نخستین 200 خط.
UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
Tu te souviens ce matin, quand nos vies étaient quasi-normales ?
Vaguement.
J'ai déménagé de ma maison
et couché avec Sol.
J'avais encore un petit ami.
Dix heures hautes en couleurs.
On est vieilles. On n'a pas une minute à perdre.
Je veux un martini.
Tu le dis souvent.
C'est souvent vrai.
Attends ! Où vas-tu ?
Tu as les pieds plein de sable !
Grace, on a bien plus à laver que du sable.
Commençons par le sable.
Non ! La sécheresse !
Prends ça.
C'est mon talc ?
- Notre talc. - Y a mon nom dessus.
Arrête d'écrire ton nom sur notre talc.
Fais un vœu.
Bonne idée.
Toi aussi. Je vais te le faire...
Non ! Si tu en tires un, tout se barre.
Comme si tu tirais sur un fil, et tout mon visage se défaisait.
- Je voulais que tu fasses un vœu aussi. - Non, ça ira.
C'est comme un cil qui pousse au menton.
Il est énorme !
Il est là depuis quand ?
Je te l'ai répété cent fois : si tu vois un truc, dis-le.
J'allais le faire. Mais je m'y suis attachée.
Tu avais l'air d'un chaton.
Fais un vœu, Minou.
Qu'as-tu souhaité ?
Avoir un menton lisse.
- C'est tout ? - J'ai rien trouvé d'autre.
Tu étais là, avec le doigt sur les lèvres.
J'étais sous pression.
Et cet homme dont tu parlais ?
Avec qui tu as eu un truc, mais pas vraiment.
Bill ? Will. Gil. Alan.
Phil. Non. Phil Milstein n'est pas mon vœu.
C'était autre chose, il y a un bail.
Et toi ? Ton vœu ?
J'espérais que tu me le demanderais.
Aujourd'hui, je souhaite découvrir la vraie Frankie.
La Frankie sans Sol.
Je pourrais être une personne nouvelle.
Mes empreintes pourraient changer. À nouveau.
Ma voix pourrait être plus grave. Bonjour, Grace.
J'ai travaillé si...
C'est mon vœu.
Y a que moi qui dis chut.
Robert ?
Robert ?
Seigneur ! Robert !
Tu sais ce que je pourrais être sans Sol ?
Plus grande. J'aurai un nouveau sens de la mode.
Je ne m'habillerai plus pour lui.
J'ignorais que tu t'habillais pour quelqu'un.
- Sois pas codépendante. - Jésus Marie Joseph ado,
c'est lui.
Je ne sauterai pas au premier appel.
Mets ça sur vibreur, s'il te plaît.
Hors de question.
Je risquerais d'être codépendante.
Sois pas codépendante.
Sol, elle ne veut pas te parler.
On arrive.
Non ! Nous ? Pas moi.
Robert a fait une crise cardiaque.
Allons-y.
Tu crois que Sol a parlé à Robert de... Enfin, tu sais.
- Les bougies, l'amour au lit ? - Je ne sais pas, Frankie.
C'est pour ça que Robert a fait une crise cardiaque ?
- C'est ma faute ? - Je ne sais pas, Frankie.
J'ai dit à Sol qu'il serait un schmuck s'il ne le disait pas à Robert.
Tu dois te sentir coupable.
Dr Gold, composez le 211.
Pardon, l'homme dans ce lit a dit qu'il avait soif.
- Glace pilée. - Quand ça fond,
ça devient de l'eau.
Il peut avoir de la glace pilée.
C'est comme parler à ta mère.
Mon Dieu... Robert.
Comment va-t-il ?
- Il est stable. - C'était grave ?
- Ils savent pas. - Quand le sauront-ils ?
Ils font des analyses, envisagent de l'opérer.
- Seigneur. - Que s'est-il passé ?
Je ne sais pas. Je suis rentré, il était effondré sur la table.
Tu ne lui as rien dit
qui aurait pu provoquer cet effondrement ?
Non. J'allais lui dire. Je n'en ai pas eu l'occasion.
Grace, c'est toi, chérie ?
- Tu n'aurais pas dû venir. - Bien sûr que si.
Comment te sens-tu ?
Tout chaud et dans les vapes.
Comme sorti du sèche-linge.
- Tu es sous sédatifs. - Et tu es Frankie.
- Salut, Robert. - Tu n'as rien à craindre, ma chérie.
Entre.
Elle arrive.
Grace.
- Il t'a vue, tu dois y aller. - Je ne peux pas.
C'est un avocat irlandais, bon sang !
Un détecteur de mensonges humain.
Je peux pas affronter Homo Matlock.
Robert a demandé des chats à manger.
Ça ira si tu te calmes.
Toi, calme-toi. T'as pas d'ordres à me donner.
- Bon, fais comme tu veux. - Tu veux que j'aille mentir pour toi.
Pas pour moi, pour Robert.
Coucou. Je suis là.
La voilà.
Tu n'aurais pas dû venir.
Bien sûr que si. Pourquoi ne serais-je pas venue ?
Je ne suis pas un monstre sans cœur ni moralité.
Pardon...
C'est Robert Hanson. Pas Robert Hameçon.
Ce n'est pas un nom de personne.
Il a fait une crise cardiaque, si ça peut aider.
Vous venez de taper "Bobert".
C'est vrai...
Seigneur. Mallory, où es-tu ?
Derrière toi. Salut.
Comment va papa ? Il doit être opéré ?
Ils l'ont pas emmené faire l'analyse.
On peut le voir ?
Si elle nous donne un numéro de chambre.
Chambre 2284.
- Super. - Vous êtes pas sociable, hein ?
Ça me plaît. Merci.
Tu étais couchée à 19 h 15 ? La vie mariée est si morne que ça ?
On faisait un dîner à thème : soirée théâtre.
- Laisse tomber. - C'est pitoyable.
Tu es prête ?
Non.
- Où est Sol ? - Il est allé te chercher de la glace.
Quelle heure est-il ?
- Je suis si heureuse de vous voir. - Ça va aller.
Il se prépare à faire une analyse.
Papa ! Ça va ? Besoin de quelque chose ?
- Tu souffres ? - Ça va.
Je veux sortir d'ici.
C'est fou. On était chez toi une heure avant.
Ce n'est la faute de personne !
Arrêtez de culpabiliser !
Frankie, il faut que tu te calmes.
Non, toi, il faut que tu te calmes
au sujet du fait que je suis pas calme.
Tu te souviens de ce qui s'est passé ?
Je répétais mes vœux. Puis j'étais dans l'ambulance.
Laissez-le respirer. Il doit se reposer.
- D'accord. Maman. - Je sais.
Ils vont trouver le problème et le résoudre.
- Mon Dieu. - Quoi ?
- Tu es enrobée. - J'ai pris un peu de poids.
Tu pourras le perdre facilement.
Tu as mon métabolisme.
Ma mère vient de dire que ma sœur est grosse ?
À part mon père mourant, c'est le plus beau jour de ma vie.
- Merci. - Regardez ce que j'ai !
Te voilà !
Je suis là pour amener M. Hameçon pour une...
- cathé-siration ? - Cathétérisation.
Il a mangé il y a six heures, pas huit.
Ça pose un problème ?
Ces analyses impliquent des risques ?
- Ohé ? - Marcus Welby,
- tu parles au garçon de salle. - Je le sais !
Je veux des réponses.
Par où vont-ils passer le tube ?
Dans l'aine ou au poignet ? Le poignet, c'est plus risqué.
Où est le médecin ? Quelqu'un travaille ici ?
Elle ne va pas tarder. Désolé, Mme Welby.
Le médecin des urgences a dit qu'ils passeraient le tube dans l'aine.
- Bien, c'est mieux. - Pour qui ?
Ne t'inquiète pas, ça va aller.
Jeune homme, je vous donne 500 $
pour le tube dans le poignet.
- Ne l'écoutez pas. - Ignorez-le.
- 600. - Viens, Bouboule. On les accompagne.
On s'arrête si tu t'essouffles.
Ça va ?
Moi ? Ça va bien.
C'est toi qui...
Tu es très Grace, là. Y a beaucoup de Grace dans l'air.
C'est mieux que de rôder dans un coin.
Quelqu'un doit bien assumer.
Je vote pour toi. Vas-y. Assure et assume.
- Je vais nous chercher du café. - D'accord.
- Calme-toi. - Tu peux...
Je demanderai s'ils peuvent y mettre de la glace.
Papa.
- Robert, comment ça va ? - Ils vont me mettre un tube dans l'aine.
C'était pas une crise cardiaque ?
- C'est pour une analyse. - Il faut peut-être l'opérer.
Il est plein de fougue.
C'est bon signe, non ?
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