Дмитрий Шостакович. Альтовая соната
Esimesed 200 rida.
Productions Documentaires de Leningrad LSDF
Dmitri Chostakovitch SONATE POUR ALTO
Scénario : Boris Dobrodéev
Réalisation : Semion Aranovitch, Alexandre Sokourov
Caméra : Youri Alexandrov Youri Lébédev
Son : Eugénia Beliaeva
Consultants : Kara Karaev, Sofia Hentova, Mikhaïl Yakoubov
Superviseur de production : Taïssa Jansson
Directeur de production : Jeanna Aïrapetiants
Archives :
Archives Centrales de Documents Photo et Cinéma
Gosfilmofond de l'URSS
Archives Audiovisuelles de Leningrad
Le Musée Mikhaïl Glinka
Le Musée du Théâtre et de la Musique de Leningrad
Les archives de la famille Chostakovitch
Remerciements :
Irina et Galina Chostakovitch, Tamara Kholodilina,
Alissa Chébalina, Sofia Chirinskaïa et Dmitri Sollertinsky
L'été 1975...
... fut le dernier pour Dmitri Chostakovitch.
Il habitait dans sa datcha, il finissait une sonate pour alto.
Sa maladie ancienne le faisait de plus en plus souffrir.
Il pouvait à peine marcher.
Le 3 juillet, la TV montra
une répétition du "Nez" :
40 ans après sa création, cet opéra fut montré sur scène.
Peut-être chantaient-ils faux parce que c'était trop lent ?
- Peut-être. - Oui, peut-être...
Seigneur !
Il ne colle pas ! Ivan !
A votre service !
- Toi, vas-y ! - Où ça ?
Chez le docteur !
Vas, dis-lui...
Il n'oubliait jamais la maison de ses parents
à Petrograd,
avec le chagrin pour son père, qui était mort jeune,
l'affection pour sa mère
et ses sœurs, qui inventaient tous leurs jeux,
et qui l'habillaient en fille.
Mais sa fragilité cachait une volonté ferme.
Il a hérité de son père la délicatesse d'esprit
mais aussi l'assiduité,
et de sa mère, il a hérité la force
de caractère.
Il est né en 1906 dans cette ville
où il allait passer la moitié de sa vie,
35 ans.
A l'été 1919,
Sofia Chostakovitch amena son fils au Conservatoire.
Il avait 13 ans.
Alexandre Glazounov, le Directeur,
fut le premier à découvrir le talent de ce garçon,
de la force d'un Mozart.
Plus tard, lorsqu'on découvrit que Dmitri
avait la tuberculose,
Glazounov s'en affligea :
"Sa mort serait une perte irréparable
pour la musique."
Chostakovitch fit ses études aux deux facultés :
piano et composition.
C'était dur :
à l'âge de 16 ans, il perdit son père.
Il joue alors du piano dans les cinémas.
Il improvise pour l'écran et il crée sa musique,
dont la nouveauté va surprendre tout le monde.
Donne-moi de la vodka !
Amère, la vodka !
Elle est bonne ! Amère !
Qui est plus brillant que le soleil...
... dans le ciel ?
Qui brille plus fort...
... que le soleil...
... dans le ciel ?
"J'ai dû travailler beaucoup dans les cinémas.
Ça a nui sérieusement à ma santé et à mes nerfs.
Aujourd'hui c'est fini.
Même dans la pire nécessité,
je n'irai plus dans les cinémas.
L'illustration mécanique des passions
est trop fatigante.
Si j'arrive à gagner ma vie,
je travaillerai sans relâche dans la musique,
je lui donnerai ma vie.
Maintenant j'ai besoin de repos pour rétablir ma santé."
Nina Varzar, étudiante en physique.
Ils habitent la même ville, mais ne se connaissent pas encore.
C'est dans l'avenir.
"Le 12 mai 1926 dans la salle de la Philharmonie
Nicolas Malko dirigea
ma 1ère Symphonie, qui eut un grand succès."
Parmi ceux qui ont applaudi le compositeur,
se trouvait Alexandre Glazounov.
Le chef Nikolas Malko a avoué :
"J'ai le sentiment d'ouvrir une nouvelle page
de l'histoire de la musique.
Un grand compositeur est venu."
"En 1921, j'ai rencontré Ivan Ivanovitch Sollertinsky.
J'ai eu l'impression que c'était un homme hors du commun,
pas commode au quotidien.
Nous sommes devenus amis.
Il m'a fait aimer la musique
' de Bach à Offenbach. '
Depuis, j'aime toute musique,
pourvu qu'elle soit authentique."
C'était la première génération de musiciens soviétiques.
Un soir, les œuvres de Chébaline et de Chostakovitch
furent jouées dans le même concert.
Le public préféra Chébaline, pourtant ils devinrent amis.
Leur amitié devait encore traverser de rudes épreuves.
En 1927,
Chostakovitch fut invité
à Varsovie.
Cela tombait bien :
il commençait à avoir des doutes sur la composition.
Il se croyait plutôt pianiste.
La presse polonaise distingua Chostakovitch,
pour son interprétation simple, naturelle et noble de Chopin.
Les lauréats sont nommés.
Premier Prix :
Lev Oborine.
Chostakovitch ne reçoit qu'une mention spéciale.
"Je considère comme mon devoir la lutte contre
la pornographie
qu'on déverse sur le public
sous prétexte de vulgarisation.
C'est mon devoir de combattre les rebuts de la musique."
In 1932, Chostakovitch avait épousé Nina Varzar.
Il avait hésité,
il craignait que la famille n'écarte la musique.
Mais Sollertinsky les a amenés à Detskoïe Sélo,
où leur vie de famille
a commencé de manière simple.
Ils étaient heureux.
"Mon cher, pourquoi y a-t-il tant de bonté dans le monde ?"
Le 5 juillet 1975
il a terminé la sonate
et il a appelé l'altiste Fiodor Droujinine.
"Fedya !
Voilà, j'ai fait un effort et j'ai fini ma sonate."
La sonate pour alto et piano,
"Altovaya Sonata",
la seule œuvre de Chostakovitch
qu'il n'entendrait jamais jouer.
A la fin des années 20,
il écrivit un opéra d'après "Le Nez" de Gogol.
L'opéra fut montré aux ouvriers
à la nouvelle Maison de la Culture de Leningrad.
Où est mon nez, où est-il ?
- Je ne le vois pas ! - Il est là !
L'échange de vues fut vif et sincère.
Question : Est-ce que l'opéra sera compris ?
Chostakovitch :
Si l'on en juge par l'audience, oui.
Les gens applaudissent, personne ne siffle.
Pourquoi une telle forme, pour quel public ?
Chostakovitch :
J'habite l'URSS,
Je travaille pour le public
ouvrier et paysan.
Stépanov, Instruction Publique :
Qu'est-ce que "Le Nez" ?
Où est la racine de la bureaucratie ?
Dans le nez,
quand on ne pense qu'à son nez.
Ce problème est aussi le nôtre.
C'est pourquoi cet opéra nous regarde.
On doit se débarrasser de son nez
et penser à la cause commune.
Khokhlov :
Souvent les mélomanes préfèrent les belles arias.
Chostakovitch fait autrement.
L'art est difficile.
Il demande toujours de l'attention et de l'effort.
On ne peut pas le comparer
à de la limonade.
Ivanov, Usines Baltiques :
On commence à qualifier ce compositeur de génie.
C'est incorrect.
On ferait mieux de rester modéré.
Sollertinsky :
Je réponds au reproche qu'on me fait :
on ne peut pas le classer dans la moyenne.
Il est une exception.
Un véritable artiste,
qui comprenait bien son époque,
il allait inévitablement au-delà des sentiments personnels.
En apprenant l'univers,
son talent se renforçait.
L'Age d'Or
Une exposition industrielle dans une grande ville capitaliste.
Une équipe de foot soviétique entre en scène.
Pour se faire de la pub, un fabricant des gants de boxe
oppose un boxeur noir à un boxeur blanc.
Le combat est truqué,
ce qui permet au boxeur blanc de gagner.
Tout le monde attend avec impatience
l'arrivée de Diva, la célèbre danseuse.
Extase générale.
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