Dmitri Shostakovich. Sonata for Viola

Dmitri Shostakovich. Sonata for Viola

Дмитрий Шостакович. Альтовая соната

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Sonata for Viola (Altovaya sonata Dmitriy Shostakovich)
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تاریخ انتشار: 2017-02-17
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نخستین 200 خط.

Productions Documentaires de Leningrad LSDF

Dmitri Chostakovitch SONATE POUR ALTO

Scénario : Boris Dobrodéev

Réalisation : Semion Aranovitch, Alexandre Sokourov

Caméra : Youri Alexandrov Youri Lébédev

Son : Eugénia Beliaeva

Consultants : Kara Karaev, Sofia Hentova, Mikhaïl Yakoubov

Superviseur de production : Taïssa Jansson

Directeur de production : Jeanna Aïrapetiants

Archives :

Archives Centrales de Documents Photo et Cinéma

Gosfilmofond de l'URSS

Archives Audiovisuelles de Leningrad

Le Musée Mikhaïl Glinka

Le Musée du Théâtre et de la Musique de Leningrad

Les archives de la famille Chostakovitch

Remerciements :

Irina et Galina Chostakovitch, Tamara Kholodilina,

Alissa Chébalina, Sofia Chirinskaïa et Dmitri Sollertinsky

L'été 1975...

... fut le dernier pour Dmitri Chostakovitch.

Il habitait dans sa datcha, il finissait une sonate pour alto.

Sa maladie ancienne le faisait de plus en plus souffrir.

Il pouvait à peine marcher.

Le 3 juillet, la TV montra

une répétition du "Nez" :

40 ans après sa création, cet opéra fut montré sur scène.

Peut-être chantaient-ils faux parce que c'était trop lent ?

- Peut-être. - Oui, peut-être...

Seigneur !

Il ne colle pas ! Ivan !

A votre service !

- Toi, vas-y ! - Où ça ?

Chez le docteur !

Vas, dis-lui...

Il n'oubliait jamais la maison de ses parents

à Petrograd,

avec le chagrin pour son père, qui était mort jeune,

l'affection pour sa mère

et ses sœurs, qui inventaient tous leurs jeux,

et qui l'habillaient en fille.

Mais sa fragilité cachait une volonté ferme.

Il a hérité de son père la délicatesse d'esprit

mais aussi l'assiduité,

et de sa mère, il a hérité la force

de caractère.

Il est né en 1906 dans cette ville

où il allait passer la moitié de sa vie,

35 ans.

A l'été 1919,

Sofia Chostakovitch amena son fils au Conservatoire.

Il avait 13 ans.

Alexandre Glazounov, le Directeur,

fut le premier à découvrir le talent de ce garçon,

de la force d'un Mozart.

Plus tard, lorsqu'on découvrit que Dmitri

avait la tuberculose,

Glazounov s'en affligea :

"Sa mort serait une perte irréparable

pour la musique."

Chostakovitch fit ses études aux deux facultés :

piano et composition.

C'était dur :

à l'âge de 16 ans, il perdit son père.

Il joue alors du piano dans les cinémas.

Il improvise pour l'écran et il crée sa musique,

dont la nouveauté va surprendre tout le monde.

Donne-moi de la vodka !

Amère, la vodka !

Elle est bonne ! Amère !

Qui est plus brillant que le soleil...

... dans le ciel ?

Qui brille plus fort...

... que le soleil...

... dans le ciel ?

"J'ai dû travailler beaucoup dans les cinémas.

Ça a nui sérieusement à ma santé et à mes nerfs.

Aujourd'hui c'est fini.

Même dans la pire nécessité,

je n'irai plus dans les cinémas.

L'illustration mécanique des passions

est trop fatigante.

Si j'arrive à gagner ma vie,

je travaillerai sans relâche dans la musique,

je lui donnerai ma vie.

Maintenant j'ai besoin de repos pour rétablir ma santé."

Nina Varzar, étudiante en physique.

Ils habitent la même ville, mais ne se connaissent pas encore.

C'est dans l'avenir.

"Le 12 mai 1926 dans la salle de la Philharmonie

Nicolas Malko dirigea

ma 1ère Symphonie, qui eut un grand succès."

Parmi ceux qui ont applaudi le compositeur,

se trouvait Alexandre Glazounov.

Le chef Nikolas Malko a avoué :

"J'ai le sentiment d'ouvrir une nouvelle page

de l'histoire de la musique.

Un grand compositeur est venu."

"En 1921, j'ai rencontré Ivan Ivanovitch Sollertinsky.

J'ai eu l'impression que c'était un homme hors du commun,

pas commode au quotidien.

Nous sommes devenus amis.

Il m'a fait aimer la musique

' de Bach à Offenbach. '

Depuis, j'aime toute musique,

pourvu qu'elle soit authentique."

C'était la première génération de musiciens soviétiques.

Un soir, les œuvres de Chébaline et de Chostakovitch

furent jouées dans le même concert.

Le public préféra Chébaline, pourtant ils devinrent amis.

Leur amitié devait encore traverser de rudes épreuves.

En 1927,

Chostakovitch fut invité

à Varsovie.

Cela tombait bien :

il commençait à avoir des doutes sur la composition.

Il se croyait plutôt pianiste.

La presse polonaise distingua Chostakovitch,

pour son interprétation simple, naturelle et noble de Chopin.

Les lauréats sont nommés.

Premier Prix :

Lev Oborine.

Chostakovitch ne reçoit qu'une mention spéciale.

"Je considère comme mon devoir la lutte contre

la pornographie

qu'on déverse sur le public

sous prétexte de vulgarisation.

C'est mon devoir de combattre les rebuts de la musique."

In 1932, Chostakovitch avait épousé Nina Varzar.

Il avait hésité,

il craignait que la famille n'écarte la musique.

Mais Sollertinsky les a amenés à Detskoïe Sélo,

où leur vie de famille

a commencé de manière simple.

Ils étaient heureux.

"Mon cher, pourquoi y a-t-il tant de bonté dans le monde ?"

Le 5 juillet 1975

il a terminé la sonate

et il a appelé l'altiste Fiodor Droujinine.

"Fedya !

Voilà, j'ai fait un effort et j'ai fini ma sonate."

La sonate pour alto et piano,

"Altovaya Sonata",

la seule œuvre de Chostakovitch

qu'il n'entendrait jamais jouer.

A la fin des années 20,

il écrivit un opéra d'après "Le Nez" de Gogol.

L'opéra fut montré aux ouvriers

à la nouvelle Maison de la Culture de Leningrad.

Où est mon nez, où est-il ?

- Je ne le vois pas ! - Il est là !

L'échange de vues fut vif et sincère.

Question : Est-ce que l'opéra sera compris ?

Chostakovitch :

Si l'on en juge par l'audience, oui.

Les gens applaudissent, personne ne siffle.

Pourquoi une telle forme, pour quel public ?

Chostakovitch :

J'habite l'URSS,

Je travaille pour le public

ouvrier et paysan.

Stépanov, Instruction Publique :

Qu'est-ce que "Le Nez" ?

Où est la racine de la bureaucratie ?

Dans le nez,

quand on ne pense qu'à son nez.

Ce problème est aussi le nôtre.

C'est pourquoi cet opéra nous regarde.

On doit se débarrasser de son nez

et penser à la cause commune.

Khokhlov :

Souvent les mélomanes préfèrent les belles arias.

Chostakovitch fait autrement.

L'art est difficile.

Il demande toujours de l'attention et de l'effort.

On ne peut pas le comparer

à de la limonade.

Ivanov, Usines Baltiques :

On commence à qualifier ce compositeur de génie.

C'est incorrect.

On ferait mieux de rester modéré.

Sollertinsky :

Je réponds au reproche qu'on me fait :

on ne peut pas le classer dans la moyenne.

Il est une exception.

Un véritable artiste,

qui comprenait bien son époque,

il allait inévitablement au-delà des sentiments personnels.

En apprenant l'univers,

son talent se renforçait.

L'Age d'Or

Une exposition industrielle dans une grande ville capitaliste.

Une équipe de foot soviétique entre en scène.

Pour se faire de la pub, un fabricant des gants de boxe

oppose un boxeur noir à un boxeur blanc.

Le combat est truqué,

ce qui permet au boxeur blanc de gagner.

Tout le monde attend avec impatience

l'arrivée de Diva, la célèbre danseuse.

Extase générale.

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