نخستین 200 خط.
PRÉCÉDEMMENT...
Veuillez lever la main droite et répéter après moi.
Moi, Donald John Trump, je jure solennellement...
Glenn, qu'y a-t-il ? C'est la maison ?
...ce fonds d'investissement privé, le qualifiant de système de Ponzi...
Et l'argent de ma retraite ?
Merde !
Attends un peu.
Ce n'est pas le moment. Tu es toxique. Aucun cabinet ne t'embauchera.
J'ai dit que les fake news étaient l'ennemi du peuple.
Et c'est vrai. Ce sont les ennemis du peuple.
Vous devez résister sans peur.
Et c'est bien l'essence de ce cabinet.
Bien. Les affaires du cabinet n'attendent pas.
Et puis, on ne voudrait pas épuiser notre associé fondateur.
...mais il y avait des gens bien dans les deux camps.
Comme si quelque chose s'était détaché.
Comme une machine qui ferait un bruit bizarre.
La seule constante, c'est la loi.
-Je suis contente d'être là, Adrian. -Et je suis content que vous soyez là.
Il n'y a eu aucune collusion. Tout le monde le sait.
Ils disent tous qu'il n'y a eu aucune collusion.
Et il n'y a eu aucune collusion.
-Bonjour. Lucca Quinn. -Bonjour.
-Ma cliente, Maia Rindell. -Bonjour.
Je suis l'agent fédéral Madeline Starkey. Asseyons-nous et bavardons, d'accord ?
Je pense que vous saviez pour le système de Ponzi.
Et je vais demander au procureur d'engager une procédure contre vous.
Maia Rindell, votre père s'est enfui. Vous êtes en état d'arrestation.
-Liz, toutes mes condoléances. -Merci, Rod.
Michelle et Barack vous présentent leurs condoléances.
-Et ils ont beaucoup aimé votre tweet. -Oh, merci.
J'ignore si ça plaira à mon employeur mais...
-Ça méritait d'être dit. -Oui.
Bonjour.
Ton père s'est battu jusqu'au bout.
Oui. C'est la fin de toute une époque.
Liz, cette photo...
Ah, oui. Je m'en serais bien passée, mais papa l'aimait bien alors...
On s'est bien amusés ce jour-là.
Oui. Mais ça n'a pas duré.
Écoute, je suis désolé.
Et si tu as besoin de quoi que ce soit...
Sandy m'a dit que tu voulais garder le nom.
Ça permettrait de maintenir une continuité.
Ce n'est pas de la publicité mensongère ? Reddick Boseman sans Reddick ?
On en reparle plus tard ?
Oui, dès que ton cabinet ne portera plus le nom de mon père.
Liz, ça a à voir avec nous deux ?
Non. Pourquoi cette question ?
Si c'est une question de pourcentage, j'en parlerai aux associés.
Mme Harden, merci mille fois d'être venue.
Merci.
Excusez-moi. Je voudrais passer. Excusez-moi.
Oui, je sais. C'est bizarre.
Ce n'était pas prévu, au fait.
J'ai vu l'avis de décès dans la presse et j'ai voulu me joindre à cet hommage.
Je vois que vous êtes sceptique, alors je serai franche :
j'espérais vous trouver ici.
Ce n'est pas un hasard absolu.
Vous voulez savoir pourquoi ?
Je m'en veux.
J'ai sans doute contribué à votre arrestation.
Et même si c'est mon travail
de trouver une aiguille dans une meule de dénégations,
je n'arrête pas de penser à vous, Maia.
Je pense que vous êtes quelqu'un de bien, vraiment.
Et j'ai une proposition à vous faire.
Bon, voilà ce que je veux faire.
Oui, je sais, je suis agaçante,
mais je n'ai pas d'autre choix si je veux racheter ma conscience.
Vous passez en jugement dans six jours.
Vous risquez cinq ans de prison. Et vous avez quoi ? Vingt-neuf ans ?
C'est long, cinq ans de prison.
Vous savez, quand j'étais à l'université de Californie de San Diego,
je suis allée à Tijuana avec des amies.
Elles ont été incarcérées.
Pendant une semaine. Ça les a changées. À jamais.
Vous permettez ?
Voilà ce que je vous propose.
Si vous me dites tout ce que vous savez sur votre père...
où il est, où il s'est enfui,
et je demanderai au procureur d'abandonner les poursuites.
Vous ne mettrez pas un pied en prison.
Je sais.
Vous allez me dire que vous ignorez où est votre père.
Mais voilà, j'ai des preuves.
Et je pense que vous savez des choses sans le savoir. Alors dites-moi tout.
C'est sans doute mérité. D'accord. Vous devriez réfléchir, Maia.
Je sais.
Vous allez me dire que vous ignorez où est votre père.
Mais voilà, j'ai...
...j'ai des preuves. Et je pense que vous savez des choses sans le savoir.
-Elle t'a montré les preuves ? -Non.
C'est sans doute des conneries. Mais on va quand même vérifier.
Ça peut nous servir au procès. Dissimulation de pièces.
-On peut lui faire confiance ? -Non, mais ça ne change rien.
Ça va ?
Non. J'ai l'impression que tout part en vrille.
C'est normal de ressentir ça juste avant un procès.
La bonne nouvelle, c'est qu'ils ne sont pas plus malins que nous.
-On se voit toujours lundi ? -Oui.
-Bien. -L'action en justice inquiète Barack.
Ça ne tiendra pas, Rod. C'est une terre fédérale.
Je sais, mais on ne veut pas malmener le comté de Cook pour cette bibliothèque.
-On fera ça en douceur. D'accord ? -Oui.
-Allons nous asseoir. -Oui.
SERVICE 13 H - 15 H
-Wilbur. -Liz, toutes mes condoléances.
Merci.
J'ai vu votre e-mail. Rassurez-vous, je serai au bureau la semaine prochaine.
Non. Faites une pause. Vous en avez besoin.
Madame ?
Non, ça va aller. Je viendrai travailler.
Reparlons-en plus tard.
C'est quoi, cette manie de vouloir parler plus tard ?
Parlons-en tout de suite.
Prenez quelques semaines de repos loin de l'agitation.
Les autres substituts du procureur prendront vos dossiers.
Et ensuite, vous réintégrerez le système de rotation.
-Pourquoi ? -Vous savez bien pourquoi.
Le tweet ?
Que ça nous plaise ou non, Trump est notre patron.
Je croyais que c'était vous.
C'est mon patron et vous l'avez traité de suprématiste.
Je vous demande juste de rester hors du système de rotation pendant un cycle.
Et si je refuse ?
Liz, je suis votre ami. Prenez trois semaines de congés.
Diane.
-Oh, Colin ! Comment allez-vous ? -Bien. Vous allez à un enterrement ?
Oui. Vous pouvez me soutenir pour la demande de renvoi ?
D'accord. C'est un juge fraîchement nommé. Ça va aller vite.
Merci. Je suis déjà bien en retard.
C'est affreux. Je l'ai vu la semaine dernière.
Ah oui ? Où ça ?
Au lac Michigan. Sur une planche à voile.
-Carl Reddick faisait de la planche ? -Oui.
Hein ? Non. Roger Hill.
Reddick ? Mais oui, bien sûr. Vous allez à son enterrement.
-Oui. Dans dix minutes. Roger est mort ? -Oui.
Renversé par un chauffard.
Mon Dieu ! Roger Hill de chez Hill et Masters ?
Oui. Il traversait LaSalle et une camionnette l'a...
-et il est mort sur le coup. -C'est affreux.
Oui. Ça fait réfléchir.
Il avait 38 ans. Il était en plein divorce.
-Comment va Lucca ? -Lucca ? Oh, elle va bien.
-Elle sera bientôt associée. -Félicitez-la pour moi.
-Je n'y manquerai pas. -L'audience est ouverte.
Elle est présidée par le Juge Lyman.
On pourrait s'occuper de ces marches ? Elles sont un peu raides.
-J'y veillerai. -Et la climatisation ?
-Elle est éteinte ou quoi ? -Ils la réparent.
Ces robes sont de vrais fours. Prenez place.
Alors, nous avons...
-Nous avons... Qu'avons-nous ? -Sélection de jury, M. le Juge.
M. le Juge, ma collègue et moi-même faisons une demande de renvoi.
C'est quoi, tout ça ?
-La liste des affaires à traiter. -Ah, je vois.
Howard.
-Bonjour. -Oh, bonjour, Diane.
Qu'en dites-vous ? Pas mal, non, pour un gosse du South Side ?
-Oui, plutôt surprenant. -Que se passe-t-il ?
-On vous dirait prête pour un enterrement. -C'est le cas.
D'où notre demande de renvoi, M. le Juge.
-Pour que ma collègue... -C'est l'enterrement de Hill ?
Non, de Carl Reddick.
Carl Reddick à qui on doit la "ville des youpins" ?
Ce renvoi me paraît acceptable donc...
Il aimait bien parler de la "ville des youpins" avec son ami Jesse Jackson.
Le moment est mal choisi, Howard.
JUGE HOWARD LYMAN
"M. le Juge."
M. le Juge.
Requête rejetée, Maître. Faisons cette sélection séance tenante.
Dites à Boseman que je suis retenue.
Quand Carl Reddick est né, les nazis étaient parmi nous.
Il est mort et les nazis sont encore parmi nous.
Il a dédié chaque jour de sa vie à combattre la violence,
le totalitarisme, l'ignorance.
Carl s'est battu aux côtés de Martin Luther King.
Il s'est battu sur le pont de Selma.
Je frémis en imaginant le courage qu'il leur a fallu.
Je travaille pour le cabinet qui porte son nom...
mais je sais que je l'ai trahi.
Il nous a défiés de mettre le droit au service du bien.
Il voyait que nous devenions obsédés par l'argent et les honoraires,
que le pragmatisme l'emportait sur nos idéaux.
-Eh merde. -Quoi ?
La Bibliothèque Obama.
Pour Carl, la loi était un guide éclairé...
Je vais lui parler. Il sait que c'est rhétorique.
L'espoir. Jamais aussi grand.
Il savait que la loi était un ensemble de règles à corriger.
Les problèmes actuels sont aussi réels que ceux auxquels Carl a été confronté.
Ils le sont peut-être même encore plus.
Et comme l'aurait dit Carl Reddick :
"N'enterrez pas mes idéaux avec moi."
Je démissionne
M. Habercore.
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