نخستین 172 خط.
UNE SÉRIE DOCUMENTAIRE ORIGINALE NETFLIX
Il y a tout juste 50 ans,
nous nous sommes enfin aventurés sur la Lune.
Pour la toute première fois,
nous contemplions notre propre planète.
Depuis lors, la population humaine a plus que doublé.
Cette série rend hommage aux merveilles naturelles qui demeurent
et révèle ce que nous devons préserver
afin que les êtres humains et la nature prospèrent.
Quand les humains ont construit leurs premières colonies
il y a environ 10 000 ans,
le monde qui les entourait,
sur terre et sous la mer,
était empli de vie.
Pendant des générations, l'équilibre de la nature
a permis aux civilisations de prospérer.
Mais aujourd'hui, en l'espace d'une seule vie humaine,
tout cela a changé.
Ces 50 dernières années,
la population d'animaux sauvages a décliné de 60 % en moyenne.
Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité,
l'équilibre de la nature ne peut plus être tenu pour acquis.
Mais la nature est résistante.
De grandes richesses subsistent.
Avec notre aide, la planète pourra recouvrer ses forces.
Il n'a jamais été aussi important de comprendre
comment la nature fonctionne
et comment l'aider.
UNE SEULE PLANÈTE
La nature est toujours incroyablement florissante
dans quelques endroits préservés.
Le long des côtes péruviennes de l'Amérique du Sud,
des oiseaux de mer se rassemblent en colonies de millions d'individus.
Ils viennent ici pour se reproduire.
Chaque matin, les oiseaux quittent leurs colonies
pour pêcher dans l'une des mers les plus riches de la planète.
Une incroyable migration quotidienne
de cinq millions d'oiseaux.
L'immense nuée de cormorans et de fous
ne cherchent qu'une seule chose.
Des anchois.
Les fous fondent en flèche sur les bancs.
De plus en plus d'oiseaux se joignent au festin.
Tous ces oiseaux sont rassemblés ici
car un puissant courant océanique, le Humboldt,
provenant de l'Antarctique,
fait remonter de riches nutriments des profondeurs de l'océan.
90 % de la vie dans les océans
se trouve dans les eaux peu profondes près des côtes.
Loin des terres,
la mer est un immense désert bleu.
Mais même ces eaux reculées peuvent être enrichies
par un lien inattendu avec la terre.
Certains déserts,
parfois à des centaines de kilomètres des océans,
fournissent les matières premières nécessaires à la vie.
Chaque année, le vent fait s'envoler
deux milliards de tonnes de poussière dans le ciel.
Au moins un quart retombe dans la mer,
apportant des nutriments aux organismes microscopiques
qui constituent le fondement de la vie des océans.
Les dauphins explorent le vaste océan
à la recherche de ces richesses provenant des lointains déserts.
Un banc de maquereaux a découvert un essaim de krill,
de petits crustacés
qui se nourrissent de plantes microscopiques.
Mais les maquereaux sont un mets de choix pour les dauphins.
Les dauphins les forcent à remonter à la surface,
à la portée des oiseaux.
Des puffins.
Les ailes qui leur servent normalement à se propulser dans les airs
leur permettent aussi de plonger six mètres sous l'eau.
Tandis que les oiseaux attaquent le haut du banc…
les dauphins attaquent par le bas.
Après 20 minutes de festin,
les prédateurs des airs et des mers
sont rassasiés.
L'équilibre de la vie sur notre planète
dépend de telles relations entre différents habitats.
L'eau qui s'évapore de la surface de la mer
se condense pour former de grands nuages.
Ces derniers libéreront de l'eau douce sous forme de pluie.
Mais ces pluies qui donnent la vie
ne sont pas équitablement réparties sur les terres.
Ce vaste désert de sel en Afrique
est tout ce qui subsiste d'un ancien lac.
L'eau y est absente et il y fait chaud comme dans un four.
Peu d'endroits sur Terre sont plus hostiles à la vie.
Certains animaux y ont tracé des pistes, cherchant de l'eau en vain.
Mais, en de rares occasions, ce paysage tout entier se transforme.
Un gigantesque déluge s'abat sur le désert de sel.
Convoquée par un signal inconnu,
une nuée de flamants nains a parcouru des milliers de kilomètres.
L'algue dont se nourrit les flamants
sommeillait à l'état de spores dans le sol sec.
Mais surtout,
les oiseaux viennent ici se reproduire.
Des conditions aussi parfaites n'arrivent qu'une fois tous les dix ans.
Les oiseaux font leur nid sur une île loin du rivage.
Ils construisent des monticules de boue où ils déposent leurs œufs.
Ainsi surélevés, leur température est plus fraîche qu'elle le serait au sol.
L'eau qui entoure l'île est si salée
que les prédateurs ne s'y aventurent pas.
Les œufs sont en sécurité.
Trente jours plus tard, des milliers d'oisillons éclosent.
Mais les oisillons n'ont aucun moyen de s'abriter du soleil brûlant.
L'eau qui entourait leur île et les protégeait
s'est maintenant évaporée.
Les derniers oisillons éclosent dans un monde hostile.
D'une manière ou d'une autre, les oisillons doivent trouver de l'eau.
Ils ne peuvent pas encore voler et devront marcher,
guidés par les adultes.
Ils devront parcourir jusqu'à 50 kilomètres.
Certains ne peuvent pas suivre.
Le sel s'est solidifié autour de leurs pattes.
Malgré tout, la plupart des oisillons,
après avoir marché des jours,
atteignent l'étendue d'eau douce.
C'est la fin d'un long voyage.
Mais ce n'est que la première des épreuves que devront subir ces flamants
face à l'irrégularité des pluies.
Lorsque la pluie est plus prévisible et régulière,
la vie peut se développer plus abondamment.
À la fois en nombre et en diversité.
La plaine du Serengeti, en Afrique de l'Est,
abrite plus d'un million de gnous.
La harde suit les pluies saisonnières,
broutant les jeunes pousses d'herbe sur leur chemin.
Chaque année, en l'espace de trois semaines,
les femelles donnent naissance à plus de 250 000 petits, des gaous.
Ce gaou n'a que quelques jours.
Jouer renforce ses pattes en vue du long voyage qui l'attend.
Le gaou doit rester près de sa mère.
Sans son lait, il mourrait de faim.
Les hardes sont toujours en mouvement.
Elles suivent les pluies le long de la plaine
pour trouver de verts pâturages.
Elles finissent par atteindre les bois.
Des lycaons.
Les jeunes gnous sont une proie de choix.
Et les lycaons ont faim.
Le gaou doit rester près de sa mère, à l'abri dans la harde.
Les lycaons ont une endurance incroyable.
Mais les gaous sont protégés par la harde.
Les lycaons doivent en isoler un.
La mère protège son petit des lycaons comme un bouclier.
Il court se mettre à l'abri.
Et il parvient à retourner dans le troupeau.
L'avenir de cette migration tout entière dépend de la régularité des pluies,
mais aussi de la pérennité de ces vastes prairies
dans lesquelles les hardes voyagent.
Dans les endroits où la pluie tombe abondamment durant l'année,
des forêts poussent.
Et dans la chaleur des tropiques,
elles abritent une vie incroyablement riche.
La moitié de toutes les espèces d'animaux terrestres
vivent dans ces environnements stables.
Ici, la diversité est à couper le souffle.
Nous n'avons pas encore répertorié
toutes les espèces qui vivent dans les forêts tropicales.
Les relations entre toutes ces espèces sont innombrables et complexes.
Les plantes dépendent souvent des animaux
pour polliniser leurs fleurs.
Ces connexions intimes
sont aussi importantes que les grandes connexions globales.
Ces fleurs sont des pièges.
Des fleurs en forme de récipients,
produites par une orchidée.
Chaque récipient est rempli d'un liquide huileux provenant du dessus.
L'abeille à orchidée mâle cherche un parfum odorant
pour impressionner les femelles.
L'orchidée peut lui en fournir.
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