Las primeras 200 líneas.
RASPOUTINE, LE MOINE FOU
Ma présence est désormais inutile.
Si elle reprend conscience, donnez-lui un remontant.
Et si non, docteur ?
Appelez un prêtre.
Je ne peux rien faire d´autre.
Combien je vous dois ?
Ce que vous pourrez me donner.
Vos affaires vont mal ?
Avec ma femme malade...
Si tu as besoin d´aide...
Si vous voulez quelque chose, sonnez.
Aubergiste !
Ça va mal, dans Ia maison.
Ça se voit ! Quelques bons verres de vin et tout ira bien !
Aubergiste !
Comprenez donc !
Sa femme est malade !
Notre mè re est malade.
- EIIe a une forte fiè vre. - Nous le savons.
Mais je I´en débarrasserai.
La fiè vre est tombée. Je I´ai fait passer dans mes mains.
Touchez-les !
Elles sont brûlantes !
Jette ça !
Jette ça !
Elle va mieux ?
EIIe ne mourra pas.
Ouvre Ies yeux.
Tu es guérie.
C´est bien vous ?
Comment vous remercier ?
Offre-moi une bouteille.
- Ce n´est pas suffisant. - AIors, apportes-en plus.
Tout ce que vous voulez !
On n´y voit rien, ici !
Nicolaï, des Iampes !
Que ta fille mette une belle robe. On fait Ia fête, ce soir.
Ta femme est guérie. II faut fêter ça, non ?
Surveille-Ia, Vassili, et méfie-toi de I´étranger.
Tu I´as déjà vue danser comme ça ?
- Qui est-ce ? - Je ne sais pas qui c´est.
Mais il a sauvé ma femme.
Ll l´a sauvée.
Oh non, je ne peux plus.
AIIez, mon fils ! Prends encore du vin !
- Tu I´as vu ? - On ne voit que Iui.
- Qui est-ce ? - Personne ne le sait.
De temps en temps, il vient, il boit et il s´en va.
Mais ce soir,
il a guéri ma mè re, que Ie docteur croyait perdue.
Puis il a insisté pour que nous fêtions ça.
II a déjà bu 3 bouteilles. ll entame la 4è me.
Bois encore, bois encore. C´est bon, Ie vin rouge.
Tu as vu comme il danse ?
Tania a dansé toute la soirée avec lui.
Ça ne me plaît pas.
A moi non plus.
Que vas-tu faire ?
Je vais Iui montrer comment, nous, on danse ! Musique !
II ne nous dérangera plus.
Poursuivez-le !
C´est lui !
Qu´avez-vous à dire pour votre défense ?
On m´a attaqué. Je me suis défendu.
Je ne parle pas de ça. Cette affaire regarde Ies autorités civiles.
Je parle de votre conduite vis-à-vis de I´Eglise.
De vos beuveries, de vos sorties avec des femmes.
Vous m´avez appris que confesser ses péchés est salutaire pour I´âme.
Et qu´en supprimant toute tentation, on ne pouvait pécher.
J´ai appliqué cette rè gle.
Quand je vais à confesse, je n´offre pas à Dieu des mesquines rancoeurs.
Mes péchés valent Ia peine d´être pardonnés.
Vous osez blasphémer ? Vous recevrez une sévè re pénitence !
Soyez miséricordieux.
Ma femme était mourante. ll l´a fait remonter de sa tombe.
Miséricordieux ! AIors qu´il a mutilé mon fils ?
Qu´avez-vous dit ?
De Ia tombe ! C´était un miracle !
Est-ce Ià encore un de vos blasphè mes ?
Je I´ai guérie.
Guérie ? Avec des potions ?
Avec mes mains.
Votre femme était-elle possédée du démon ? L´a-t-il exorcisée ?
Non. J´ai imposé mes mains.
C´est vrai, mon Pè re.
Dieu ne Iui aurait jamais fait un don semblable !
Ce don doit venir...
Du diable ?
Qui sait ?
Je sais seulement que j´ai toujours eu ce pouvoir.
Je Ie sens qui brûIe au fond de moi.
Ll est en moi.
Dans ces mains-là.
Et je vous avertis tous...
que moi, Grigori Lefimovitch Raspoutine,
j´entends m´en servir.
Le pouvoir est à moi, j´en userai autant qu´il me plaira.
Les idiots ! Que savent-ils ?
Vivre cloîtré, ce n´est pas vivre !
A quoi bon nos sens, si on ne s´en sert pas ?
Sentir. Goûter.
Toucher.
Caresser.
Ecraser !
Tu sembles connaître Ia vie, mon fils !
Parfois, je crois que je sais tout.
Tu perds ton temps, ici !
Va à St-Pétersbourg, à Ia Cour,
dire au Tsar ce qu´il doit faire.
IIs ont besoin d´un homme comme toi, un savant.
La vie est-elle comme on le dit ?
Un vrai conte de fées !
Des maisons grandes comme...
Des rues Iarges comme...
Et des palais comme... Et des femmes !
J´y ai passé une nuit, une fois.
J´ai bu et j´ai perdu tous mes roubles.
Je n´y suis plus retourné.
Oui, il faut de Ia fortune pour y vivre.
Ce n´est pas pour Ies gars comme toi et moi.
J´aurai cette fortune.
Toi, peut-être, mais moi, j´y retournerai plus.
Je vais te faire une surprise. Tu y retournes tout de suite !
II te plaît ?
Je te demande s´il te plaît.
II est grand, en tout cas.
Que me donnes-tu, pour ça ?
Voilà Ie docteur. Bonsoir, docteur.
Contente de vous voir.
J´espè re que vous êtes en forme.
Bonsoir, tout Ie monde.
Bonsoir, patron.
Cognac ?
Deux bouteilles de vin.
Qui se mesure avec lui ?
50 kopecks à qui boira plus que Ie docteur.
Personne ?
Laissez tomber !
II a déjà commencé.
Je relè ve votre défi.
Trè s bien. AIIons-y.
Je vous préviens, ce n´est pas un débutant.
Moi non plus.
Quel toupet ! II n´a même pas deux kopecks en poche !
Salut, chéri. Tu nous paies un verre ?
Et une invitation au bal du Palais ?
Piotr ! Fais-moi sortir d´ici.
J´en ai assez de me faire écraser Ies pieds par Ies jeunes officiers.
Bois ! Ça te fera oublier tes souffrances !
Délicieux !
Ce bal est réussi. Et ce diable de...
Sonia, tu ne devrais pas boire de cette façon !
J´avais soif.
Bois de I´eau. Cela, ça coûte 2 roubles.
Tu es Ie plus adorable des frè res.
Tu ne m´auras pas au sentiment.
Voilà lvan et Vanessa.
Vous tombez bien. On vous emmè ne.
Piotr connaît un endroit plus drôIe.
Où donc ?
Si nous allions au ´'Tzigane´´ ?
C´est risqué. II y a toujours des bagarres.
Merveilleux !
AIIez, Ies filles, poussez-vous.
Champagne, bien sûr.
Je prends de Ia vodka.
Notre vodka est trè s forte.
Et alors ?
As-tu vu ?
Le barbu, Ià-bas, ne fait que regarder Vanessa.
Pour qui se prend-il ?
Ne t´énerve pas, Piotr. Assieds-toi et amuse-toi.
Ne fais pas tant d´histoires !
Vous me devez des excuses pour avoir ri de moi.
Attendez...
Vous viendrez chez moi et vous vous excuserez.
Quel impertinent !
´'Vous viendrez chez moi et vous vous excuserez.´´ !
II mérite une Ieçon.
Si je n´étais pas tombé...
Tu ne m´as pas beaucoup aidé !
Nous avons bien fait de partir.
N´est-ce pas, Sonia ?
Avez-vous vu ses yeux ?
Paie.
La note, idiot !
Debout !
Où habite-t-il ?
De I´autre côté de I´impasse. Au-dessus de la boucherie.
Je ne vous dérange pas ?
Que voulez-vous ?
Oh, pardon, madame.
Je suis venue hier soir.
Je m´en souviens.
Si on vous a volé quelque chose, j´y peux rien.
II ne s´agit pas de ça. II y avait un homme, ici.
Trè s grand, avec une barbe.
Ll a dansé.
Oh, je vois.
No comments yet. Be the first to leave one.