نخستین 200 خط.
- 4 22, tu le fais exprès, c'est pas possible.
C'est pas vrai, t'as pas de ligne de chance !
- Elle est où ? - Par-là.
Fracas
Mélodie angoissante
Mélodie étouffée
- Il fait froid, ce matin. - Ah, moi, j'aime bien.
Sonnette
Je montais.
Excusez-moi, M. le Directeur.
Gassot a été transféré à Villejuif.
- Oui, j'ai vu ça. - Vous en pensez quoi ?
- J'en pense rien, je suis pas médecin.
Si les experts disent qu'il est fou, c'est qu'il l'est.
Fou, mais pas dingue. Il moisira pas à Villejuif.
Ils sont parfaits, les experts.
Ne quitte pas, le voilà.
Bonjour, j'ai le GRB de Toulouse au téléphone.
Robert ? Prends-le, toi.
- Bonjour. - Ça va ?
Ça va, monsieur.
- Allô ? Bonjour Robert, c'est Campana, là.
Ouais.
- Le dossier Gassot. - Merci, mademoiselle.
A-t-il passé une bonne nuit ?
- Très bonne, monsieur. - Montrez ce que vous avez fait.
Ce soir, juste une injection
et un barbiturique.
Mes confrères insistent sur votre hérédité alcoolique.
Racontez-moi ça.
Vous avez tué quatre fois. Vous aimez tuer ?
- Quelle heure est-il, s'il vous plaît ?
- Je vais vous faire un électrochoc car vous êtes malade.
Si vous ne l'êtes pas, les conséquences seront néfastes.
Vous comprenez ?
C'est un traitement très pénible.
Sonnette
*-Le frère de Gassot. Il a un permis de visite.
- Comment il va ? - Venez voir.
Salut, Georges.
Ça va ? - Quelle heure est-il ?
C'est comme ça jour et nuit.
Il est 11 heures, on est lundi.
Non, on est jeudi.
Et il est trois heures du matin. - Comme tu veux.
T'as raison.
On est jeudi et il est trois heures du matin.
On frappe à la porte.
Veux-tu aller te coucher !
Quelle heure est-il ?
- 30 minutes de plus qu'il y a une demi-heure. Trois heures.
Fracas
Mélodie épique
Oui.
Oui-
M. le Directeur, les experts sont formels, il est malade.
On peut pas lui courir après avec une seringue.
Vous me direz ça tout à l'heure.
- Je comprends votre réaction, Le Guen.
Vous aviez mis combien de temps
pour l'arrêter ? - Huit mois.
- Cette fois, on ira plus vite. Je vous en donnerai les moyens.
Je compte sur vous.
- Pour le rendre aux experts qui le renverront à Villejuif.
Il est vraiment dangereux ?
Il aurait tort de se gêner.
Après son premier meurtre, il en aurait pris pour 20 ans.
Comme il en a commis trois autres,
il est plus responsable.
Pour lui, c'est l'impunité totale.
J'ai prévu des barrages partout,
fait surveiller les aéroports, gares.
Un ordinateur
va nous indiquer ses options.
Il n'ira pas loin.
Merci messieurs,
laissez-moi avec M. Le Guen.
Je vous verrai plus tard, Guérin.
Cher Le Guen,
il m'est arrivé plusieurs fois de voir débarquer
comme mon supérieur direct,
un monsieur qui ne connaissait rien aux problèmes que je gérais.
C'est très désagréable. Asseyez-vous.
Comme c'est ce qui vous arrive avec moi,
je compatis.
Mon prédécesseur était l'un des vôtres.
Je ne suis qu'un technocrate parachuté dans la police.
J'ai jamais dit ça.
- Car vous êtes bien élevé, vous n'en pensez pas moins.
Que reprochez-vous
à mon plan ? - Je n'ai fait aucune objection.
Non, mais maintenant oui.
Il inspire.
J'en ferai une.
On a jamais pris quelqu'un dans un quadrillage.
Dans la file de gauche à l'heure de pointe, on se fait pas arrêter.
Je l'ignorais.
- Vous oui, mais pas Gassot. Quant à l'avion,
c'est pas son style, trop méfiant.
C'est un chat sauvage.
Pas facile de le faire entrer dans un ordinateur.
- Vous avez beaucoup d'expérience et une grande carrière.
Ça ne veut pas dire que vous ayez toujours raison.
Le monde change. La police doit changer aussi.
J'arriverais peut-être à vous convaincre.
Je suis breton, M. le Directeur.
Et pour Gassot,
que comptez-vous faire ? - Mon métier.
- Vous désirez ? - M. Alphonse.
C'est toi qui as sorti ton pote de Villejuif ?
Quel pote ?
Gassot.
Gassot s'est évadé ?
Joue pas au con.
T'as envoyé l'oseille pour la cavale.
Il t'avait rendu un grand service, tu lui devais bien ça.
- Je suis sorti de tout ça, mon affaire marche bien.
J'espère que t'avais des économies.
Tous les sex shops ferment.
Incroyable !
On pourrait te loger et te nourrir.
Je comprends...
Comprends vite, je suis pressé.
Son aigu
Sifflet de bateau
Crissement de pneus
- Je mets tout le dispositif en route.
Le signalement est diffusé. Tu veux mes gars ?
Non, c'est pas la peine.
Campana a gardé des relations coupables à Marseille.
- À tout à l'heure. - A bientôt, Firas.
Mélodie dramatique
On ouvre la porte.
- J'ai vu Toussaint. T'embarques dans trois jours.
Combien ?
- La moitié de ce qu'a donné Alphonse.
- T'as trouvé un flingue ? - J'ai pas cherché.
Je chercherai pas.
Dès que t'as un flingue, y'a un mort.
Il faut que tu restes ici jusqu'au départ.
- À Marseille, personne ne me connaît.
Pas sûr.
Avec toi, on est jamais tranquille.
Tu pourrais arrêter tes conneries.
Oui, maman.
J'ai une surprise pour toi.
Louis ! Comment vas-tu ?
Ça va, mon vieux ?
Qu'est-ce que tu fais là ?
- Ça va très bien. - Tu dînes avec nous ?
- Non, j'ai beaucoup de travail. - Tu le feras ici, ton travail.
Ça pourrait se faire.
Petite, tu nous laisses ?
Assieds-toi.
Ton ami Le Guen est à Marseille.
Georges ?
Mélodie dramatique
Qu'est-ce que c'est ?
Entre.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- François a été vu à Marseille. Je serai tenu au courant.
Bon…
*-Gassot repéré dans une 404 blanche.
Il vient de s'engager dans la rue Saint-Ferréol.
Gassot...
Crissement de pneus
C'est pas lui.
Mélodie dramatique
Moteur
Fracas
Mélodie angoissante
On va là ?
Non, j'aime pas l'hôtel.
Moteur
Moteur étouffé
Au revoir.
Non.
- Tu veux que je reste un peu ? - Oui.
J'ai besoin de parler. Où t'es née ?
- Je suis née à Hambourg. Dans une cave, après la guerre.
- Comment tu t'appelles ? - Gerda.
Mais, ici, on m'appelle la Chleuh.
Comment tu t'es retrouvée ici ?
- Je ne veux pas faire ce métier dans mon pays.
On m'a dit qu'ici,
il y avait du soleil.
Mais je sors que la nuit.
T'as pourtant une ligne de chance.
Je t'avais dit de pas sortir.
Besoin d'air.
Je vois.
Le Guen est à Marseille.
- Il est venu bien vite. - Oui.
Bon, je vous laisse.
Si tu te fais piquer, ce sera pas de ma faute.
- C'est mon frère. Il m'engueule mais me laisse pas tomber.
Ça te fait peur ?
Un peu.
T'as faim ?
Un peu.
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