Aida

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Verdi: Aida (Blu Ray) 29 970 FPS Blu-ray
ناشر etcohod
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تاریخ انتشار: 2017-01-22
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نخستین 200 خط.

Oui, on dit que les Éthiopiens une fois de plus vont nous défier.

Ils menacent Thèbes et la vallée du Nil.

Bientôt un messager viendra nous éclairer.

Avez-vous consulté la divine Isis ?

Elle a désigné le commandant suprême des armées égyptiennes.

L'heureux homme !

Il est jeune et brave.

Je vais de ce pas informer le Roi du choix de la déesse.

Si seulement j'étais ce guerrier !

Si mon rêve se réalisait !

Une armée de braves à commander -

la victoire et les ovations de tout Memphis !

Revenir à toi, douce Aida, couvert de lauriers

Divine Aida, forme céleste !

Mystique guirlande de lumière et de fleurs !

Tu es la reine de mes pensées

et la splendeur de ma vie.

Que je puisse, une fois encore, t'apporter le ciel bleu

la brise légère de la terre natale

une guirlande royale pour orner tes cheveux

un trône royal sous le soleil.

Quelle joie éclaire votre visage !

Quelle noble assurance brille dans vos yeux !

Bien enviable, vraiment, la femme

dont le visage aimé projette une lueur si joyeuse sur le vôtre !

Mon cœur s'égarait dans un rêve aventureux.

Aujourd'hui la déesse a nommé le guerrier qui guidera les légions égyptiennes à la bataille.

Si j'étais désigné pour un si grand honneur !

N'était-ce pas plutôt un rêve plus grand et plus doux qui chantait dans votre cœur ?

N'avez-vous aucun désir, aucun espoir ici, à Memphis ?

Moi ? (Quelle question !)

(Aurait-elle découvert le secret amour qui dévore mon cœur ?)

(Oh ! malédiction si l'amour d'une autre brûlait son cœur !)

(A-t-elle lu dans ma pensée le nom de son esclave ?)

(Malédiction sur lui si mes yeux percent ce mystère fatal !)

La voilà !

Il se trouble !

Quel regard il pose sur elle !

Aida ! Est-ce possible ; serait-ce ma rivale ?

Viens, enfant, viens près de moi.

Tu n'es ni esclave ni servante.

Par amour de toi je te nomme ma sœur.

Quoi, tu pleures ? Dis-moi la raison de tes larmes, dis-moi ton secret !

Hélas ! Je viens d'entendre le terrible cri de guerre.

Je crains pour mon pays, pour moi-même, pour vous.

Serait-ce vrai ? Aucun grand souci ne t'habite ?

Tremble, diabolique esclave !

Sur son visage la colère et le doute éclatent comme le feu.

Laisse-moi sonder ton cœur.

Malédiction ! Si dans nos cœurs elle pouvait lire notre secret amour !

Tremble, car la vérité m'aveugle quand je vois tes larmes, tes soupirs !

Non, ce n'est pas seulement pour mon pays que mon cœur s'émeut.

Les larmes que je répands sont les larmes de mes amours malheureuses.

La raison d'état m'a çonduit à vous réunir, ô fidèles Egyptiens.

Un messager vient d'arriver d'Éthiopie. Les nouvelles sont graves.

Oyez plutôt !

Faites entrer le messager.

Le sol sacré de l'Égypte est envahi par les barbares Ethiopiens.

Nos champs ont été dévastés, les récoltes brûlées.

Encouragé par cette facile victoire, l'ennemi marche maintenant sur Thèbes.

Auraient-ils osé ?

Un guerrier sans merci les conduit : Amonasro !

Le Roi lui-même ! - Mon père !

Thèbes, déjà en armes, se jettera de ses cent portes sur l'envahisseur barbare

semant partout la guerre et la mort.

Oui ! Que guerre et mort soient nos cris de ralliement.

Guerre ! Guerre !

Monstrueuse guerre sans merci !

La sainte Isis a désigné le chef de nos invincibles légions

Radamès !

Gloire aux dieux !

Je tremble ! - Mes prières sont exaucées !

Va maintenant, ô héros, au temple de Vulcain.

Prends les armes sacrées et vole à la victoire !

En avant ! Volez héros égyptiens jusqu'aux bords sacrés du Nil !

Que de tous les cœurs s'échappe ce cri : guerre et mort à l'envahisseur !

Gloire aux dieux ! Souvenons-nous qu'ils règnent sur nos destinées.

Seul le pouvoir des dieux peut tracer le destin du guerrier.

En avant ! Que nos poitrines protègent les bords sacrés du Nil !

Qu'un seul cri s'élève ! Guerre et mort à l'envahisseur !

Pour qui ces larmes ? Pour qui ces prières ? - Une exaltation de gloire

Quel pouvoir m'enchaîne à lui ? - habite mon cœur.

Je l'aime, - En avant, volons à la victoire !

Et il est l'ennemi de ma patrie ! - Guerre et mort à l'envahisseur !

Accepte de mes mains, ô chef, ce glorieux étendard

qu'il soit ta lumière et ton guide sur la route de la victoire.

Guerre ! Guerre !

Mort à l'envahisseur !

Reviens victorieux !

>

Mes lèvres ont proféré cette traîtrise !

Victorieux de mon père qui a pris les armes pour moi

pour me rendre une patrie, un royaume et un grand nom, qu'ici je dois cacher.

Victorieux de mes frères

pour que je le voie couvert de leur sang bien-aimé

acclamé en triomphateur par l'Égypte !

Et qu'à son char un roi, mon père, soit enchaîné !

Effacez, ô dieux ce mot insensé !

Rendez un enfant à son père.

Anéantissez les légions de nos oppresseurs !

Misérable fille, qu'ai-je dit?

Et mon amour ?

Puis-je oublier qu'il me dévore, cet amour qu'esclave misérable

j'ai accueilli comme un rayon de soleil ?

Vais-je souhaiter la mort de Radamès qui m'est si cher ?

Jamais sur terre un cœur déchiré n'a connu pareille torture !

Dieu qui, dans ton essence, est à la fois père et fils !

Nous t'invoquons !

Pur esprit, flamme éternelle, qui d'une étincelle créa le soleil, ah !

Nous t'invoquons !

Vie de l'univers, mythe de l'amour éternel !

Nous t'invoquons !

Grand Phtah !

Nous t'invoquons !

Ô jeunesse aimée des dieux,' nous te confions les destinées de l'Egypte.

Puisse l'arme sacrée, guidée par les dieux

devenir dans tes mains la terreur fulgurante et la mort de l'ennemi.

Ô dieu, gardien et vengeur de cette terre sacrée

étends la main sur la terre d'Égypte.

Ô dieu, guide et juge de toute bataille terrestre

la terre sacrée d'Égypte.

Phtah tout-puissant !

Ô héros qui, accompagné par les hymnes et les ovations s'est engagé dans la lutte glorieuse

comme un dieu vengeur, rayonnant comme le soleil !

Viens, sur ta tête nous faisons pleuvoir la floraison des lauriers

avec les chants de gloire alternant avec les chants d'amour.

Ah ! viens, mon amour, donne-moi une seconde fois la vie, avec des mots d'amour !

Où est maintenant la horde barbare de l'envahisseur puissant ?

Elle s'est évaporée comme une buée au souffle de notre champion.

Viens, guerrier victorieux, viens cueillir le prix de ta victoire.

Victoire qui t'a souri, comme va te sourire l'amour.

Ah ! viens, mon amour ; donne-moi une seconde fois la vie, avec des mots d'amour !

Silence ! Aida s'approche.

Enfant du vaincu, sa douleur est sacrée.

Sa vue réveille mes doutes affreux.

Je vais percer son fatal secret !

La fortune a déserté ton peuple ! Pauvre Aida !

Je partage les tourments de ton cœur.

Je suis ton amie.

Je te donnerai ce que tu demanderas.

Tu seras heureuse.

Puis-je être jamais heureuse, exilée de mon pays

ignorante de ce que sont devenus mon père et mes frères ?

Je pleure avec toi.

Mais la douleur même a des limites.

Le temps apaisera l'angoisse de ton cœur.

Et plus que le temps, un dieu puissant : l'Amour.

Amour ! Amour ! Joie et tourment, douce exaltation, cruelle anxiété!

Dans ta peine je trouve ma vie, - Sa pâleur, sa confusion...

dans ton sourire - ...trahissent la fièvre secrète de l'amour.

Je trouve le ciel même. - Je crains de la questionner

Amour ! Amour ! Joie et tourment... - car je partage l'angoisse de son cœur.

Quelle nouvelle peine t'afflige, douce Aida ?

Dis-moi ton secret, crois en mon amitié.

Parmi ces braves qui firent la guerre et conquirent ta patrie

s'en trouverait-il un que tu eus aimé ?

Que voulez-vous dire ?

Le sort n'a pas été fatal aux deux camps.

Puisque notre chef intrépide est mort sur le champ de bataille.

Que dites-vous ? Misérable créature !

Oui, Radamès fut tué par les tiens. - Misérable créature !

Comment alors peux-tu pleurer ? - Jamais je ne pleurerai assez.

Puisque les dieux t'ont vengée. - Puisque les dieux sont contre moi !

Tremble ! J'ai lu dans ton cœur : tu l'aimes !

Moi ! - Ne mens pas !

Un mot de plus et je saurai tout.

Regarde-moi dans les yeux.

Je t'ai menti

Radamès est vivant !

Vivant ! Les dieux soient loués !

Et tu veux encore me mentir.

Tu l'aimes !

Moi aussi je l'aime, m'entends-tu ?

Je suis ta rivale, moi, la fille du Pharaon !

Ma rivale ! Eh bien, soit ! Car je suis...

Ah ! que dis-je ?

Pitié, pardonnez-moi. Ah !

Que la vue de ma misère vous attendrisse.

Oui, je l'aime de tout mon cœur.

Vous êtes heureuse et puissante.

Je n'ai dans la vie que mon amour !

Crains ma colère, esclave. Que ton cœur se brise.

Cet amour peut te faire périr.

Je suis maîtresse de ta destinée.

Et mon cœur se gonfle de haine et de vengeance.

Que nos poitrines soient les forteresses - Au triomphe qui se prépare

qui protègent les bords sacrés du Nil ! - tu prendras place avec moi, ô esclave !

Qu'un seul cri s'élève - Prostrée dans la poussière

guerre et mort à l'envahisseur ! - moi sur le trône auprès du Roi !

Pitié ! Que me reste-t-il ! Ma vie est un désert !

Vivez, régnez. Bientôt j'aurai apaisé votre courroux !

Cet amour qui vous chagrine périra avec moi dans la tombe.

Viens... suis-moi. Tu verras si tu peux te mesurer avec moi.

Ah ! Pitié...

Oh ! dieux, pitié pour ma douleur.

Il n'est pas d'espoir pour ma misère !

Gloire à l'Égypte et à Isis, protectrice de la terre sacrée.

Au Roi qui règne sur le delta, nous chantons des hymnes joyeux !

Tressons le lotus et le laurier en couronnes pour les vainqueurs

qu'un léger nuage de fleurs couvre l'acier de leurs armes.

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