نخستین 200 خط.
Bienvenue chez vous Baron von Seper !
BARBE BLEUE - MCMLXXII
Peter, où sont-ils ? Que font-ils ?
Que veux-tu que j'en sache ?
Que pourraient-ils... - Peter !
Tu n'aurais pas dû crier, ma colombe. - La ferme !
Peter, ils sont partis !
Dieu merci, la technique n'a pas encore atteint la perfection,
parfois, ça se détraque.
Sans cette panne, je ne vous aurais pas eu à moi une seule seconde.
Désolé que votre mère ait eu peur.
Ma mère est effrayée par n'importe quoi.
Mon père est de plus en plus heureux
à mesure que le temps passe.
Et à la soirée.
Oui, oui.
Et vous ? Qui êtes-vous ?
Moi ? Je ne sais pas.
Vraiment rien.
Je sais que je suis heureuse en ce moment,
je pourrais rire de joie.
Comment serez-vous demain ?
Demain ? Je serai probablement triste.
Autorisez-moi à venir demain, je veux que ce bonheur demeure.
Vous êtes merveilleuse, Greta. - Et vous !
Non, non.
Depuis quand l'a portez-vous ? - Quoi ?
La barbe !
Depuis la guerre seulement. - Vous ne l'avez jamais coupé ?
Non, jamais. Jamais, je ne la couperai.
Pas même pour moi ?
Je vous déplais ? - Je l'aime !
Je me demande à quoi vous ressemblez sans elle.
Oh, affreux, affreux. Ma mère, elle-même...
Au cours d'un...
combat aérien et j'ai été descendu par les russes,
et l'avion s'est écrasé,
il a explosé et j'ai mis du temps à en sortir.
Les cicatrices ne me permettent pas de me raser...
c'est à une réaction chimique
que je dois d'avoir cette couleur ridicule.
Oh, je l'aime beaucoup. Je vous assure.
ça pique ?
Essayez donc.
Pourquoi il me regarde ainsi ? Pourquoi il m'a griffé ?
C'était le chat de ma mère.
Il est jaloux ? Il ne faut pas.
Ma petite fille ! Que s'est-il passé ?
Qu'est-ce qui t'arrive ? - Rien, Maman.
Votre fille est d'un telle beauté que même les fleurs et les animaux en sont jaloux.
Viens, nous rentrons !
Où est ton père ?
Peter !
Baron, si cela ne vous dérange pas, des affaires importantes.
Vous vous amusez ? - Oh, Baron,
C'est magnifique mais nous qui sommes obligés de vivre en ville...
Rappelez-vous,
d'être heureuse demain comme ce soir. - Viens !
D'abord les ouvriers de l'acier, ensuite ceux du textile.
La grêve dure depuis une semaine ! Qui sait quand elle se terminera.
Nous pourrions les vaincre en combat singulier.
Etant des pleutres, ils essaient d'infiltrer la classe ouvrière.
Nous avons besoin d'ordres. La loi et l'ordre.
Il faut les entendre parler des syndicats,
des rapports de production, de leur part de-
Des hommes qui ne différencient pas le vin du champagne..
Le problème, mon cher Baron,
est que les Bolchéviques ont contaminé les paysans.
Nous avons besoin d'ordres ! Des ordres !
Nous avons besoin en fait, d'un homme comme vous.
Tout le monde vous respecte.
Vous êtes un héros de guerre.
On connait votre bravoure et votre désintéressement.
Vous pourriez vous-même redresser la situation.
Nous avons besoin d'ordre. La loi et l'ordre.
Peut-être que si vous leur parliez et leur rappeliez qu'ils doivent
montrer du respect pour la loi, ainsi que pour les traditions.
Leur parler ?
Ne perdons pas la tête, mes chers compatriotes.
Les discours ne seront d'aucune utilité.
Il faut trouver la bonne solution pour chaque problème.
Ils arrivent !
Non ! N'y va pas !
Maman !
Notre Seigneur salue lui-même votre éclatante beauté, chérie.
Chéri !
Chéri !
Viens, je t'en prie, chéri. C'est notre deuxième anniversaire.
Les invités s'attendent à une grande chasse.
Après toute la détermination exigée par la loi,
cette juridiction déclare que le décès de la baronne Greta von Seper,
résident dans cet arrondissement,
est dû à un tragique accident de chasse.
Et ainsi,
l'affaire Von Seper est officiellement classée.
Nous autorisons l'inhumation de la sus-mentionnée,
la Baronne Von Seper.
Oui ? - C'est moi, Sergio.
Entre.
On n'a pas connu ça à San Antonio, ma petite.
Bientôt, on aura l'Europe à nos pieds en 6 mois.
Seulement l'Europe ? - Ne fais pas ça.
Quoi ?
Surgir ainsi, je ne m'habitue pas à ce joli visage.
Tu es l'homme le plus charmant que je connaisse.
Tant qu'il y a de la vie...
Je viens de trouver une bouteille du vin que tu aimes tant.
Je gagnerai ton coeur avec de l'alcool.
C'est une vieille ruse, mais ça marche.
J'y vais.
J'espère ne pas vous déranger.
Je tiens à vous remercier pour le bonheur que votre numéro
a apporté ce soir.
Et dire...
que nous avions peur que l'Europe soit trop sérieuse,
trop raffinée pour nos danses américaines.
La culture s'incline toujours devant la grâce et la beauté.
Pardonnez-moi, je suis confuse, les mots me manquent.
De si jolis compliments,
j'en écouterais toute la soirée. Veuillez continuer.
Avec joie.
Où allez-vous souper ce soir ? Avec moi ?
Merci, Monsieur.
J'accepte de suite ou dois-je connaître votre nom d'abord ?
Quelles sont les règles du jeu en Europe ?
Il n'y a plus aucune règles depuis la guerre.
Acceptez tout de suite.
Soit le vent ou un admirateur indiscret.
Ce n'est pas toujours chic, il y a souvent un côté sordide.
Des chambres minables dans des hôtels miteux.
Les loges glaciales.
Mais c'est une vie passionnante.
Ennuyeuse et fascinante.
Vous vivez toujours ici ?
Non, je voyage mais je préfère de loin rester sur mes terres,
avec mes animaux familiers, la photographie.
Et Marka, la muette.
C'est une vieille femme étrange...
Elle fait partie des pierres, elle est toujours là.
Ne vous inquiétez pas si vous vous heurtez à elle.
Vous aimez la solitude ?
Avez-vous déjà bu du champagne légèrement sucré ?
ça vous tourne la tête, juste un peu.
On se sent libre de dire ce qui passe par la tête.
ça n'a jamais été un problème pour moi.
C'est une question stupide, non ?
Dans un endroit pareil, peut-on se sentir seul ?
Au milieu de ces merveilles.
J'adore le château !
J'adore le parc, les bois, ces tentures, ces murs,
ces meubles.
J'aime aussi ces étranges photos.
Et moi ?
Je vous plais ?
Bien sûr.
Vous êtes riche, beau, puissant.
Mais m'aimez-vous ?
Vous allez peut-être un peu vite. Mais si vous insistez.
Le pauvre.
Comment a t-il perdu un oeil ?
Oui, je promets de ne plus poser de questions.
Essayons de reprendre au début.
Où en étions-nous ?
ça doit être le sucre. J'ai la tête qui tourne.
Je vois les tableaux bouger.
Je devrais vraiment arrêter de boire.
Mais je n'en ai pas envie.
Vous aimez boire ?
Alors, buvez.
Mesdames et messieurs, mes amis, attention.
L'heure est venue de quitter nos jeunes mariés.
D'abord, à notre Baron, aujourd'hui comblé.
Merci.
Et à notre charmante Baronne.
Comme disait un de nos poètes: votre sourire est aussi délicat
qu'une chandelle mais il brille comme le soleil !
La mariée peut proposer un toast ? - Bien sûr !
A l'homme le plus merveilleux que je connaisse.
A tous ses amis,
et à moi parce que je déborde de bonheur !
Santé !
Je suis stupéfait, Messieurs.
vous qui avez fait la guerre dans les tranchées,
fait face aux mitrailleuses,
aux bombes et même aux communistes. Je conçois la réaction des dames,
mais la vôtre.
Cela te déplaît, chérie ?
Ici, rien jamais ne doit te déplaire.
Pardonne-moi, chéri.
J'ai les yeux qui se ferment.
J'ai trop bu.
Darling... - Reste tranquille, c'est parfait !
Tu es un homme de fer.
Viens ici.
Chérie.
Chérie, il faut que je développe un nouveau rouleau.
Reste là, c'est parfait. ça prendra quelques minutes.
Ne bouge pas.
Je la vois encore,
s'afférant au milieu de marmites fumantes,
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