Esimesed 200 rida.
Ceux qui connaissent les femmes noires
et leur dévouement à leur look
ne penseraient jamais que mes ambitions comportent de graves risques.
Quand j'ai débuté, je me suis adressé à des investisseurs dont j'avais lu la bio
et aucun d'eux ne m'a prêté un centime. Ils doivent s'en mordre les doigts depuis.
L'industrie des cheveux et de la beauté des Noirs
génère plus de 5 milliards de livres pour l'économie du Royaume-Uni par an.
À présent, tout le monde tente de s'arracher une part de la livre noire.
Et ce, souvent sans qu'aucun Noir ne soit de la partie.
Les jeunes qualifient cela d'appropriation culturelle.
Et cette femme huppée,
qui disait que les mannequins noirs ne font pas vendre des magazines,
ne nous mettait jamais en une.
Seulement, me voilà,
enfin dans les bonnes grâces de votre honorable publication.
Pensez-vous avoir été entravé, au début, en raison de pratiques discriminatoires ?
- Qu'en pensez-vous ? - Eh bien...
Il s'agit d'une spécialité britannique : embrouiller l'esprit des Noirs
en leur demandant encore et encore si le racisme est réel.
Pourquoi n'avons-nous jamais fait l'objet d'un article ?
La réussite d'une entreprise britannique comme la nôtre...
Pensez-vous que des préjugés ont pu constituer un facteur ?
Flair & Glory est une exception de l'industrie, dirigée par une famille.
Hormis les enfants de vos premières noces, Nina et Simon.
Pourquoi ?
D'autres questions ?
RICHESSES
Levons nos verres
à Nina Richards, qui a signé le plus gros contrat de merchandising
- de notre histoire. - À Nina !
Merci. Merci à tous. Merci.
C'était un effort collectif.
Je suis fière de chacun de nous
et il me tarde de leur montrer ce qui les attend.
Santé.
Écoutez tous, vous pouvez prendre votre journée.
- C'est gentil de ta part. - Il m'arrive d'être gentil.
Ton titre de vice-présidente va bientôt être raccourci.
Malcolm...
Tu le mérites. Vraiment, je suis fier de toi.
Je sais que ça a été dur, mais crois-moi, ton avenir ici est très prometteur.
- Nina à l'appareil. - Nina, c'est moi, c'est ton père.
- Comment as-tu eu ce numéro ? - Je dois te parler.
Nous n'avons rien à nous dire.
Tu as réussi en Amérique. Nous sommes pareils, toi et moi.
- Ne m'embarque pas dans cette discussion. - Nina, je t'en prie.
Où est Nina ?
Tu travailles encore ?
- Tout va bien ? - Oui. Mauvais numéro.
Que fais-tu là ? Tu emmènes déjà mon filleul dans un bar ?
Je suis une pro des RH, donc je m'assure
que personne n'abuse des boissons conviviales.
Et j'ai besoin de m'amuser. Je tuerais pour une tequila.
- Tu auras une limonade. - Quelle tragédie.
Allez.
Certainement pas.
- Tu choisis toujours le mauvais mec. - Je ne veux pas l'épouser.
C'est bien ça, le problème. Je dois te sauver de toi-même.
Je ne veux pas être sauvée.
Vous avez encore besoin de moi ce soir ?
Allez-y, Maureen.
Vous semblez fatigué.
Bonsoir, Stephen.
Maureen... Maureen.
C'est pas le mien.
Éteins-le.
- Une autre bouteille ! - Deux autres !
- C'est 400 £ la bouteille. - Disons trois alors !
- Sur une nouvelle ardoise ? - Non, c'est lui qui paie.
Et cinq mojitos pour les filles et moi.
- Des mojitos. J'aime ça... - Autre chose ?
Non, merci.
- Ils mettent tout sur votre compte. - Ça me va.
Salut, ça va ?
Gus, Papa s'est effondré.
- On va à l'hôpital. - Quoi ?
Maman ne répond pas.
Faut que tu viennes.
D'accord, j'arrive.
- Je file. - Frérot, où tu vas ?
C'est lui qui paie, hein ?
Un smoky eye véritablement magnifique vous fait passer du jour à la nuit
sans aucune transition.
Et la palette de fards brillants est carrément ma préférée.
Et merde.
Pas aujourd'hui, Satan.
Merci. Voilà.
Vous savez qui c'est ? Dites au médecin
que je veux parler des soins de mon père, immédiatement.
Nous surveillons son...
Que se passe-t-il ?
Il va bien. Il va bien. Il va bien. Il va bien, allez.
Il s'enfonce. Vous ne pouvez pas rester là, désolé. Venez.
- Wanda. - Maman.
- Qu'a-t-il eu ? - Il s'est écroulé au bureau.
- Où étais-tu ? - Doux Jésus.
- Docteur ? - Je suis son épouse.
Je reviens. Je vous promets qu'on fait le maximum.
- Défibrillateur, charge à 300. - Ça charge.
Pas aujourd'hui. Non.
Bon sang.
- 0,01. Vous êtes sous la limite. - Oui, je peux partir ?
Jolie voiture.
Monsieur l'agent, je dois aller à l'hôpital.
- Mon père a fait un malaise. - C'est ça.
Attendez. Je vais vérifier les papiers du véhicule.
C'est ma voiture. Je ne fonçais pas, et je suis sous la limite. Alors ?
Vous refusez d'obéir à l'ordre d'un agent ?
Attendez ici.
Maman.
Wanda.
Il est mort, Gus. Papa est mort.
- Ma grande, c'est quoi, ça ? - La vie est dure, Simon.
- La production. - Mouais.
La Fashion Week, Cannes. Pas le temps pour un traitement.
Trouve le temps. Ou tu seras vite dégarnie des tempes.
Je sais. Tu as raison.
Tu vas me coiffer pour la première ?
Bien sûr, ma chérie.
Bon Dieu.
MAMAN - 4 MESSAGES
Qu'est-ce que...
Où vas-tu ?
Il se fait tard.
Et donc ? Tu veux que je parte ?
Partager son lit avec quelqu'un, c'est très intime.
Et on ne se connaît pas assez...
Oh, et... Merci.
Va te faire foutre !
C'est gênant.
C'est qui, lui ?
Salut, Simon.
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Stephen est mort.
Tu m'as fait peur.
Tu es venu à Brooklyn pour ça ? Ça pouvait attendre. Un verre d'eau ?
Notre père est mort.
Je m'en fiche.
- On tourne en rond. - Ne fais pas comme si de rien n'était.
Ah non ? Sérieusement, pourquoi te mets-tu dans un état pareil ?
Il est mort pour moi depuis des années. Sa mort n'y change rien.
Son avocat, Gideon, m'a appelé.
- Pour ? - J'ai dit qu'on ira aux obsèques.
On ne lui a pas parlé depuis des années.
Non.
Et traverser la moitié du globe pour quoi faire ?
- C'était notre père. - Un donneur de sperme, oui.
- Pourquoi lui faire un tel honneur ? - Pour tourner la page.
On devrait aller dire au revoir.
Et faut le dire à Maman.
Si c'est déjà décidé, pourquoi venir me voir ?
- On a pensé que tu voudrais le savoir. - C'est fait.
Cet homme nous a abandonnés, sans rien. Je nous ai amenés en Amérique.
Ma sœur a dû nous héberger...
On comprend ton point de vue, mais...
Mais quoi ?
Et toi ? Tu es très silencieuse.
C'est juste quelques jours à Londres.
C'était votre père.
Allez à Londres, voir la femme qu'il a préférée à nous.
- Tu aimes t'écouter. - Oui. Parlons intelligemment.
Tu n'as pas voix au chapitre,
tu faisais une vidéo de maquillage pendant que Papa mourait.
- Wanda ! - Tais-toi !
- Nous souffrons aussi ! - Tu souffres ?
- On ne dirait pas. - Ça suffit, toutes les deux.
Il ne voudrait pas nous voir en train de nous disputer.
- Si. - Alesha.
Maman a raison. Du calme.
Je n'étais qu'une jeune fille,
et votre père m'a dit :
"Avec moi, tu peux devenir quelqu'un."
Et il a tenu parole.
Nous allons célébrer sa vie
et honorer ce qu'il a fait pour élever notre famille.
Et je ne tolérerai pas vos disputes. Pas une minute.
Tu es l'homme de la famille, Gus.
Tu vas devoir assumer ce rôle, comme ton père l'a voulu.
Je sais.
Désolé de vous interrompre. J'ai des documents à faire signer.
André, un instant. Nous sommes en famille.
Les voitures sont là. Quand vous voulez.
Nous sommes une famille.
Et nous resterons unis. Vous m'entendez ?
12 H 33 J'ESPÈRE QUE VOUS AVEZ FAIT BON VOL.
AVEZ-VOUS EU MON MESSAGE ? GIDEON
"Un temps pour naître, et un temps pour mourir,
"un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté,
"un temps pour tuer, et un temps pour guérir,
"un temps pour abattre, et un temps pour bâtir."
Puisse-t-il reposer en paix.
Amen.
Amen.
Cette île maudite.
Quoi ?
Belle-Maman très chère a changé l'heure des obsèques.
C'était ce matin. On les a manquées.
- Je ne voulais pas venir. - Bon retour à la maison.
Il vient de mourir et ils dépensent déjà son argent.
No comments yet. Be the first to leave one.