At War

At War (En guerre)

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At War 2018 1080p BluRay DTS-HD MA 5 1 x264-HDH
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تاریخ انتشار: 2019-03-25
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نخستین 200 خط.

...

Protestations *- Explosions de colère,

devant le bureau du directeur.

Huées, insultes,

certains tentent même de forcer la porte.

*- Elles sont où, tes promesses ?

*- Les 1100 salariés de Perrin Industrie à Agen

viennent d'avoir la confirmation.

Leur usine, spécialisée dans la sous-traitance automobile,

fermera définitivement.

Tous se disent trahis.

La direction s'était engagée, il y a 2 ans,

à maintenir I'activité

en échange de la suppression de plusieurs primes

et d'un passage aux 40 h par semaine,

sans augmentation de salaire.

*- On a travaillé 40 h payées 35 h,

ça fait 2 ans qu'on marne comme des cons,

et voilà le résultat.

*- Des salariés écœurés.

Ils rappellent que I'entreprise,

filiale du groupe allemand Dimke,

a réalisé I'an dernier 17 millions d'euros de bénéfices.

Face à eux, dans la cohue,

le directeur du site invoque un manque de compétitivité.

*- Le secteur est devenu extrêmement concurrentiel.

Le site d'Agen

arrive malheureusement au bout de ses compétences

de compétitivité.

Allez leur expliquer, aux gens !

Allez leur expliquer la non-compétitivité de I'industrie.

Vous me parlez des salariés...

Je vous parle de 1100 personnes.

Allez leur expliquer qu'une entreprise...

- Je vais pas leur demander de faire 50 h...

Non, vous allez I'entendre !

...qui a fait 17 millions d'euros de bénéfices !

L'année dernière.

Allez leur expliquer qu'ils vont perdre leur travail

parce que I'usine n'est pas assez compétitive.

- Notre taux de marge, I'an passé, c'est 3,8 %.

Les objectifs du groupe,

en termes de marge, c'est 7 %.

Y a un moment où...

Je sais pas faire de bilan financier avec des taux de marge pareils.

- Il n'y a pas d'un côté, les salariés, de I'autre, la direction,

on est tous sur le même bateau.

Si on est dans le même bateau,

nous, on est dans les couchettes du bas avec les rats et la merde...

Parlez comme il faut, s'il vous plaît.

Vous allez pas me calmer, maintenant.

En plus, nous, on demande pas votre pitié,

on demande que vous respectiez votre parole d'il y a 2 ans.

On a respecté la nôtre, respectez la vôtre.

- Il n'est pas question de pitié vis-à-vis de quiconque.

Il est question... Reprenez les chiffres.

- Je demande que vous respectiez votre parole.

C'est simple.

- Il y a une chose sur laquelle on est tous d'accord,

c'est qu'on regrette tous la fermeture

du site.

La réalité du marché est extrêmement dure. Ni vous ni moi

n'y pouvons quelque chose.

- Moi, ce que je vois, ce qu'on voit tous,

c'est qu'on passe un accord, ou pas,

c'est exactement pareil.

- Si ! Quand ça vous arrange plus, quand c'est fini...

Y a plus d'accord, c'est pareil !

Alors dites le contraire ! C'est pareil !

C'est absolument pas la même chose.

M. Borderie.

On a offert 5 h de travail par semaine, depuis 2 ans.

Tout à fait.

- On a fait nos calculs, je vais pas les inventer,

ça fait 470 h, sur 2 ans.

D'accord ? On est 1100 salariés, d'accord ?

Quand on y donne une valeur,

c'est 4600 euros que chaque salarié a donnés à Perrin.

Le nombre de salariés, c'est 1100.

On arrive à I'addition suivante : 5 millions d'euros.

5 millions d'euros depuis 2 ans.

5 millions d'euros, c'est juste le salaire.

On ajoute à ça ce que vous appelez les cotisations,

les charges patronales, mais c'est des cotisations...

On ajoute 50 % de cotisations,

on est à 8 millions d'euros, d'accord ?

C'est pas fini !

Y a les primes, aussi.

On a accepté de s'asseoir sur nos primes, vous vous rappelez ?

On se rappelle. On a signé I'accord.

6 millions d'euros, les primes.

L'addition, c'est 14 millions d'euros.

C'est 14 millions d'euros

que les salariés ont offert à Perrin depuis 2 ans.

Ça, c'est les chiffres.

- On a I'impression que ces 14 millions, c'est un cadeau,

que ça aurait servi à enrichir I'entreprise, le groupe...

Ça n'a pas été, du tout,

14 millions d'euros

qui sont allés dans les poches de qui que ce soit.

À quoi il a servi, cet accord ?

À ce qu'on redevienne compétitifs et à ce qu'on ne ferme pas le site d'Agen.

Donc faudrait qu'on vous remercie

q“ 9a “âme qtrauxourcrhux c'est ça 'z '?

Ça ne devient pas très constructif.

C'est bien dommage car ce n'est I'intérêt d'aucun d'entre nous

de crisper la relation.

On est bien conscients

que ça ne s'est pas passé comme on aurait aimé.

C'est évidemment très décevant, le mot est bien faible.

Cette doxfleur, sachez-b,

c'est quelque chose qu'on ressent aussi, comme vous.

Vous allez nous faire pleurer.

Il s'agit pas de vous faire pleurer.

Ce que je veux rappeler,

ce que je veux rappeler,

c'est que nous sommes tous attachés à cette entreprise.

Il faut faire face.

Ne pas faire face, c'est être dans le déni,

ça va nous mener à rien de positif.

- Qui est dans le déni? C'est extraordinaire !

Les gens qui essayent de sauver leur boulot?

Ou ceux qui ont profité d'eux pendant des années

et qui ont empoché des millions d'euros ?

Qui est dans le déni? C'est extraordinaire !

Ce qui compte,

c'est qu'on se mette tous ensemble autour de cette table...

On est pas tous ensemble !

On est pas tous ensemble !

- On est dans le même bateau, je vous le redis !

- Je vous parle de I'accord signé en bas de page qu'on a passé entre nous.

Vous vous étiez engagé...

M. Borderie !

Vous vous étiez engagé

à protéger notre emploi

pas 1 an, pas 2 ans, pas 3 ans, pas 4 ans, au moins 5 ans !

Au moins 5 ans !

On devait se revoir à I'issue de ces 5 ans,

pour voir si on maintenait ou pas I'accord pour continuer.

Nous, on tient nos promesses.

Est-ce que vous tenez votre parole ?

- Non, je demande si vous tenez parole !

Ce que je vois, c'est qu'on a signé un accord,

on a tenu notre promesse et vous ne tenez pas votre parole.

Vous ne tenez pas votre parole, vous et le groupe !

- Je vous ai exposé le plus clairement possible la situation.

C'est extrêmement simple.

Ou vous tenez votre parole

et on reprend le travail,

ou vous tenez pas votre parole, vous ne tenez pas I'accord passé,

et on bloque la production et le stock.

C'est sans appel.

Kiaxons à air comiîflmé Sifflets

Musique palpitante

...

Avant de débriefer, Sébastien...

- C'est quoi, I'intérêt d'insulter la DRH ?

Y a pas d'intérêt particulier.

Je m'adresse à elle, elle me répond pas.

- Les gens qui te répondent pas, tu les insultes ?

Ne pas me répondre, c'est une insulte.

Non, c'est pas une insulte.

Je lui parle, elle me répond pas.

Elle a vu qui était le patron.

Sébastien, t'es pas le patron.

- Elle a vu qui était le patron, elle m'a manqué de respect.

"Elle a vu qui était le patron ?"

C'est toi, le patron ?

Elle m'a manqué de respect !

- Ils attendent de nous prendre pour des crétins !

C'est ce qu'on fait !

On se prend la tête entre nous.

Bats-toi intelligemment.

Je vais pas me laisser marcher dessus.

Faut qu'elle arrête de prendre les gens de haut.

Fais aller ton cerveau !

Tu n'insultes pas les gens.

On a besoin de discuter.

Je vais pas me laisser marcher dessus.

Tu n'insultes pas la direction.

Arrête de répéter la même phrase !

- Qu'elle arrête de prendre les gens de haut.

Elle nous prend pour des merdes.

Elle prend personne pour des merdes. On discute !

Tu prends sa défense !

- Écoute quand on te parle. On te connaît, écoute !

Tout ce qu'on te demande...

On te dit : "Pas d'insultes",

on ne veut pas passer pour des crétins.

ON VEUT RENTRER !

*- Coup d'éclat, cet après-midi, à la mairie d'Agen.

Près de 400 salariés de Perrin Industrie, mobilisés

pour réclamer le soutien des pouvoirs publics.

*- On est là !

*- Après 2 semaines de blocage total de leur entreprise,

les syndicats demandent au maire,

un proche du président de la République,

son aide, pour obtenir une rencontre à I'Élysée.

*- On a besoin que le président de la République s'engage.

C'est la seule manière de se faire entendre par la direction.

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