نخستین 200 خط.
4 SEPTEMBRE 1980 PALERME, FÊTE DE LA SAINTE ROSALIE
Chez Stefano Bontade,
l'ancienne mafia de Palerme et la nouvelle mafia de Corleone
tentent de trouver un accord
pour se répartir le trafic d'héroïne afin d'éviter une nouvelle guerre.
Tommaso Buscetta, "le boss des deux mondes",
est présent aussi.
C'est un simple "soldat",
mais il est influent et lié à Bontade, le chef du clan de Palerme.
Buscetta est accompagné de Cristina, sa troisième femme, et de ses enfants.
Où tu vas, papa ?
- Papa ! - Allez, lève-toi.
Viens. Debout.
Pourquoi tu me frappes ?
Benedetto, viens.
Papa, je t'aime.
Dieu est amour.
T'as fini ?
T'as fini, grand couillon ?
Prends-moi dans tes bras.
Trinquons à nos amis.
Ainsi qu'à nos familles.
Et à la fortune.
Et à la fortune !
À votre santé.
Occupe-toi de ton frère.
Allez, une musique joyeuse !
On va danser.
Musique, maestro !
Ça va pas ?
C'est quelqu'un de bien, ta femme.
Elle élève tous tes enfants, sans préférence pour les siens.
Masino, ça va pas ?
Regarde Benedetto.
Il a l'air fatigué.
C'est ça... fatigué.
- Comment ça s'est passé ? - L'affaire est réglée.
Pourquoi on n'emmène pas tes fils avec nous ?
Ils ne veulent pas venir. Ils ont leur vie ici.
Ne leur laisse pas le choix.
C'est plus des gamins.
Antonio est papa.
Arrête de dire des bêtises.
Tu ne veux pas d'eux.
Je ne veux pas les emmener au Brésil. Ils sont perdus.
Une photo !
Une belle photo !
Là, on s'amuse !
Ton flingue, Totuccio.
- Il se voit ? - Oui.
Masino, viens par ici !
Totò, toi aussi !
Il faut qu'on y soit tous.
Les enfants aussi, venez.
Que cette famille reste unie
et que la paix dure toujours !
La paix ?
J'en rajoute.
Méfie-toi.
Il vaut mieux prendre les devants.
Vive sainte Rosalie !
Vive sainte Rosalie !
Les feux d'artifice, les enfants !
La sainte patronne !
Que les malades soient touchés par ta grâce !
Vive sainte Rosalie !
Pas après pas, nous te portons !
Vive sainte Rosalie !
Le long des rues et des chemins !
Vive sainte Rosalie !
Que les fidèles crient avec moi !
Vive sainte Rosalie !
Qu'il pleuve ou qu'il vente, nous crions ton nom !
Vive sainte Rosalie !
Je vais m'en aller.
Quand ça ?
Pourquoi tu t'en vas maintenant ?
Ça sent bon, Masino. Tu vois pas l'argent qu'on peut se faire ?
L'argent ne nous suit pas dans la tombe, Pippo.
Benedetto et Antonio, je te les confie.
Je les considère comme mes fils.
LE TRAÎTRE
DÉCEMBRE 1980 RIO DE JANEIRO, PLAGE DE GRUMARI
Attention, c'est dangereux !
C'est dangereux de se baigner, ici.
Tu es glacé !
J'arrivais plus à sortir de l'eau.
Accorde-lui, Seigneur, le repos éternel.
Et que brille sur lui la lumière éternelle.
Accorde-lui, Seigneur, le repos éternel.
Et que brille sur lui la lumière éternelle.
Souviens-toi, Seigneur, de Ton Église,
fais-la grandir dans Ta charité avec le pape Jean-Paul...
FRÈRE GIACINTO
Stefano, je te baptise au nom du Père,
du Fils et du Saint-Esprit.
Merci.
Vive Stefano !
Vive Stefano !
On a un souci avec l'aéroport.
Le sous-secrétaire a découvert qu'il sert d'escale
pour des avions arrivant du Pérou, de Bolivie et de Colombie.
Il a fait le lien.
Combien il veut ?
Un et demi.
Donne-lui deux. Trois.
Ça marche.
J'irais bien vivre là-bas avec toute la famille.
En Amazonie ?
Tu veux vivre en ermite ?
Viens.
Excellence !
M. Felici.
- Quelle belle famille ! - Je vous remercie.
Madame.
Oui, vraiment, je suis heureux ici, avec ma famille, mon beau-père.
On est entre amis.
Et quand on est entre amis,
on fait face à tous les problèmes, non ?
Messieurs, s'il vous plaît.
Ne bougez plus.
Une autre.
Qu'est-ce qu'il fout là, lui ?
Tout le monde est là.
Baisse-toi et bouge plus !
N'aie pas peur.
Baisse-toi !
Qu'est-ce que tu fais ?
Non...
Ne fais pas de bruit.
But !
Elle est pas rentrée !
Bien sûr que si, Masino !
Elle est pas rentrée.
Regarde.
M. Felici, on vous demande au téléphone.
C'est pas juste.
Fini, terminé !
J'offre une tournée générale.
Arrêt de Dino Zoff.
Il y a but !
Allô ?
Comment tu vas ?
Qui c'est ?
Tu me reconnais pas ?
Je suis un ami, Masino.
Tu vas bien ?
La famille, ça va ?
Qu'est-ce que t'as dit, à l'enterrement de ton père ?
Qu'est-ce que j'ai dit ?
Que tu voulais le venger.
Oui, c'est la vérité.
Son tueur, je lui réserve le même sort !
T'as déjà tiré ?
Oui.
De la main droite ou gauche ?
Je comprends pas.
Yara !
Tout va bien ?
Pas de souci ?
Tout est calme, monsieur.
Papa !
Assieds-toi.
Perdre un frère, c'est comme...
perdre un bras.
Courage, Masino.
Totuccio l'a échappé belle.
Et maintenant, il veut tuer tous les Corléonais,
il veut les égorger de ses propres mains.
Qu'est-ce que tu veux qu'il fasse, seul ?
Il manque de jugeote.
Toi, par contre, t'en as, là-dedans.
Tano, qu'est-ce que tu veux ?
Toute l'héroïne du monde transite par Palerme.
On peut tous devenir milliardaires.
Et les Corléonais sont en train de liquider tout le monde,
des femmes, des gamins.
Tu sais ce qu'il a fait, Scarpuzzedda ?
Le fils de Salvatore Inzerillo, d'abord, il lui a coupé un bras,
et ensuite, il l'a tué.
Pourquoi ?
Même ici, t'es pas en sécurité.
Stefano Bontade voulait stopper Riina.
Il avait prévenu la commission. Il devait le flinguer.
Et pourquoi il l'a pas fait ?
Riina est rusé. Il est pas allé à la réunion.
Il reste qui, de notre côté ?
On en a perdu beaucoup, Masino.
Ils sont passés du côté de Riina.
Mais nous, on n'est pas encore morts.
Loin de là.
Et on peut y arriver.
Mais il faut que tu rentres.
Tu piges ?
Même les frères Salvo me l'ont dit, Ignazio et Antonio.
Et à Rome, on sera pas seuls.
On a toujours des amis, là-bas.
Et Pippo ?
Monsieur Calò ?
Il est à Rome, il dit qu'il bosse,
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