Antigone

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Publicado el: 2016-12-08
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Las primeras 200 líneas.

Soeur, Ismène, rejeton jumeau

de la souche d'OEdipe, sais-tu quelque chose

égarement, travail de deuil, outrage

que le Père de la Terre n'ait pas encore destiné

à nous, qui vécûmes jusqu'ici ?

Dans une guerre longue, un parmi beaucoup,

tomba Etéocle, notre frère. Dans le train du tyran

il tomba jeune. Et, plus jeune que lui, Polynice

voit le frère foulé sous les sabots des chevaux. Pleurant

il galope hors de la bataille, car autre chose à un autre

départit l'esprit des batailles, quand durement

incitant, à quelqu'un avec le Droit il ébranle la main. Déjà

se précipitant le fuyard a traversé les ruisseaux de Dircé, respirant

il voit debout Thèbes aux 7 portes, là le saisit

lui, aspergé par le sang du frère, Créon qui à l'arrière

les fouette tous dans la bataille, et le met en morceaux.

Te le dirent-ils, ou ne te le dirent-ils pas, quoi

de plus doit être entassé sur d'OEdipe

la race qui s'évanouit ?

Au marché je ne me montrai pas, Antigone.

Plus une parole ne vint à moi des aimés

pas une aimable ni aucune endeuillée

et ne suis pas plus heureuse ni plus troublée.

Alors entends-le de moi. Et si de ton coeur

le battement s'arrête, s'il bat plus profondément

dans le malheur, cela montre-le-moi.

Rassembleuse de poussière, tu me colores

paraît-il, une parole en rouge.

La voici : nos frères

tous deux traînés dans la guerre de Créon pour le minerai gris

contre la lointaine Argos, tous deux abattus

ne doivent pas tous deux être recouverts de terre.

Celui qui n'a pas craint la bataille, Etéocle

doit être selon l'usage couronné et enseveli ;

mais de l'autre, qui est mort piteusement,

du corps de Polynice il est dit à présent, on aurait

annoncé cela en ville, qu'on ne

l'abrite d'aucun tombeau et n'en porte pas le deuil.

Lui on doit le laisser sans le pleurer, sans tombeau

doux repas pour les oiseaux. Mais quiconque

y fait quelque chose, doit être lapidé.

Ainsi donc dis-moi, ce que tu y fais.

Comment, soeur, m'éprouves-tu ?

Si tu m'aiderais.

Dans quel danger ?

A le recouvrir.

Lui, que la ville a renié ?

Lui, à qui la ville a dénié.

Lui, qui était en révolte !

Oui. Mon frère et aussi le tien.

Soeur, sans droit on te capturera.

Mais sans fidélité on ne me capturera pas.

Infortunée, qu'est-ce qui te pousse à présent à rassembler en bas

nous tous de la souche d'OEdipe ? Laisse ce qui est passé !

Tu es plus jeune pourtant, tu as vu

moins de choses terribles. Ce qui est passé, laissé

ne reste pas passé.

A ceci aussi pense : nous sommes femmes

et ne devons pas ainsi quereller les hommes

parce que pas assez vigoureuses et donc assujetties

ici et à beaucoup plus dur encore. Donc

je prie ceux d'en bas, que seulement la terre opprime,

de me pardonner : comme il m'est fait violence

j'obéis à celui qui règne. En effet ce qui est vain,

le faire n'est pas sage.

Je ne t'en prie plus.

Obéis à quiconque commande, et fais

ce qu'il commande. Mais moi

j'obéis à l'usage et mets le frère au tombeau.

Si j'en meurs, qu'est-ce ? Calmée je serai gisante

avec les calmes : derrière moi j'ai

apporté du Sacré. Puis il est aussi plus temps

que je plaise à ceux d'en bas qu'ici, car en bas

j'habite pour toujours. Mais toi

ris-toi de l'outrage et vis.

Antigone, sauvage

souffrir l'outrage est amer, mais

le sel des larmes aussi est mesuré ; elles ne se précipitent pas

intarissables de l'oeil. Le tranchant de la hache

met fin à une douce vie, pourtant chez celui qui reste

il ouvre la veine de la douleur. Sans trêve il doit

crier et se lamenter. Et pourtant, même en criant, il entend

au-dessus de soi les sifflements des oiseaux, et de nouveau

se représentent à lui à travers un voile de larmes les vieux

ormes et les toits du foyer natal.

Je te hais. Me montres-tu sans pudeur ton tablier troué avec

sa provision de lamentations qui s'évanouit ? Encore

gît sur la pierre nue la chair de ta chair

exposée aux oiseaux du plus vaste ciel, déjà

pour toi c'est d'hier.

Pour me jeter au travers, je ne suis pas assez bonne ; et gauche

et je crains pour toi.

Ne me conseille pas ! Sors-t-en avec ta vie !

Mais laisse-moi faire le minimum et honorer ce qui est mien

oû on me l'a outragé. Je ne suis partout

pas si sensible, j'espère, que je ne puisse

mourir d'une mort pas belle.

Alors va avec ta poussière. Car tu parles de façon égarée.

Pourtant aimante des aimés.

La victoire au grand butin est venue

favorable à celle riche en chars, à Thèbes

et après la guerre ici l'oubli fait la fin.

Dans tous les temples des dieux

en choeurs venez la nuit durant !

Et ébranlant Thèbes, nue sous son tablier de lauriers,

que règne la ronde de Bacchus !

Mais lui, le porteur de la victoire,

Créon, fils de Ménécée, se hâta bien

depuis le champ de bataille, pour annoncer le butin et

finalement le retour des guerriers, puisqu'il a convoqué

et ordonné ici l'assemblée des Anciens.

Vous hommes, faites-en part à tous : Argos

n'est plus. Le règlement de comptes fut

complet. De onze unités urbaines

peu s'échappèrent, très peu !

Comme on dit de Thèbes : au bonheur

tu éjectas aussitôt des jumeaux ; et molle

ne te rend pas le malheur, lui-même devient mou. La soif de ta lance

fut étanchée par le premier boire. Il ne lui fut pas dénié

de boire à nouveau. Sur une rude place de repos

tu déposas, Thèbes, le peuple d'Argos. Sans ville, sans tombeau

il gît à présent à l'air libre, lui qui se moquait de toi.

Et tu vois oû était une fois leur ville

et tu vois des chiens à qui resplendit la face.

Les plus nobles vautours volent vers elle ; ils marchent

de cadavre en cadavre

et du repas richement préparé

ils ne peuvent s'élever dans les hauteurs.

Seigneur, une belle image de choses fort violentes tu peins.

Et, transmise, elle plaira à la ville

si habilement mélangée à une autre : des chars

remontant les rues, pleins de nos propres hommes !

Bientôt, amis, bientôt ! Pourtant aux affaires ! Pas encore

vous ne me voyez pendre l'épée dans le temple.

Pour deux causes je vous appelai

d'entre l'ensemble : une fois, parce que je sais

que vous ne comptez pas au dieu de la guerre les roues

du char qui broie l'ennemi, et n'êtes pas avares envers lui

du sang des fils au combat, pourtant,

retourne-t-il affaibli sous le toit bien protégé,

on fait beaucoup de comptes au marché, que donc vous

portiez à ma connaissance la perte en sang de Thèbes

comme n'allant pas au-delà de la pratique. Puis aussi, parce que

toujours Thèbes qui trop pardonne, sauvée

de nouveau, se hâte pour sécher la sueur

de celui retourné haletant au foyer, et ne

considère pas particulièrement si c'est la sueur du courroucé

combattant ou seulement la sueur de la peur, mélangée à

la poussière de la fuite. Pourquoi je recouvre

et vous devez l'approuver, Etéocle,

qui mourut pour la ville, d'une tombe à couronnes ;

mais Polynice le poltron, à lui

et à moi apparenté et ami du peuple d'Argos,

qu'il gise sans tombeau, comme celui-là gît.

Comme celui-là il était ennemi, l'était de moi et de Thèbes.

Et c'est pourquoi je veux qu'aucun ne s'endeuille non plus

qu'il soit laissé sans tombeau, en spectacle

un repas, dépecé par les oiseaux et par les chiens.

Car si pour plus grande que la ville-patrie

quelqu'un tient la vie, il ne vaut pour moi rien du tout.

Pourtant qui veut du bien à ma ville, mort ou

vivant, qu'il soit toujours semblablement apprécié de moi.

J'espère que vous approuvez cela.

Nous l'approuvons.

Prenez donc la surveillance dans le susdit.

Occupe avec des jeunes de semblables postes !

Pas cela. La garde pour la dépouille est déjà dehors.

Et pour les vivants, soyons-nous la garde ?

Oui. Parce qu'il y en a certains à qui cela déplaît.

Ici il n'est pas de tel dément, qui meurt volontiers.

Pas publiquement. Pourtant maint homme a seulement

secoué si longtemps la tête qu'elle tombât.

Et cela me porte à ceci : de plus hélas il est besoin.

Il faut que la ville soit purifiée...

Privé de respiration, très vite une information

je me hâte pour la remettre, ne demande pas pourquoi pas

encore plus vite, mon pied est en avance sur ma tête, ou

ma tête tire mon pied derrière soi, car

oû vais-je, et combien longtemps encore

au soleil, sans respiration, et pourtant

toujours est-il que je vais.

Je ne tais rien. Pourquoi ne dis-je

pas librement ce que je ne fis pas ?

Et ne sais pas non plus, car je ne sais pas même

qui te l'a fait. Un jugement tranchant

envers un tel ignorant serait décourageant.

Pour ton propre méfait messager zélé, tu exiges la couronne

du bon ouvrage des jambes !

De quelque chose de violent tu as chargé tes gardes. Cependant

ce qui est violent donne aussi beaucoup de fatigue.

Ainsi dis-le à présent et va-t-en.

Ainsi le dis-je à présent. Le mort, l'a tout juste

mis en tombe quelqu'un qui s'évada, répandu sur la peau

de la poussière, pour que le vautour ne l'épie pas.

Que dis-tu ? Qui a entrepris cela ?

Je ne sais pas. Il n'y avait là aucune éraflure de bêche

et aucun coup de pelle. Et lisse le sol

non parcouru de roues. Nul signe

de l'auteur. Ce n'était pas un tombeau

seulement poussière tendre, comme si effarouché par ton commandement

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