Las primeras 200 líneas.
Allô ?
Ca va ?
Ouais, ça va.
Tiens, regarde.
Bah, ça, c'est le spot, t'as vu ?
C'est le spot dont je te parlais. Il fait hyper chaud.
J'essaye de bronzer. Ouais, je suis à poil.
Attends, mes seins ont bronzé, mon cul a bronzé.
Je suis contente.
T'as vu comme c'est beau, là ?
Il fait hyper chaud, ici. Là, là...
Ca tape, franchement.
J'ai même pas mis de crème.
Ouais.
OK.
Meuf, faut trop que tu viennes. Je pense que tu vas adorer.
Il fait archi chaud,
mais...
Mais c'est cool. Y a personne.
Tu peux te mettre à poil. Tout le monde s'en fout.
Bah là, j'y vais, là.
J'y vais car j'ai hyper chaud et il faut que je fasse une douche.
Regarde.
Trop beau, hein ?
Ouais.
OK.
T'auras plus besoin d'aller chez ta famille.
Tu peux venir ici direct.
OK, bon, on se rappelle. Allez, gros bisous !
T'as ramené qu'un sac, Jony ?
Qu'est-ce que j'y peux, m'man ?
T'as du réseau, toi ?
- Oui, je pense. - Du réseau ?
Oui.
Y a pas de réseau, ici. C'est archi chelou.
C'est quoi, ton opérateur ? - Free.
- Free ? - C'est Free.
Je suis chez Orange, ça marche pas. T'as du réseau chez Free ?
Bah ouais.
C'est trop bizarre.
Doit y avoir quelqu'un qu'a du réseau ici chez Orange.
Tu sais pas ?
Je t'ai jamais vu ici.
C'est une blague ? J'habite ici depuis gamin.
Bah, je t'ai jamais vu.
J'habite par là, moi.
Ca fait que 3 mois qu'on est là.
Ma mère s'est installée avec mon beau-père.
- C'est qui ton beau-père ? - Deroo.
Tu connais pas ? - Non, je connais pas.
T'es pêcheur, toi ? Je t'ai vu passer.
Oui.
Tu pêches quoi ?
Du crabe, du homard.
- Tu t'appelles comment ? - Jony.
OK.
Et toi ?
Line.
OK, salut, hein.
Meuf, comment ça va ?
- Allô, ça va ? - Ouais !
Je t'ai appelée, je voulais te montrer ma coupe,
tu vas kiffer. - Line, c'est lourd.
Aide-moi. - Attends, je suis au téléphone.
Aide-moi.
C'est pas possible.
Il est très relou, en fait.
Tu sais quoi ? Je te rappelle.
- Tu me rappelles ? - Ouais, bisous.
Mais c'est rien, on peut...
Qu'est-ce que tu fous là, toi ?
Tu me cours après ?
Ca va pas, non ?
T'as cru que c'était ta route ?
Qu'est-ce que tu regardes chez moi ?
T'as un gamin, toi ?
Comment tu sais ça ?
Je viens de le voir.
Le Margat est né ?
Les temps sont proches.
Ses ailes obscurcissent nos plaines et les landes de la Motrice !
Votre Grâce.
- Ca va, mamie ? - Ca va, Lou ?
Maman !
Jony,
t'as ton gosse pendant deux semaines.
Putain, Rudy, arrête d'enfumer mon gamin !
Ca va, c'est pas une mauviette, le Margat.
Et c'est un peu mon fils, non ? - Mais t'es malade ou quoi ?
Attention !
retrouvé dans ce champ agricole.
Les 2 passagers, un enfant de 2 ans et un homme de 26 ans...
Excusez-moi, Freddy, il pleure.
OK, d'accord. - La conductrice est décédée.
Sa décapitation interroge les enquêteurs.
La gendarmerie nationale
mène les investigations...
Bon, on va vous laisser.
S'il y a du nouveau, on vous tient au courant.
- Au revoir, messieurs. - Bonne journée.
Merci, à vous aussi.
C'était peut-être un accident ? Peut-être ?
Non !
Cet incident est maquillé !
Qu'est-ce que tu décides ?
Moi, rien. C'est au Conseil de délibérer.
Les 1 ne laisseront pas le Margat régner sur Terre.
Ils vont le tuer, Jony.
Dès qu'il aura atteint sa puberté, ils le tueront.
Ils extermineront jusqu'à l'extinction de sa race.
Et nous avec.
Ma race et celle de mon gosse, elles sont pas près de s'éteindre !
La lutte a commencé cet été.
La décision de la lutte revient au Conseil.
La lutte est finale.
Elle exterminera toutes les races pour n'en garder qu'une.
Seule une enquête sur les circonstances de l'accident
nous éclairera sur l'incrimination des 1
et nourrira notre jugement, sur la décision de la lutte.
La gendarmerie est sur le coup.
Mais les humains sont nuls.
Peut-être ! Mais les humains, ce n'est pas leur combat !
Je demande des preuves pour la décapitation de mon ex-femme !
Pour moi et celle de ma race !
C'est une...
C'est une requête extraordinaire, Jony.
Mais nous, les chevaliers du Margat, nous l'acceptons.
Attendons les conclusions de la gendarmerie
pour voir de quoi il en retourne.
Gendarmerie nationale, Jony.
Et on décidera.
Une tête tranchée comme ça,
pour moi, c'est pas normal.
Ma tête à couper...
Ca, ça ressemble... Voyez comme c'est fait ?
Ca ressemble à Daesh.
C'est eux qui décapitent les gens.
Bah, Commandant, je sais ce que vous pensez.
Mais bon...
Ca, je vous admire. Vous êtes trop fort, Commandant.
Vous êtes commandant. Moi, que lieutenant.
Mais ça viendra. Un jour, je serai commandant.
Ouais.
Mais bon.
Je peux pas... Je peux pas choisir.
Hein, Commandant ?
Bah... Vous aviez...
Vous aviez raison, Commandant.
Je sais pas, j'ai perdu connaissance,
je me souviens pas.
Comment elle a perdu sa tête ?
J'en sais rien. J'ai perdu connaissance, et puis...
Pourquoi toutes ces questions ?
La police, même vous... J'en sais rien.
C'est avec le choc ou car t'as vu sa tête coupée ?
Je sais pas, franchement. J'ai perdu connaissance.
On veut savoir. C'est notre amie aussi.
Je sais, les gars.
Je me souviens de rien.
Je reviens, les gars.
Qu'est-ce que tu fais là ? Je te croyais à l'hosto.
Ils m'ont pas gardé, j'avais pas grand-chose.
T'as quoi sur le front ?
Bon, allez, viens.
Rudy...
La tête a été décollée nette ?
- Nette. D'un trait. - C'est bien, c'est bien.
La mère du Margat, Lou, était déjà à moitié démoniaque.
Quand le Margat sera mûr, tu sais ce que t'as à faire.
Très bien.
D'ici là, à nous les 1, de veiller sur lui,
pour que le Mal germe dans la bête qu'il devient
et aspire à elle seule toutes les ténèbres.
Qu'il périsse alors enfin et tout le Mal avec.
Rudy... - Putain, Jane...
Calme tes ardeurs, Rudy. Calme-toi.
Veille à ce que ça se passe comme prévu
et que le Margat n'infecte pas plus d'humains, d'accord ?
Y a pas de problème, princesse ! Ca va tout donner !
Fais attention, Jony est surpuissant.
Pas de souci, je le connais, ce paternel.
C'est un chevalier noir. Capable du pire.
- Mais... - C'est le géniteur de la bête.
De toute façon, y a l'hiver qui arrive,
donc on va être plus forts qu'eux, ces 0.
Ca fait des millénaires qu'ils traversent les saisons.
Donc attention.
Ca va, je suis confiant.
Alors je te laisse.
Garde tes distances avec les humains.
Pas de soucis.
Premier.
La mère du Margat a été anéantie, Premier.
Il n'y avait pas d'autre voie, Premier.
Sa grossesse l'aura contaminée sans rémission possible.
Elle n'était plus humaine, mais mutante et là acquise à 0.
Tous vos soldats sont à cette œuvre, Premier.
Au règne solidaire et à l'égalité, Premier.
Beaucoup d'humains sont misérables, Premier.
Et dévolus à la vulgarité.
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