Las primeras 200 líneas.
ORGUEIL & PREJUGES d'après l'oeuvre de Jane Austen
Quelle belle vue, je reconnais que c'est joli.
Ce n'est rien à comparer de Pemberley,
mais je dois bien m'installer quelque part.
- J'ai votre accord ? - Les gens d'ici sont rustres.
J'adore les manières campagnardes.
- Alors prenez-le. - Merci.
Très bien, je vais de ce pas voir le mandataire.
- C'est le mien ! - Non, c'est le mien !
Je voulais le porter aujourd'hui ! Tu l'as abîmé ! Maman !
Lydia a déchiré mon chapeau et veut le mettre à l'église.
- Dites-lui qu'elle n'a pas le droit. - C'est moi qui l'ai recousu.
Elle est trop fade pour qu'il lui aille bien.
Tu ne l'auras pas. Maman !
Silence ! Aillez pitié de mes pauvres nerfs.
- Laissez-le-lui, Kitty. - C'est le mien.
Vous lui laissez tout prendre.
Qu'allons-nous devenir ?
Jane ? Lizzie ? Où êtes-vous ?
- Ici, maman. - J'arrive, maman.
Mon cher ! Mr. Bennet ! J'ai une merveilleuse nouvelle !
- Netherfield Park est enfin loué. - Ah oui ?
En effet, Mrs. Long vient de me l'annoncer.
Vous ne voulez pas savoir à qui ?
Vous allez me le dire et je n'ai aucune objection.
Par un jeune homme très fortuné du Nord de l'Angleterre.
Un célibataire fortuné, mon cher.
Il est venu visiter lundi en cabriolet et s'appelle Bingley.
Il emménagera avant septembre.
Il gagne 5 000 £ par an !
- Quelle chance pour nos filles ! - En quoi cela les concerne-t-elles ?
Mr. Bennet, voyons.
Il pourrait épouser l'une d'entre elles.
Un célibataire fortuné cherche forcément une femme.
Exactement, et qui de mieux qu'une de nos cinq filles ?
Lydia.
- Il pourrait me choisir. - Ou moi.
Son but en s'installant ici est donc d'épouser une de nos filles ?
Son but ? Ne soyez pas ridicule.
Il tombera sûrement amoureux de l'une d'elles.
Vous devez lui rendre visite.
Non, je ne vois pas pourquoi.
- Mr. Bennet ! - Allez-y avec les filles.
- Mieux, envoyez-les seules. - Seules ?
Belle comme vous êtes, c'est vous que Mr. Bingley choisirait.
Hill !
Hill ! Je suis dans un état !
Mr. Bennet n'ira pas voir Mr. Bingley à son arrivée.
- Allons, madame. - Raisonnez-le.
- Je suis sûre qu'il y ira. - Non, il n'y ira pas.
Il sera notre ruine à toutes !
Maman, il vous taquine. Il ira voir Mr. Bingley en bon voisin.
Jane, comment pouvez-vous dire ça ?
- Vous savez que votre père est têtu. - C'est vrai, ma chère.
Voilà ce que je vais faire: j'écrirai à Mr. Bingley
pour lui dire que j'ai cinq filles et qu'il peut choisir celle qu'il veut.
Qu'elles sont comme les autres,
même si Lizzie est plus intelligente.
Mais il cherche peut-être
une femme stupide, cela arrive.
- Cela vous va ? - Non, vous ne lui écrirez pas
sauf si vous souhaitez me vexer.
- Vous ne pensez pas à mes nerfs. - Vous vous trompez.
J'y pense beaucoup,
je les côtoie depuis au moins 20 ans.
Vous ne savez pas comme je souffre.
J'espère que cela s'arrangera
et que vous verrez de nombreux riches célibataires s'installer ici.
Il pourrait y en avoir vingt, vous n'iriez pas leur rendre visite !
Croyez-moi, ma chère : quand il y en aura vingt,
j'irai tous les voir.
Vous voyez, il ne veut pas
nous aider et causera notre ruine.
Si seulement nous avions eu des fils !
On dit que les malheurs
sont là pour tester notre force et se révèlent être des bénédictions
sous une autre forme.
Ce que j'ai faim !
Si je trouvais un homme qui m'acceptait pour 50 £ par an,
je serais déjà ravie.
Oui.
Mais un tel homme serait stupide et je ne pourrais l'aimer.
Oh, Lizzie...
Un mariage où les partenaires ne se respectent ou ne s'aiment pas,
cela ne peut fonctionner, pour aucun des partis.
Nous en avons la preuve au quotidien.
Mais on prend ce que l'on trouve.
Nous ne sommes pas si pauvres, Lizzie.
Nous ne sommes que des femmes, il ne nous reste
que notre charme.
L'une d'entre nous devra épouser un homme très riche.
Comme tu es la plus jolie et la plus agréable,
c'es à toi de construire notre fortune.
Lizzie...
j'aimerais bien.
Mais je souhaiterais me marier par amour.
Et tu y arriveras, j'en suis sûre.
Mais tombes amoureuse d'une homme fortuné.
Je ferai de mon mieux pour toi.
Et toi ?
Je suis persuadée
que seul l'amour le plus profond me mènera au mariage.
Sinon,
je finirai vieille fille et j'enseignerai à tes dix enfants
l'art de te casser les oreilles en musique.
- Bonne nuit maman. - J'ai très mal à la tête ce soir.
Mon Dieu, je ne danserais avec lui sous aucun prétexte !
- Bonne nuit. - Bonne nuit !
Tu ne vas pas en croire tes oreilles !
Mr. Bingley est à Netherfield.
- Sir William Lucas l'a invité. - Laisse-moi parler.
Je ne veux pas savoir.
Oublions Mr. Bingley, on ne fera jamais sa connaissance.
Maman !
Arrêtez de tousser, Kitty, un peu de pitié pour mes nerfs.
- Je n'y peux rien. - Il a 40 serviteurs. . .
- . . .et il est très beau. - Il a dit...
- ...qu'il adorait danser. - Qu'il viendrait au bal.
- Samedi. - Avec 6 femmes et 5 hommes.
1 2 femmes et 7 hommes.
- Trop de femmes. - Lydia, par pitié arrêtez.
Nous ne le rencontrerons pas et je souffre d'entendre parler de lui.
- Maman. - Assez de Mr. Bingley !
Dommage, si j'avais su cela ce matin, je ne l'aurais pas contacté.
Vous l'avez contacté ?
Nous sommes forcés de le rencontrer.
Mon cher Mr. Bennet !
Vous êtes si bon.
Eh bien. ..
Les filles, comme votre père est bon !
Et très drôle, de surcroît !
Vous allez toutes danser avec Mr. Bingley !
J'espère qu'il est résistant.
Et qu'il aime les femmes frivoles.
Oh, mon cher Mr. Bennet, plus rien ne me vexera.
C'est bien dommage.
Kitty, vous pouvez tousser comme bon vous semble.
Sommes-nous en sécurité, Mr. Darcy ?
Quelle drôle d'idée de venir ici !
Mr. Bingley.
Bienvenue à notre petite assemblée.
Sir William, ravi de vous voir.
Rien de tel qu'un bal de campagne.
Savez-vous qui sont ces deux femmes ?
Les soeurs de Mr. Bingley. L'une d'elles est mariée à ce monsieur,
Mr. Hurst.
- Le grand ? - L'autre.
De mieux en mieux.
Très élégant.
Elles ont l'air de prendre les gens de haut.
Venez par là.
Vous voyez ce monsieur ?
Lady Lucas m'a dit qu'il était le meilleur ami
de Mr. Bingley. Il s'appelle Darcy et il a
une énorme fortune dans le Derbyshire.
La fortune de Bingley est ridicule à comparer.
1 0 000 £ par an,
au minimum.
N'est-ce pas le plus bel homme que vous ayez jamais vu ?
Il ne serait pas si beau
s'il était moins riche.
Lizzie, mon Dieu, ils viennent vers nous. Souriez !
Mrs. Bennet.
Mr. Bingley souhaite vous rencontrer, vous et vos filles.
Monsieur, c'est très gentil de votre part.
Voici Jane, l'aînée, et Elizabeth. Mary est
assise là-bas.
Kitty et Lydia, les plus jeunes, sont en train de danser.
Aimez-vous danser ?
Il n'y a rien que je n'aime plus, madame.
Si Ms. Bennet n'a pas d'obligation,
je souhaiterais l'inviter aux deux prochaines danses.
- Je n'ai pas d'obligation. - Bien.
Vous nous faites honneur,
monsieur. Remerciez-le, Jane.
- Maman. - Et vous, monsieur ?
Aimez-vous aussi danser ?
Veuillez m'excuser. Mrs. Bennet, voici mon ami, Mr. Darcy.
Bienvenue dans
le Hertfordshire, monsieur. J'espère que vous êtes
venu danser, comme votre ami.
Merci, mais je danse peu.
Eh bien, c'est l'occasion, monsieur.
Vous ne trouverez pas aisément aussi bonne musique, ou aussi
belles cavalières.
Veuillez m'excuser, madame.
On n'a jamais vu un homme si orgueilleux
et si désagréable.
- Maman, il peut vous entendre. - Je m'en moque.
Son ami est pourtant agréable et tellement charmant.
Pour qui se prend-il ?
Les riches peuvent tout se permettre.
- Ne nous soucions pas de lui. - En effet.
Il n'est finalement pas si beau.
En effet, il a plutôt mauvaise mine.
Il n'arrive pas à la cheville de Mr. Bingley.
Je vais leur montrer. . .
Vous avez vu ?
Je ne comprends pas Kitty et Lydia, elles aiment tant danser.
Je n'aime pas tellement les bals.
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