Esimesed 200 rida.
Je veux les vidéos de surveillance des deux dernières heures.
Pas de problème.
Trouve le responsable de la sécurité.
Bien. Il y a un corps là-dedans.
Surveillez la voiture.
Tué à bout portant.
La balle a pénétré le crâne pour ressortir là.
Il y a combien de temps ?
Une demi-heure environ.
On voit encore les traces de brûlure.
Unité 23, dégagez la scène de crime. La police s’occupe du corps.
Excusez-moi, madame.
C’est une scène d’homicide.
- Madame ! - Chiko, tais-toi.
Vous savez qui est couché là ?
Mon mari, Oded Zur.
J’officialise l’heure du décès. 21h55, mercredi 17 février.
14 HEURES PLUS TÔT
Papa, je veux pas être dans le spectacle.
Elle m’aime pas. Elle m’a enlevé mon solo de danse.
C’est la dernière répétition. Si elle ne te le redonne pas, tu arrêtes.
- D’accord ? - Je veux pas.
Embrasse papa, ma chérie.
Mamie a dit à maman que tu nous aimes plus.
- Nom et profession ? - Amir Isaacs, détective privé.
Amir.
Vous reconnaissez cette photo ?
Je l’ai prise il y a dix jours environ.
Ce monsieur mangeait du foie gras.
J’étais assis dans un restaurant, un lieu public.
Objection, M. le Juge. C’est un témoignage irrecevable.
Si M. le Juge reçoit ce témoignage, on fera appel.
Je sais ce que tu veux faire.
Je te poursuivrai et me plaindrai au barreau.
Tu utilises des informations volées. Tu seras radiée.
C’est pour toi.
Bonjour.
- Il faut qu’on parle. - Eh bien, parle.
- Je suis pressée. - Garde ce ton pour tes clients.
Mes clients ne font pas de dégâts.
Mor n’aurait pas dû écouter ce que j’ai dit sur son père.
Elle ne l’a pas écouté.
- Tu as fini de me menacer ? - Qu’est-ce qu’il y a, maman ?
Il y a un truc pour toi sur la table du salon.
Amir Isaacs, services d’enquête. Surveillance d’Oded Zur
- Tu as impliqué Amir dans ta paranoïa ? - On sait qu’il obtient des résultats.
Je ne lirai pas ça.
Ça dit que ton cher mari est endetté pour plus de 2 millions de shekels.
Et ce n’est pas le pire.
Il a soumis de faux rapports de TVA. C’est un crime.
Il n’a pas payé depuis presque un an.
RAPPORT MENSUEL DE TVA
Bonjour, Muki.
Belle journée aujourd’hui.
Ta fille...
portait un nouveau chapeau à l’école aujourd’hui.
Si tu vois ce que je veux dire.
Au 14e siècle, on a capturé Guillaume.
Le champion du tir à l’arc.
On a pris son fils, mis une pomme sur sa tête...
et on a dit au père qu’on les tuerait tous les deux...
s’il ne transperçait pas la pomme d’une flèche.
Qu’est-ce que t’en penses ?
Il a tiré sur la pomme, oui ou non ?
On te surveille.
Vingt-et-une heures tapantes.
22h01
On ne peut pas faire confiance aux crayons.
Trop de musique à écrire.
SUICIDE
Vous êtes Dafna Zur ?
- Je ne vous entends pas. - Oui.
Oded Zur est votre mari ?
Oui.
- Quand l’avez-vous la dernière fois ? - À midi.
- À l’hôtel Jaffa. - Qu’est-ce que vous y faisiez ?
On n’y a pas écouté de musique.
Ça...
coule.
Vous avez tué votre mari aujourd’hui.
- Je n’ai tué personne. - Vous gâchez ma musique.
Savez-vous que votre mari avait pris une nouvelle assurance ?
Je ne me mêle pas de ses affaires.
Voyons à quel point.
Votre mari avait pris une assurance en partenariat,
en cas de décès et en tant qu’épouse, vous héritez de la moitié.
On parle de millions de shekels, ça vous mêle de très près ça.
Intéressant, non ?
Mari vivant, elle ne se mêle de rien.
Mari mort, elle est mêlée à tout.
MEURTRE
Et maintenant, le mari est mort.
- Je ne sais pas de quoi vous parlez. - Moi non plus, Dafna.
Je peux vous appeler “Dafna” ? Ou vous préférez “Mme Zur” ?
MOSHE CHECHIK
Et puis il y a ce type, Dafna.
L’associé en affaires de votre mari et je crois...
que vous vous connaissez, non ?
Chechik ? C’est son nom ?
C’est son nom ? Chechik ?
Ça vient d’où ? “Petit cheik.”
C’est peut-être Chekik ?
Ou Checkchik ?
En tout cas, ce Chechik a disparu.
Son magasin a brûlé.
Les flics le cherchent. Et les pompiers.
Mais Chechik est parti. Chechik a pris le large.
Ce qui est intéressant...
c’est que l’autre moitié du pactole de l’assurance est à son nom.
Où est Chechik, Dafna ?
Il attend votre appel ?
Il vous a convaincue de faire ça ?
“Je t’aime. Encaissons sa part.”
Il vous attend sur une plage jamaïcaine en sirotant de la tequila ?
On a baisé.
Mon mari et moi...
la dernière fois qu’on s’est vus.
C’était le meilleur coup de notre vie.
Ce matin, il a laissé une note de suicide.
Je lui ai crié de ne pas le faire. Il a dit qu’il le faisait pour moi.
Mon mari a brûlé son magasin et s’est tué sachant que je regardais.
J’ai gâché votre musique, Romi ?
Je peux vous appeler Romi, non ?
12 HEURES PLUS TÔT
Pourquoi le magasin n’est-il pas ouvert ? Il est 10 h.
Vous êtes Oded Zur ?
Qui le demande ?
Selon la Clause 117B de la loi sur la TVA,
vous faites l’objet d’une enquête criminelle.
Vous êtes prié d’ouvrir le magasin et d’attendre dehors qu’on ait fini.
Donnez-moi ça.
Ne me touchez pas, s’il vous plaît.
Fais-en une copie et ouvre le magasin.
Il y a un problème ?
Tu veux un expresso ?
Non. Ça va. Je viendrai après ce bordel.
Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi vous le harcelez ?
Avez-vous arrêté tous les Arabes ? Pourquoi vous en prendre à lui ?
- Montrez-moi vos papiers. - Il est un brave type.
- Ça suffit. - Montrez-moi vos papiers !
Je vous les donne avec joie.
Je suis sur la voie publique. Tout est enregistré.
Tu n’as pas honte ?
Tu n’aimes pas le parfum ?
Tu espionnes mon mari ?
Judy n’aurait pas dû te parler de ce rapport.
Je vois.
Oded sera envoyé en prison.
C’est tout ce qu’il doit ?
Quelle différence ?
C’est plus que ce que vous avez.
J’ai un conseil. Laisse ton mari s’occuper de ses affaires.
Il cherche noise aux mauvaises personnes.
À qui cherche-t-il noise ?
Il est 10h50. Mets-toi au boulot.
Nadav, l’emmerdeur de Dori Media veut son chèque.
Il dit que tu as deux mois de retard.
Les flics ont sali le plancher. Lave-le.
Amir Isaacs, détective privé. Bonjour.
- Les types de la TVA sont venus. - Tu les as virés ?
La marchandise est dans un coffre hors du bureau. Ils ont les classeurs.
- Dafna est passée. - Elle ne sait rien.
22h11
Je veux signaler une disparition.
Un instant.
On utilise un nouveau logiciel.
Nom et âge ?
Mon frère, Oded Zur, 38 ans.
Quand l’avez-vous vu la dernière fois ?
Il y a trois heures.
Il était hystérique, comme s’il avait le diable aux trousses.
Madame, laissez-le sortir de la douche.
Il faut attendre 48 heures avant de le rapporter.
Crétin. Il a disparu et ne répond pas au téléphone !
Il fuyait sa femme. Sa vie était en danger !
Des doigts parfaits pour le piano.
J’ai de la nouvelle paperasse.
Du rabbinat.
Vous voulez qu’on lise ça ensemble ?
“Le rabbinat de Jérusalem.
Le divorce d’Oded Haim Zur, numéro 034,
date de naissance : 28.6.1978,
fils de Shlomo, juif de naissance, et de sa femme, Dafna,
fille de Noah, aussi juive de naissance, a été prononcé aujourd’hui,
le 15 du mois de chevat 5774, à 15h02.”
Les types du rabbinat font bien leur boulot.
Ils trouvent chaque détail.
Vous savez ce que ça veut dire, Dafna ?
Quelques heures avant l’incident, Oded n’était plus votre mari.
Laissez les résultats au bureau.
Quoi d’autre ? Voyons ce qu’ils ont écrit sous “Raison pour le divorce”.
“Dafna, fille de Noah, juive de naissance, vivait dans le péché et l’adultère
et est interdite à son mari, Oded Zur, comme à son amant, Moshe...Chechik.”
Un bon Juif.
Je veux voir mon avocat.
Vous portez encore votre alliance, Mme Zur.
C’est déconcertant.
Maintenant.
10 HEURES PLUS TÔT
Tu peux me dire ce qui se passe ?
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