نخستین 200 خط.
UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
Il y a plus de 75 ans,
un escadron américain de chasseurs nocturnes
observait les fameux chasseurs fantômes
au-dessus de la frontière franco-allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.
Mais ce n'était qu'un prélude au phénomène des ovnis,
dont le début a coïncidé avec la période la plus mortelle de l'histoire humaine.
La Seconde Guerre mondiale s'est terminée en mai 1945,
mais il a fallu plusieurs mois
avant que le conflit le plus atroce de l'histoire ne prenne fin.
En août, les USA ont largué des bombes nucléaires
sur les villes japonaises de Hiroshima et Nagasaki.
Les Soviétiques ont testé leur première bombe atomique
dans les steppes de ce qui est aujourd'hui le Kazakhstan le 29 août 1949,
ce qui a marqué le début de 40 ans d'impasse nucléaire
entre la Russie et les États-Unis.
La guerre froide.
À un moment, une fois ce conflit avec l'Union soviétique résolu
et qu'on a fini par s'entendre,
malgré les divergences du communisme et du capitalisme…
"On a gagné ensemble, coopérons." Ce n'est pas arrivé.
À la place, on a dépensé des billions de dollars
pour construire 70 000 ogives nucléaires
et des sous-marins nucléaires.
On les mettait sur des rails, des rampes,
sous l'eau,
pour pouvoir tuer tout le monde 12 secondes après le début de la guerre.
Serions-nous au bord d'un nouveau conflit mortel ?
Ces séries de tests nucléaires furent précédés d'événements stupéfiants.
Ces derniers ont fait naître des inquiétudes nouvelles
et engendré la création de multiples projets top secrets.
Des projets qui sont restés top secrets jusqu'à aujourd'hui.
Ovnis : Classés top secret.
Projet Blue Book.
Juin 1947.
Au-dessus de l'État de Washington, près du mont Rainier,
le pilote Kenneth Arnold
a signalé avoir aperçu des embarcations volantes non identifiées.
Après le compte-rendu d'Arnold, la presse a inventé les termes "soucoupe volante"
et "disque volant"
pour décrire les objets volants non identifiés.
Un mois plus tard, l'observation d'ovni la plus célèbre de l'histoire a eu lieu.
Juillet 1947. Roswell, au Nouveau-Mexique.
Le major Jesse A. Marcel, agent des renseignements de l'Air Force,
est rentré chez lui à Roswell.
Il est entré dans la chambre de son fils
et l'a réveillé
en lui disant qu'il ne reverrait jamais ce qu'il allait lui montrer.
Des objets récupérés dans un ovni.
Il y avait un matériau épais, semblable à de l'aluminium.
TÉMOIN
Pas un aluminium brillant, mais plutôt poli, gris ardoise.
Il y a avait des débris plastiques noirs, type bakélite. Le matériau était cassant.
La raison pour laquelle cette histoire a tant traversé les années,
c'est peut-être parce que c'était la première fois
que l'US Air Force, qu'on appelait peut-être encore Army Air Force,
a laissé passer un article disant : "Nous avons une soucoupe volante."
À Washington, cet article a fait des vagues.
Imaginez être le président des États-Unis,
Harry Truman : que faites-vous de ces informations ?
Si vous dites au monde que c'est vrai,
vous ignorez s'ils sont hostiles ou non.
Informellement, c'est le moment
où Truman a donné son autorisation à Roger Ramey, à Dallas-Fort Worth :
"Le communiqué de presse de la base de Roswell
doit être démenti immédiatement."
Si la presse arrive à Roswell à temps pour interroger les habitants,
c'est terminé, ce sera public.
La Maison-Blanche isole
les informations et le personnel liés à l'incident de Roswell.
Le major Jesse Marcel a reçu l'ordre de revenir à la base immédiatement.
Les informations sur le crash d'un vaisseau extraterrestre
prématurément divulguées au public ont dû être minimisées.
Il fallait trouver un moyen de faire passer les ovnis sous le tapis.
Ils ont donné une conférence de presse.
Plus tard, ils font venir Jesse Marcel.
Ils lui montrent du papier aluminium classique
dans lequel ils auraient pu emballer leur déjeuner et disent :
"Ce n'était qu'un ballon météo !"
Et la presse a gobé ça tout rond.
Ils ont déboulonné l'histoire et dit : "Ce n'était qu'un ballon météo."
Et tout était oublié.
Au début, ils ont dû penser que c'était une arme russe,
vu la façon qu'ils ont eu d'étouffer la nouvelle.
Puis on a confirmé que ce n'était pas russe.
Il ne restait qu'une possibilité : ça venait d'ailleurs que notre atmosphère.
Si le phénomène ovni, ou soucoupe volante à l'époque,
est diffusé au grand jour,
et que tout le pays s'inquiète d'un scénario à la Guerre des mondes,
que des vaisseaux laser allaient détruire notre société,
cela signifie que l'Air Force a échoué,
la population ne se sentant pas en sécurité.
Étant donné les circonstances,
il n'est pas surprenant que le Pentagone
ait lancé un programme pour enquêter sur le phénomène ovni.
Les fondations étaient posées
pour la création du premier programme gouvernemental de suivi des ovnis :
le projet Blue Book.
Le projet Blue Book était dirigé par l'US Air Force
et était le plus connu
des trois programmes de recherche et d'enquête sur les ovnis
du gouvernement américain.
Le premier, le projet Sign, a débuté en 1947,
puis le projet Grudge lui a succédé.
Le projet Blue Book était, selon moi,
une véritable tentative d'enquêter sur les observations d'ovnis
et d'évaluer le phénomène.
Il fallait obtenir autant d'informations que possible
de citoyens qui pouvaient dire s'ils avaient vu le vaisseau atterrir,
qui était à l'intérieur,
et s'ils avaient vu des humains être emmenés dans le vaisseau.
Il leur fallait toutes ces informations,
et le projet Blue Book était la meilleure façon pour eux
de recueillir les témoignages d'observation d'ovnis.
Le projet Sign, en résumé :
"Quelque chose se trame."
"Non, on n'y croit pas. Circulez, il n'y a rien à voir."
Le projet fut dissous et a mené à la création du projet Blue Book.
La nouvelle équipe allait faire face à une entrée en matière spectaculaire
avec un incident dans la capitale du pays,
observé par des milliers d'individus.
Selon moi, l'affaire la plus sérieuse au sein du projet Blue Book,
c'était en 1952. Avec cette affaire…
Beaucoup disent : "Je ne croirai aux ovnis que quand ils atterriront à Washington."
Ils ont failli le faire. Ils ont frôlé le sol.
Juillet 1952.
Washington.
La folle histoire s'est déroulée il y a une semaine au-dessus de la capitale.
Le contrôleur aérien Edward Nugent
a remarqué sept objets volants non identifiés
sur son écran radar en dehors de l'espace aérien autorisé.
Il les a signalés à son supérieur.
Deux autres contrôleurs l'ont confirmé.
À la base aérienne d'Andrews,
l'aviateur Brady a aussi signalé des objets semblables à des boules de feu,
dont la vitesse et la maniabilité semblaient inédites.
Il n'a pas réussi à le décrire. Ce n'était qu'une petite lumière blanche.
Le pilote Pierman, qui attendait de décoller, a fait le même témoignage.
De façon inexplicable, le directeur du projet Blue Book, Edward J. Ruppelt,
n'a été mis au courant que bien plus tard.
L'objet non identifié a survolé la Maison Blanche et le Capitole.
On a déployé des avions F-94 Starfire depuis la base d'Andrews
mais les objets ont disparu.
Une semaine plus tard, l'incident s'est reproduit.
Le même vaisseau non identifié est apparu au-dessus de la capitale.
Albert M. Chop, porte-parole du projet Blue Book,
a refusé aux journalistes de photographier les écrans radar.
Au cours de ce deuxième incident,
le lieutenant William Patterson a verrouillé l'un des objets
et a lancé une poursuite.
Ses efforts ont été vains. L'objet a disparu bien trop vite.
Les objets non identifiés sur le radar se mouvaient à une vitesse inconcevable,
entre 2 000 et 11 000 kilomètres par heure.
Les enquêteurs du projet Blue Book étaient prêts.
Quand ça a recommencé, ils sont allés à l'aéroport.
Ils ont pris contrôle du panneau et de la tour de contrôle,
et ils ont été témoins de cette rencontre avec un ovni.
Ils ont vu les jets se précipiter et les radars.
Ils étaient sur place
et ils n'ont pas pu déterminer ce dont il s'agissait.
Il est important de noter
que Truman, un président connu pour son calme et sa retenue,
loin d'être du genre à paniquer ou à s'imaginer des choses,
se soit vu si énervé par la situation qu'il a appelé le directeur
pour demander des explications.
Il a envoyé des avions de chasse descendre ces objets.
Ces avions de chasse les poursuivaient et ils leur échappaient.
C'est un incident similaire à celui du Nimitz
ou du Roosevelt. On entend parler des deux aux infos.
C'est un cycle qui se répète,
les ovnis apparaissent, on les poursuit,
ils échappent à nos meilleurs outils et on ignore où ils vont.
Le pays était en pleine guerre froide et on craignait un conflit mondial.
Quand des vaisseaux inconnus survolaient la capitale,
il fallait agir.
Le 29 juillet 1952 se tient une conférence de presse extraordinaire au Pentagone.
La plus grande conférence de presse depuis la Seconde Guerre mondiale.
Le major-général John Alexander Samford
s'est adressé au peuple aux côtés d'autres officiers militaires
au sujet des ovnis aperçus.
On peut affirmer que les dernières observations ne sont liées
à aucun projet secret d'aucune agence américaine.
Le général Samford a déclaré
qu'on aperçoit des choses dans le ciel depuis des temps immémoriaux,
que des gens crédules aperçoivent des choses invraisemblables.
Que rien de tout cela n'est explicable.
Cependant, dans une part non négligeable de ces rapports,
des observateurs crédibles décrivent des phénomènes incroyables.
Nous nous attelons à élucider le mystère des ces observations.
C'était peut-être la seule fois dans l'histoire
que le commandement militaire d'une superpuissance
a fait une réponse publique a une observation d'ovnis
et a admis que c'était inexplicable.
C'était la première reconnaissance officielle
qu'un engin extraterrestre de rapidité supérieure
avait été observé dans l'atmosphère terrestre.
Et ça les a secoués. Parce qu'ils ne pouvaient pas l'arrêter.
Ils ont inventé une couverture. Personne n'y a cru.
Les vols au-dessus de Washington semblaient annoncer au monde
"Nous sommes ici. Comptez sur notre implication.
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