le chercher à la gare.
D'accord, c'est entendu.
On a enfin un nouveau prêtre.
- Bonjour. - Salut, Mona.
Quel beau gâteau !
Il est magnifique.
Faites en sorte que tout soit prêt à temps.
Et vous, ne soyez pas en retard pour l'accueillir au train.
Est-ce que tu t'es baigné dans le chocolat ?
Je ne vois pas ce que tu veux dire.
T'es pas d'ici.
Allez, venez.
Vous êtes qui, monsieur ?
Il s'est sûrement perdu.
Non, je sais où je vais, les enfants.
Moi, je parie qu'il va à Ilanz.
Allez, venez, on le suit. Où est-ce qu'il va ?
Regardez.
Mais c'est qui celui-là ?
Gieri et Silvio, ils sont où ?
Il n'a pas vraiment l'air d'un Allemand.
Peut-être que c'est un réfugié.
Bonjour.
Je m'appelle Sharma, je suis le nouveau curé.
Bienvenue dans notre village, mon père.
Comprenez-vous notre langue ?
Oui, aucun souci.
La dernière paroisse dont je me suis occupée était dans le sud du pays.
Mais vous ne deviez pas arriver en train ?
J'étais en avance. À la gare, je suis monté dans le bus.
Je vous en prie, entrez.
J'ai préparé une spécialité.
Mona fait les meilleures tourtes aux noix du canton des Grisons.
C'est très gentil.
Merci beaucoup.
Vous parlez le romanche ?
Non, juste quelques mots.
Très bon.
Tu es la reine de la pâtisserie.
Ta tourte aux noix est une pure merveille.
Ah, vous voilà.
Bonjour.
Alors, je suis Silvio Specia, le président de cette paroisse,
et voici Gieri Candrian,
membre du conseil de l'église et secrétaire communal.
Je suis ravi, monsieur.
Alors, comme ça, vous êtes Allemand, mon père ?
Non, je suis Indien.
J'ai été envoyé en Allemagne, car il y a une pénurie de prêtres.
En Inde, vous aviez une paroisse ?
Bien sûr !
Il y a plus de 19 millions de catholiques.
Plus du double du nombre d'habitants qu'il y a en Suisse.
Dites, les gars, alors il paraît que le nouveau prêtre est Chinois.
- Il est pas Chinois. - Il est Indien.
Un curé indien, ça nous promet de belles surprises.
Je le sens.
De nos jours, on ne peut pas être exigeants.
Oui.
Excellent tir, Gieri. Aujourd'hui, tu te défends bien.
Ce genre de chance n'arrive qu'une seule fois dans la vie.
Ça va, on sait que tu as l'autorisation de tirer le bouquetin.
Le bouc de ma vie, alors que j'ai à peine l'âge de chasser.
Qui vas-tu prendre avec toi pour aller le débusquer ?
Le top du top, bien sûr.
Eh oui, bien sûr, voyons.
J'ai faim !
- J'ai faim ! - Arrête.
- J'ai faim ! - Arrête.
Pas de téléphone à table.
Où est le chef ?
Il s'entraîne au tir.
- Salut ! - Salut !
Papa, si tu rates l'animal, tu pourras plus jamais te montrer.
- Tout le village se foutra de toi. - C'est clair.
Ce serait la plus grande honte de ma vie,
mais comptez pas là-dessus, je suis trop fort.
Dimanche, le nouveau prêtre dira sa première messe.
Si une femme prononce le sermon, je veux bien retourner à la messe.
Oublie ça.
Laisse-lui donc une chance.
Gieri,
pour notre anniversaire, on pourrait s'offrir un voyage tous les deux.
À quoi tu penses ? Tu as une idée ?
Autrefois, on rêvait de parcourir l'Amérique du Sud en camping-car
et de faire l'ascension du Chimborazo.
Rien ne nous empêche de le faire aujourd'hui.
Je sais pas trop. Ça remonte loin tout ça.
Ce sont des rêves de jeunesse. Il vaut mieux laisser tomber.
Tu crois pas ?
T'as pas envie de voyager avec moi.
Tu t'endors le soir de notre anniversaire de mariage.
Non.
Tu te rappelles notre dernière fois? C'était il y a des siècles.
- C'était à Pâques. - Tu as pris des notes, on dirait.
Je ne te plais plus, c'est ça ?
Mais si, t'es géniale.
Ne te pose pas tant de questions.
Le seul problème, c'est que l'on est moins jeunes qu'avant.
Tu sais, ce serait pas mal de se trouver une cabane.
Hein ?
Dehors, on se gèle, il fait trop froid.
Moi, j'ai plutôt chaud.
Et puis, ici, on voit jamais personne.
Attends.
Hier, Urs vous a vu pique-niquer.
Tu jouais à la famille heureuse ? Au couple harmonieux ?
Mais tu sais ce qu'il en est.
Mona et moi c'est fini, on ne couche plus ensemble.
On vient de passer un bon moment. Non ?
Bizarre que Giulia se promène aussi souvent dans la forêt.
Elle passe son permis de chasse.
Ça commence à me gonfler, ces histoires d'émancipation.
Coucou.
Salut, Mona.
Que fais-tu ?
Oh non, merci, c'est bientôt l'heure de mon cours de yoga.
Pourquoi tu ne viendrais pas ?
Ce truc de bien-être et de zen à la mode indienne,
ça ne me dit rien du tout.
J'ai pas envie de faire des galipettes acrobatiques.
On fait pas de galipettes et on fait pas non plus d'acrobaties.
On essaye de s'ouvrir.
Comment c'était, votre pique-nique d'anniversaire ?
Bien.
Il s'est passé quelque chose ?
Non, c'est ça le problème.
Ça fait des mois que Gieri ne veut plus.
Ça, c'est normal.
Mais il dit pas pourquoi.
Tu sais ce que j'ai lu dans une revue ?
Qu'au bout de dix ans,
plus de 50 % des couples font très peu l'amour, voire plus du tout.
Mais il faisait tellement bien l'amour.
Peut-être que tu devrais trouver une occupation qui te passionne.
Tu avais toujours voulu ouvrir un café.
Oui, c'est vrai,
mais Gieri ne sera jamais d'accord.
Ah.
Dis-moi, toi, tu couches encore avec ton mari ?
Oui, bien sûr.
Toujours le dimanche, et c'est toujours pareil, ennuyeux à mourir.
Et on est mariés depuis à peine 11 ans.
Je suis content de vous voir aussi nombreux.
Je vous souhaite la bienvenue.
Certains s'étonnent de voir un Indien monter en chaire.
Avant, vous nous apportiez la parole de Dieu, maintenant, c'est à nous.
Ça va être très drôle.
Aujourd'hui, beaucoup vont à l'église seulement par tradition.
La foi sincère et profonde est devenue rare.
C'est pourquoi je voudrais vous parler de l'essence de la foi.
Je veux parler de l'amour.
On prétend que l'amour est la chose la plus importante,
et c'est vrai.
Je ne parle pas de l'amour entre les personnes.
Je parle d'un sentiment plus grand
qui est l'amour de notre Seigneur.
Mais comment vivre cet amour ?
Eh bien, ça commence par l'amour de soi.
Il ne faut pas le confondre avec l'égoïsme ou le narcissisme.
Cela signifie plutôt que chacun accepte ce qui fait
partie de lui-même avec amour.
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