Children of Hiroshima

Children of Hiroshima (原爆の子)

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Children of Hiroshima 1952 DVDRip x264-TBB
Comentario por Nogein

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Publicado el: 2020-11-19
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Para personas con discapacidad auditiva: No

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Las primeras 200 líneas.

ENFANTS D'HIROSHIMA

Producteur : Kimisaburo Yoshimura

Producteurs associés : Tengo Yamada, Hisao Itoya, Setsuo Noto

Directeur de la photographie : Takeo Ito

Musique : Akira Ifukube

Décorateur : Takashi Marumo

Distribution :

Nokubo Otowa

Tsuneko Yamanaka, Jukishi Uno, Shinya Ofuji

Tsutomu Shimomoto, Osamu Takizawa, Takashi Ito

Chikako Hosokawa, Masao Shimizu

Mise en scène : Kaneto Shindo

Repos !

Passez de bonnes vacances, mais n'oubliez pas de travailler.

Nous nous reverrons en septembre.

- Au revoir ! - Au revoir, Professeur !

Vous partez camper ?

Je m'en vais à Hiroshima.

C'est votre ville natale ?

Ça doit être bien d'avoir une ville natale.

Moi, je suis né sur l'île.

Je n'ai donc pas de ville natale.

Vous avez de la chance d'être né ici.

- Bon après-midi ! - Bonjour !

C'est moi !

Bonjour !

Tu es en avance.

Je vais t'aider.

Tu ferais mieux de te préparer pour demain.

Ce ne sera pas long, j'en aurai vite fini.

Je pense y aller simplement comme je suis.

Tu prendras le bac du matin ou celui de l'après-midi ?

Je prendrai le premier.

C'est une bonne idée.

Tu seras à Hiroshima avant le coucher du soleil.

Je te prendrai un billet.

- Merci, c'est gentil. - Mais de rien.

Koji ! Tu as déjeuné ?

Veux-tu bien laisser ce bateau !

Pas question !

Sale gosse ! Bon, j'y vais.

Depuis combien de temps tu n'y es pas allée ?

Je n'y suis pas retournée une seule fois depuis ce jour.

Ça fait quatre ans.

C'est fou ce que le temps passe.

Je n'aime pas me rappeler le passé,

mais parfois c'est inévitable.

J'ai oublié le passé.

Bon, tu es la même qu'avant.

Tu es toujours tellement enjouée.

Merci à vous deux.

Vous m'avez permis de me sentir en famille parmi vous.

Où vas-tu loger, là-bas ?

Chez Morikawa, avec qui j'ai enseigné.

Takako.

N'oublie pas que ta famille est enterrée ici, sur l'île.

C'est ici chez toi, maintenant.

Dépêche-toi de revenir, nous t'attendons.

Merci, je reviendrai vite.

Mlle Ishikawa !

Où allez-vous ?

À Hiroshima.

De retour au pays ?

Mlle Ishikawa !

Elle était où votre maison ?

Près du bureau de l'ancienne préfecture.

Le mieux, c'est de laisser ce genre de souvenir en sommeil.

Voici Hiroshima.

C'est là que sont mortes

les premières victimes

de la bombe A en août 1945.

La rivière y passe, paisible,

tout comme ce jour-là, ce jour fatal.

Le ciel y déploie sa grande beauté,

tout comme ce jour-là, ce jour fatal.

Les enfants qui ont connu ce jour sont grands aujourd'hui.

Et sur ses ruines,

la ville s'est reconstruite petit à petit.

Père...

Mère...

Haru...

C'est moi, Takako.

Dépêche-toi un peu, Haru.

Chéri !

Il est déjà 8 heures.

- Tu rentreras tard ? - Non, je serai là de bonne heure.

J'y vais.

Fais bien attention.

Et sois attentive aux alertes de raids.

Et pareil pour toi.

Je suis partie.

6 AOÛT

Le QG de l'armée, à Hiroshima, annonce que

l'alerte aérienne de 8 heures est levée.

- Au revoir. - Bonne journée.

- Qu'est-ce qui t'arrive ? - J'ai oublié...

Ceci, non ?

Merci.

Tu cours donc toujours ?

Un homme, assis sur les marches, perdu dans ses pensées,

fut pulvérisé par l'explosion, instantanément.

Maintenant, seule la trace de ses pensées demeure.

La charité, Mademoiselle.

Ayez pitié d'un pauvre aveugle.

C'est vous, Iwakichi ?

C'est bien vous, n'est-ce pas ?

Moi, c'est Takako !

Vous vous souvenez de moi ? Je suis sûre que c'est vous.

C'est Takako.

Mlle Ishikawa...

De grâce, allez-vous-en.

J'ai trop honte. Je suis devenu mendiant.

Partez, je vous en prie.

Ma cécité m'empêche de travailler.

Voyez ce que je suis devenu.

Vous êtes totalement aveugle ?

J'y vois un tout petit peu.

Vous avez un foyer ?

Pas vraiment ce qu'on peut appeler une maison.

Mais c'est mieux que rien.

Vous me permettez d'y passer la nuit ?

Jamais de la vie.

C'est pas un endroit pour une jeune fille comme vous.

Ça n'a pas d'importance.

Ça fait longtemps, je veux parler avec vous.

Allez, venez !

Non, Mademoiselle, je vous en supplie.

Allons-y.

C'est là.

Tu es en retard, Iwakichi.

J'ai amené une invitée.

Ton dîner est déjà prêt.

Je suis désolé.

Attendez, je vais installer une lumière.

Entrez, je vous prie.

C'est rudimentaire, mais faites comme chez vous.

Je peux m'asseoir ici ?

Je suis désolé pour la crasse.

Vous pouvez vous asseoir là-dessus.

C'est là que je vis.

Ce n'est pas si mal.

Je suis confus de vous offrir ce genre de repas.

Il n'y a aucune raison.

Je peux aider ?

Il n'en est pas question.

Je me débrouille très bien. Restez assise, s'il vous plaît.

Voici un petit supplément.

Bienvenue à vous.

Qui est ton invitée ?

C'est la fille de mon dernier patron.

La jeune maîtresse ? Excusez-moi.

Elle est très aimable.

Elle est chiffonnière. Elle s'occupe de moi.

C'est gentil de sa part.

J'ai appris que vous étiez partie vivre chez votre oncle.

Est-ce que tout le monde va bien ?

Oui.

Tout le monde se porte bien.

Votre fils, Koji, qu'est-il devenu ?

On m'a renvoyé ses restes.

Et sa femme ?

Victime de la bombe A.

Ils n'avaient pas un enfant ?

Si.

Que lui est-il arrivé ?

Il a survécu ?

Oui.

Il est vivant.

C'est bien !

Il doit avoir huit ans maintenant. Où est-il ?

Dans un orphelinat.

Mais pourquoi ?

Je peux difficilement m'occuper de moi...

Mais pas de Taro en plus.

Alors je leur ai demandé de le prendre en charge.

Nous sommes tous les jouets du destin.

Si la vue m'était rendue,

je m'en occuperais, évidemment.

Sans cette bombe A,

rien de tout cela ne serait arrivé.

La bombe A a tué ma mère.

Papa est mort au combat.

Il ne reste plus que Grand-père et moi.

La bombe a aveuglé mon grand-père, alors il ne peut plus travailler.

Tous les 6 août, je me recueille

sur la tombe de mon père et de ma mère.

La plupart d'entre eux sont des orphelins de guerre.

En un seul instant, près de 200 000 morts.

Et une multitude d'enfants ont perdu leurs parents.

Selon les statistiques de 1948,

nous avons plus d'orphelins que Tokyo ou Osaka

qui sont des villes bien plus peuplées qu'Hiroshima.

Regardez, c'est Taro.

Le plus petit en train de transporter des pierres.

Nous recevons des fonds du gouvernement national et régional.

Sur la somme dont nous disposons par enfant et par jour,

les deux-tiers vont à la nourriture.

On a tenté de cultiver le champ à côté.

Mais vingt ares, c'est peu.

Mais les enfants se portent bien.

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