¿Qué he hecho yo para merecer esto!
Esimesed 200 rida.
QU'EST-CE QUE J'AI FAIT POUR MÉRITER ÇA ?
Manolo y a été trop fort...
Et mes chaussures ?
Plus haut.
4, avenue Donostiarra.
Quelle coïncidence ! Moi aussi, j'habite là.
Vous aimez Lotte Von Mossel ?
J'ai vécu en Allemagne.
J'étais le chauffeur d'une amie de Lotte Von Mossel.
Chanteuse elle aussi, mais plus jeune.
En fait, c'était ma maîtresse.
Cette chanson me rappelle tant de choses.
- Pourquoi êtes-vous parti ? - Je me le demande !
Regardez.
C'est elle qui l'a écrit.
C'est une biographie de Lotte Von Mossel.
Des lettres de Hitler !
Je crois qu'elle était un peu nazie.
Je vais vous dire un secret.
- J'ai écrit ces lettres. - Comment ?
J'imite les écritures mais je ne suis pas faussaire.
Je l'ai fait pour elle, Ingrid Müller.
Celle qui était folle de vous ?
Je n'aime pas ça mais c'est elle qui me l'a demandé.
Vous connaissez ça, quand elles veulent quelque chose...
Personne ne s'en est rendu compte ?
Bien sûr que non. Même Hitler n'aurait rien remarqué.
Tu sais quelles sont les innovations
agricoles introduites au XIXe siècle ?
Tu sais bien que je suis analphabète.
- Demande à ton père. - Lui aussi, il est analphabète.
Dans un taxi, on apprend beaucoup. Va-t'en, tu m'énerves !
Regarde, tu aimes ?
Du tonnerre, grand-mère !
- Et les devoirs ? - Je pige pas.
Je vais t'aider.
D'accord. Dis-moi si ces auteurs
sont romantiques ou réalistes.
- Ibsen ? - Romantique.
Lord Byron ?
Réaliste.
- Goethe ? - Réaliste.
Balzac ?
Romantique.
- Tu vois, c'est facile. - Et comment !
Ne fais pas de grimace !
- Putain, Juani et Vanessa ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
Elles portent la poisse. Il se passe toujours un truc avec elles.
C'est aussi ce qu'on dit de moi.
Si j'avais su, je vous aurais pas emmené.
- Ça marche pas. - On est trop.
Ouais, c'est ce qui est écrit. Descends, Vanessa.
- Je peux descendre. - Non, la gosse va y aller.
Ça lui fait du bien.
- On est foutus ! - C'est ce que je disais.
Que disiez-vous ?
Il parlait de moi.
Vanessa, tu m'entends ? Préviens quelqu'un !
Ça devait arriver.
Qu'est-ce qui devait arriver ?
Tu m'entends ? Préviens quelqu'un !
Alors, vous êtes écrivain.
Écrivain, journaliste, un peu tout.
- Moi aussi, j'aime écrire. - Eh bien, pas moi.
Dans un taxi, on voit et on entend de ces choses...
Je savais que vous veniez ici.
Rien ne vous échappe.
- Le dîner est prêt ? - Dans une minute.
Ton imbécile de voisine,
chaque fois qu'elle prend l'ascenseur, il y a une panne.
C'est pas de sa faute.
Quand je suis seul, il fonctionne toujours.
Toi, il te respecte.
- Qui ça ? - L'ascenseur.
Mais pas elle.
Repasse-moi une chemise, je suis pressé.
Tu veux une madeleine ?
Non, pas maintenant.
Moi, je vais en manger deux.
Tu crois qu'on pourra aller pêcher au village ?
Bien sûr, il y a une belle rivière.
Attends, on m'appelle. Je reviens.
C'est pour toi.
Alors, mec ?
C'est un peu brûlé.
Tu pourrais faire attention !
T'inquiète pas. C'est juste la cuisse, je la mangerai.
Prends tout le reste.
Donne-moi du jambon.
Du jambon ? Je viens de faire un sandwich à Miguel.
Très bien, je l'apporte.
Ce qu'il peut faire froid ici !
Ramenez-moi au village, sinon je vais y passer.
Garde-moi les os et la peau pour le dessert.
- Tu l'as ? - Ouais.
Un sac.
- Tiens. - J'en veux pas.
Le shit, ça fait rien. T'as déjà essayé ?
J'en veux pas. Ça fait quoi ?
Si t'es en âge de vendre, t'es en âge de fumer.
D'accord, fais voir.
Non, laisse.
Les madeleines, c'est parfait pour le diabète !
C'est vrai ! Je suis diabétique.
Tu passes ton temps à manger.
Demain, je me mettrai au régime.
Tes pieds, ils sont comme ceux de ton père.
Quand tu te déchausses,
c'est la même odeur qui se dégage. Une odeur intense.
On peut à peine respirer.
- Apporte-moi une bière ! - Y en a pas !
- Du vin, alors ! - Il reste que du cognac.
On boit pas de cognac en dînant !
Donnez-moi une bouteille d'eau.
Et puis quoi encore ?
Je me casse le cul toute la journée,
je bouffe du poulet brûlé,
et y a même pas de vin, merde !
Crie pas ! C'est mauvais pour mon sucre.
Si tu me donnes pas la bouteille,
je te laisse pas sucer les os.
Parler sur ce ton à sa mère !
Je suis prêt à payer.
Trente.
- Et le dessert ? - Y en a pas.
J'ai payé le loyer et la télé.
Et il me faut de l'argent pour le dentiste de Miguel.
Et si je ne paie pas le gaz demain, ils vont le couper.
C'était notre premier anniversaire.
La veille, on était sortis le fêter.
Nous sommes rentrés tard.
On avait bu, on était gais.
On a fait l'amour au moins dix fois,
et de façon très satisfaisante.
Le lendemain, j'étais épuisée.
Je ne pouvais pas me lever.
Mais lui, il s'est levé, poussé par son amour pour moi,
pour me préparer une tasse de café
"Le café".
Mon chéri !
Jamais je n'oublierai cette tasse de café.
Et moi !
Les bulles, j'adore.
Pas toi ?
Déjà de retour ?
Ça, c'est mon fils !
- À l'école, ça va ? - Plutôt moche.
L'important, c'est l'écriture. T'écris bien ?
Il te ressemble. Une écriture magnifique.
Imite ma signature pour voir.
J'imitais celle de mon père.
Tu dois faire pareil.
C'est aussi important que le nom de famille.
Faut que tu me fasses une lettre de condoléances.
Demande à Toni.
Voyons. Très bien.
Presque comme moi.
Il a le coup de main.
Faut que je me prépare.
Tu vas prendre froid sans chaussures.
N'oublie pas de me donner l'argent.
Je n'ai plus un sou.
J'ai pas pu prendre l'autobus, il a fallu que je marche.
T'avais qu'à demander à ma mère.
Cette vieille radine !
Je préfère mourir de faim.
T'es trop orgueilleuse.
Elle est gâteuse, la pauvre.
Mais que veux-tu ? Voyons.
Donne-moi l'argent pour le dentiste. Il faut lui faire un bridge.
J'écrase la poupée !
Je ne te dois rien
Je ne te demande rien
Je m'en vais loin de toi Oublie-moi
J'ai payé à prix d'or
Ta chair brune
Ne me maudis pas Je ne te dois rien
Je ne t'aime pas
Ne m'aime plus
Si tu m'as tout donné Je ne t'avais rien demandé
Ne me reproche pas
D'avoir tout perdu
Moi aussi, à tes côtés
J'ai tout perdu
Bien payée
Tu es la bien payée
Tes baisers, je les ai achetés
Tu t'es donnée à moi
Pour une poignée de billets
Bien payée
Bien payée
Tu as été femme
Les chansons de mon temps étaient jolies.
Écris-moi ma lettre.
Tu veux quelle écriture ?
Je ne sais pas. Regarde !
Celle de Grace Kelly.
Vas-y.
Chère Paula.
J'espère que tu vas bien. Nous, ça va, grâce à Dieu.
No comments yet. Be the first to leave one.