Midnight

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La Signora Di Mezzanotte 1939 ITA-ENG DVDRip 576p x264 L43
ناشر bisounours
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تاریخ انتشار: 2019-10-24
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نخستین 200 خط.

Le train est arrivé. Vous êtes à Paris, madame.

Appelez-moi demain matin.

Tout le monde descend !

Je commençais tout juste à m'y plaire.

Eh bien !

- C'est ce qu'on appelle Paris, hein ? - Oui, madame.

D'ici, ça ressemble à une journée pluvieuse à Kokomo, dans l'Indiana.

Eh bien, plongeons-y.

- Je vous apporte vos bagages ? - J'aimerais bien.

- Où sont-ils ? - Au prêteur sur gages de Monte-Carlo.

Au revoir, mon beau !

Madame aime la pluie, hein ?

Je vais vous expliquer.

Je vous laisserais me conduire et vous dirais que j'ai laissé

mon sac sur le piano.

Mais je n'ai ni piano ni maison, et mon sac troué

ne contient que 25 centimes. C'est ce qui reste des mises de Peabody.

- Vous n'avez pas d'argent, hein ? - C'est exact.

J'ai besoin d'un taxi pour trouver un emploi et d'un emploi pour payer le taxi.

Pas de taxi, pas d'emploi. Pas d'emploi, pas d'argent.

Mais si j'en trouve un, je vous paie le double du montant sur le compteur.

- Double ou rien. - J'aurai l'honneur

de vous conduire, c'est ça ?

- Exact. - Vous me paierez en double ?

Et je vous laisserai un gros pourboire.

- Ça sonne comme une bonne entente ! - Qu'en dites-vous ?

Je refuse.

Taxi ?

- Montez ! - Non !

Montez !

- Je ne vous donnerai pas de pourboire. - Quel genre d'emploi voulez-vous ?

À cette heure et avec ces habits, je ne cherche pas de travaux d'aiguille.

C'est vraiment illisible, ce truc.

Voilà. Boîtes de nuit.

Vous êtes danseuse ?

Vous avez entendu parler d'Eve Peabody, la célèbre chanteuse de blues américaine ?

Non.

Elle est devenue chanteuse de blues quand elle est montée dans votre taxi.

Essayons le Bal Tabarin.

Vous devez avoir du talent pour y travailler.

Vous voyagez toujours en robe de soirée ?

Non, c'est ce que je portais à Monte-Carlo quand est survenu un accident.

- Qu'est-il arrivé, un feu ? - Non.

J'ai tout perdu à la roulette.

J'ai quitté le casino avec ce que je portais.

C'est votre dernière cigarette ?

- Vous la voulez ? - Merci.

- Des allumettes ? - Non, j'en ai.

Un cadeau du casino de Monte-Carlo.

Eh bien, c'était le dernier.

Je ne suis bonne que pour chanter sous la douche.

Vous n'êtes pas complètement trempée ?

Qu'est-ce que "complètement" pour une femme, de nos jours ?

Où allons-nous maintenant ?

Oh, non. 80 francs, c'est assez, Skipper.

Je suis désolée de vous avoir mêlé à tout ça.

Ça va. Où allons-nous maintenant ?

De retour à la gare.

- Qu'allez-vous y faire ? - M'asseoir dans la salle d'attente.

- Et attendre quoi ? - Attendre le matin.

- Ce n'est pas la gare ! - Je vous paie

un souper pas cher.

Vous avez perdu une mise. Et vous allez me nourrir.

L'idée qu'une femme attende à la gare avec l'estomac vide ne me plaît pas.

Je comprends ! Ce carrosse se changera en citrouille,

- et vous êtes ma bonne fée ! - Arrêtez.

- Il pleut. Venez ! - D'accord, Skipper.

Attendez ! J'ai oublié mon chapeau.

Je n'aurais pas pris les huîtres si j'avais su le prix.

- Oubliez ça. - Non, c'était un sale coup, Skipper.

Quel est votre nom ? J'en ai marre de Skipper.

Czerny est mon nom. Tibor Czerny.

- Ti quoi ? - Tibor. Tibor Czerny.

Je suis hongrois. D'où je viens, Eve Peabody

- serait un nom comique. - Ah oui ?

Puis-je ?

Puis-je ?

Bien sûr.

Taxi ?

- Qu'y a-t-il ? - Ils cassent la figure au type.

- Pourquoi ? - Il mentait.

- Pourquoi a-t-il dit "taxi" ? - Car je l'ai payé cinq francs.

Je vous coûte cher, M. Czerny.

Cessez de parler d'argent. Je suis un homme riche.

- Vous ? - J'ai besoin de 40 francs

par jour, et c'est ce que je gagne.

Et les jours pluvieux ?

Je fais le double.

Pas de compte de banque, d'habitation ni de biens.

Trois mouchoirs, deux chemises, une cravate, pas d'inquiétudes.

Vous parlez comme un idiot.

Si vous voulez la paix d'esprit, achetez un taxi.

Aucune femme n'a trouvé la paix dans un taxi. Je veux une limousine.

Elles ne roulent pas mieux qu'un taxi. Du sucre ?

Elles roulent mieux que le métro.

J'ai passé ma vie dans le métro du Bronx.

Coincée, foulée, piétinée.

Un jour, je me suis dit : "C'est assez. Tu iras quelque part."

Je suis partie donc à l'étranger. Je suis allée à Londres avec une chorale.

Toutes les filles ont fini avec un noble ou autre.

C'est ça, aller quelque part ?

C'est un pas dans la bonne direction.

- J'ai presque fini avec un noble, moi aussi. - Presque ?

Eh bien, sa famille nous a séparés.

Sa mère est venue à mon hôtel et m'a offert un pot-de-vin.

Vous l'avez mise à la porte, j'espère.

Je n'ai pas pu faire ça les mains pleines.

Vous... Vous avez pris l'argent ?

J'ai ma propre opinion sur la paix d'esprit.

J'ai apporté cet argent à Monte-Carlo et je l'ai joué.

Vous avez perdu. Ça vous apprendra. On n'a rien pour rien.

Oui. Ça m'a pris des années à comprendre que la richesse ne vient pas seule.

Il faut aller la chercher.

C'est vous qui parlez comme une idiote.

Sans rancunes, M. Czerny ?

Non.

C'est dommage, par contre.

- Encore un peu de vin ? - S'il vous plaît.

On a besoin d'essence.

Où est la gare de chemin de fer ?

On l'a dépassée. Vous dormirez chez moi.

Excusez-moi ?

J'ai dit que vous dormiriez chez moi.

- Oh, non. - Je dois conduire ce taxi toute la nuit.

Comment pourrai-je travailler

si je sais que vous n'avez pas de toit ?

Non, merci, Skipper.

Voici la clé. Mettez la chemise sèche qui est sur le bain pour dormir.

Partez vers 7 h du matin. Placez ceci sous le tapis.

Non, vous devriez garder la clé.

Ne soyez pas idiote.

J'ai été idiote trop longtemps.

À New York, chaque fois que je m'arrangeais

pour entrer dans une fête remplie de gros millionnaires,

il y avait toujours un jeunot au petit nez qui jouait des percussions.

Alors, à 4 h, quand les filles intelligentes partaient

marier ces millionnaires au Connecticut, je restais en boîte avec lui

à apprendre des trucs de timbale.

Il avait toujours un nez comme le vôtre.

Y a-t-il un problème avec mon nez ?

Oui, je l'aime bien.

Ça vous dérange ?

On n'est pas faits l'un pour l'autre. On n'a pas le même but.

C'est ce que vous pensez.

Oh, allons.

- Faites demi-tour. - Non.

Vous devriez nourrir cet engin.

- Vos pneus arrière ont l'air mal en point. - Je n'ai jamais eu de crevaison.

Permettez-moi, madame.

Comme c'est malencontreux, cette pluie, madame.

Il pleut toujours quand Stéphanie organise une fête. Même la nature pleure.

Arrêtez de vous gratter, Edouart.

Je ne me gratte pas, Simone. Je crois avoir oublié les invitations.

Les invitations ? Stéphanie est chic, elle en aura même à ses funérailles.

PRÊTEUR SUR GAGES MONTE-CARLO

Votre écharpe, madame.

Oh, oui.

Je suis désolée.

- Cette place est prise ? - Non, madame.

Merci.

Chers amis,

la prochaine pièce au programme musical

sera la 11e Étude de Chopin, jouée par notre très cher ami,

le prince Potopienko.

C'est la 12e Étude , ma chère.

Avant de poursuivre, j'aimerais avoir votre attention.

Y a-t-il une dénommée Eve Peabody dans la salle ?

Non ?

Quelqu'un connaît une Mlle Eve Peabody ?

Je ne vous dérangerai pas plus longtemps.

Allez-y, mon cher. Le 11e Prélude de Chopin.

C'est une étude et c'est la 12e .

- Qu'y a-t-il, chérie ? - Une dame est entrée

avec un billet de prêteur.

Madame ?

- Puis-je vous parler ? - À moi ?

Oui, à vous.

C'est ce que je croyais.

Eh bien, finissons-en tout de suite.

J'avais l'œil sur vous depuis votre arrivée.

- J'aurais dû le savoir. - Vous essayiez de vous enfuir, pas vrai ?

J'ai cru que si je partais doucement...

Ne vous excusez pas. Vous n'êtes pas seule. Nous sommes trois

en rébellion contre cette musique.

- Vous jouez au bridge ? - Oui.

Bien.

Pourquoi m'avez-vous choisie ?

Vous êtes charmante. Vous aviez l'air de vous ennuyer.

Vous aviez l'air de pouvoir jouer l'atout après l'as de votre partenaire.

Vous devriez essuyer le rouge sur vos lèvres.

J'en ai une.

Madame Flammarion, je vous présente...

- Enchantée. - Enchantée, madame.

- Madame... - Czerny.

- Madame Czerny ? - Oui.

Je vous présente Jacques Picot.

L'homme le plus dangereux dans cette pièce.

Publicité gratuite.

- Enchanté. - Enchantée.

Vous coupez ?

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