Las primeras 200 líneas.
"Faites vos jeux !"
Femme de chambre.
- M. Legrand ! - Il est revenu ?
Non, non. Je vais bien.
J'étais...
C'est pas ça...
Je faisais la chambre du gros parieur.
Ça va aller.
Cliff, il est encore avec...
C'est bon, Ginger.
Vous pourriez donner à Natalie un verre d'eau ou un alcool fort ?
De l'eau, ça ira.
C'est Cliff. On a un code rouge.
Cliff, qu'est-ce qui se passe ?
J'y crois pas.
C'était dans la suite.
Non, j'y crois.
Je vous crois, mais c'est...
C'est la suite de Caine.
Vous êtes certaine ?
Chambre 1848.
Je sais qui est M. Caine.
C'est compliqué...
Natalie, peu importe qui est cet homme.
Ou à combien s'élève sa fortune.
Ou si c'est un gros client.
Ce truc-là...
C'est pas seulement répugnant moralement,
c'est aussi illégal.
Vous avez bien fait.
Maintenant, on va faire le nécessaire, d'accord ?
- Je dois ranger mon chariot... - Laissez tomber.
- Il faut que je pointe. - Pas la peine.
On règlera tout ça. La soirée a été éprouvante.
On va contacter le FBI, je pense.
Ils vont vous interroger.
Enfin, je ne connais pas les procédures...
Mais comptez sur nous.
Votre mari est chez vous ?
Effacer ? OUI
- Oui, il est là. - Ça va aller ?
Avec lui ?
Il est calmé, oui.
Très bien.
Changez-vous.
Et rentrez directement.
Caine ne doit rien suspecter,
sinon il s'enfuirait avant l'arrivée du FBI.
Donc ce soir,
ne parlez pas de tout ça, d'accord ?
Vous avez fait ce qu'il fallait.
- On appelle ton père ? - Non, putain !
C'est moi qui vais gérer ça.
Je peux me débrouiller.
Dis-moi quoi faire.
- Bonsoir, boss. - Bonsoir, Ben.
Salut, Nat !
On vote pas !
Bon sang, on vote pas, je vous dis !
Jerry ?
C'est fait.
- Tout va bien ? - Oui.
On en était où ?
Quelque temps plus tôt...
Bon, allez...
Quoi de neuf, John-O ?
Salut, salut !
Tu veux m'aider à mettre sur eBay des vieux Playboy ?
Je te donnerai ta part.
Ils sont comme neufs !
John-O, non, je...
Faut que j'aille bosser.
Bosser ? Mais ils sont comme neufs !
Immaculés !
Et où tu les as trouvés ? Pas volés, j'espère.
Je veux plus payer ta caution.
Pas du tout !
C'était à moi.
Les minous sont mimi,
la litière est pleine de merde et le monde est merveilleux !
Si tu le dis, mon pote.
Et merde.
C'est pas vrai.
Salut. T'es déjà partie ?
T'as vu, le réseau de pédopornographie ?
Quoi ?
J'ai entendu ça aux infos.
Pédopornographie, darknet... Des trucs horribles.
Des connards blindés accèdent à ces réseaux tenus par des Russes.
À gerber.
Charlie, je suis pas d'humeur.
Je veux pas parler de ça.
Pourquoi t'écoutes ces trucs ?
Pourquoi j'écoute les infos ?
Oui, ça sert à quoi ?
Tu peux rien y faire.
On s'énerve, mais on peut rien changer.
Vaut mieux écouter de la musique.
Je suis en train d'agir, là.
Rien à foutre.
Qu'ils viennent me trouver, ces pervers. Ça a assez duré.
Les Russes ont des réseaux pédopornographiques sur le Dark Web.
Amérique réveille-toi !
Et voilà !
IGNOBLE !
Tu vois...
c'est réglé.
Et ça va, toi ?
Oui, ça va.
Foutaises.
- Quoi ? - Je sais reconnaître les foutaises.
- Videz vos poches. - Tu vas pas bien.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.
Tu veux bien arrêter, s'il te plaît ? Je vais bien.
C'est des foutaises, mais d'accord.
- Repassez dessous. - C'est tes lunettes !
500 g de métal sur le nez !
Putain !
Natalie !
- Charlie ! - Putain.
C'est bon.
Tu m'as eue.
Je vais l'éclater !
T'as fouillé son téléphone ?
Non, même pas. Il est débile.
Je tricotais sur le canapé et la télé était en veille.
Nos photos défilaient.
Donc y avait mes neveux, les photos de nos vacances.
Et tout d'un coup, sa bite.
Boum, sa bite est apparue sur la télé.
Il savait pas... C'est quoi, le truc de photos ?
- Le cloud. - Voilà !
Le cloud des gaules.
Donc je lui ai dit : "À qui t'envoies ta bite ?"
Il a joué les innocents et...
- J'ai fait le maximum. - Merci, Chelle.
Nat, tu lui as foutu une branlée, au moins ?
Évidemment.
Foutaises.
Alors, tout se passe bien pour vous ?
Tout va bien ?
C'est pour vous, non ? Scotch avec glaçons.
Motif tigré, la classe !
Bien, faites vos jeux.
Où va-t-elle s'arrêter ? Mystère !
Charlie !
Le big boss voudrait te voir.
Big boss de quoi ?
Oh merde !
Deux tables ?
Bien. Autre chose pour la réunion ?
Du café.
Je rentre plus tard, je me fais virer.
Très bien, merci.
Tout sera prêt.
Ça va ?
Bien, au revoir.
Charlie Cale. Je vais être virée.
Bonjour, mademoiselle Cale.
Ravi de vous rencontrer enfin.
Ouais, enfin bon...
Asseyez-vous.
Je vous sers un verre ?
Vous avez quoi ?
Tout.
J'ai compris, alors tournez pas autour du pot.
Vous avez compris quoi ?
Votre père vous a donné ce casino il y a 3 mois.
Il ne me l'a pas donné, je suis juste le manager.
Je vois.
La passation a dû être compliquée, avec plein de papelards à signer.
Bref, il vous a parlé de moi que maintenant.
Oui, en effet.
Et donc...
maintenant que vous connaissez mon histoire,
vous allez me virer.
Ça paraît logique.
J'ai jamais compris pourquoi il m'avait gardée.
Je crois qu'il vous appréciait.
Pas du tout.
Je sais pas ce qu'il vous a dit.
Alors reprenons.
Tout a commencé à Denver.
Une belle brochette de joueurs de poker,
les meilleurs du Colorado,
se réunit dans un hôtel en bordure d'autoroute.
C'est pas l'événement du siècle, juste un tournoi banal,
avec des enjeux moyens.
Une jeune femme qui n'est pas de la région est à la table.
Elle est mignonne.
Elle met l'ambiance.
Elle a plein de cash, ils l'invitent à jouer.
Trois heures plus tard, elle les écrase à plate couture.
Ça peut arriver, bien sûr.
Sauf que c'est pas la première fois.
La semaine précédente, à Cheyenne.
Celle d'avant, à Rapid City.
Toujours la même jeune femme,
qui sillonne l'Amérique centrale au gré des jeux.
Jamais de grands tournois, que des petits casinos.
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