نخستین 200 خط.
LE MEURTRE
DE 5 AGENTS DE LA POLICE DE DALLAS
A PLONGÉ L'AMÉRIQUE
DANS LA TOURMENTE
IL A SUIVI LES MORTS RÉCENTES
DE DIZAINES DE NOIRS
CAUSÉES PAR LA POLICE
À NEW YORK, LES GENS S'EN PRENNENT AUX POLICIERS.
PAS AVEC DES ARMES, MAIS AVEC DES CAMÉRAS
Ramsey vient d'être arrêté pour avoir filmé la police.
Reculez. Pourquoi vous restez devant la caméra ?
Monsieur, il faut que vous...
Remontez sur le trottoir. Allez filmer par là.
Ils m'ont pas dit pourquoi je suis arrêté.
Le protecteur de mon frère
C'est le nom de ma mère, Emily.
C'était mon premier tatouage.
Je me rappelle, elle m'a dit que je ne pourrais pas en avoir,
sauf si c'était le nom de ma mère.
Donc dans son dos, pour la fête des mères,
je me suis fait tatouer son nom, et depuis, je suis accro.
Les yeux d'un mort.
Un passage de ma vie où je sentais que je n'avais pas d'âme,
pas de cœur et que tout était froid autour de moi.
C'est une victime de la brutalité policière et tout ça.
Ça représente les policiers qui nous tuent.
L'ex-membre d'un gang, Ramsey Orta, pourrait passer des années en prison.
Tout a commencé quand il filmait une vidéo avec son ami Eric Garner
et fut arrêté par des policiers en civil,
soupçonné de vendre des cigarettes détaxées.
Pourquoi ? Chaque fois que vous me voyez, vous voulez m'emmerder.
J'en ai marre. C'est fini.
Ce mec essaie de mettre quelqu'un en taule.
Ce jour-là a changé ma vie.
J'aurais aimé que ça se passe différemment.
Me touchez pas, s'il vous plaît.
Me touchez pas.
- Pourquoi ils lui font ça ? - Bon sang.
Bon, il est à terre.
Lève les mains.
Mains derrière la tête.
Je peux pas respirer !
L'agent avait son genou sur le cou d'Eric, comme ça.
Il le tenait au sol, il le bloquait,
pendant que d'autres tordaient son bras.
Je peux pas respirer.
Levez-vous tous.
Voir ça maintenant... Ça fait mal.
J'ai la chair de poule,
parce que je pense que j'aurais pu en faire plus
que rester planté là à filmer.
Il peut pas respirer.
Ils essaient même pas de lui enlever les menottes et de le réanimer.
Ni de lui mettre un masque à oxygène.
Ils l'ont juste laissé là.
Sur le côté, les yeux révulsés et la bouche ouverte.
Et je me dis : "Je l'ai tué."
Reculez.
J'étais là, j'ai tout vu.
T'as tout vu. Tu sais tout.
J'y croyais pas au début, et puis...
Je suis rentré, j'ai pris une douche, et là j'ai percuté :
"Ils viennent de tuer mon pote."
Deux jours après qu'un jury de New York
a innocenté un officier de police blanc
pour l'étranglement d'un homme noir désarmé,
les manifestations se répandent...
MANIFESTATIONS POUR GARNER
...à travers le pays...
La vidéo de Ramsey a déclenché des manifestations à travers le pays.
Je peux pas respirer !
Des centaines d'autoroutes fermées dans de nombreuses villes.
Pour beaucoup, dont le conseiller médical de la ville,
il s'agit d'un homicide filmé.
Je peux pas respirer !
Été 2016.
La vidéo de Ramsey n'a toujours pas entraîné d'arrestation.
Mais elle a inspiré un réseau de personnes
qui utilisent la technologie pour surveiller la police.
Ils s'en prennent à la plus grande force du pays,
la police de New York.
Brooklyn, New York.
Dennis Flores est fonctionnaire le jour.
La nuit, il dirige une équipe qui intercepte la radio de la police
pour filmer les arrestations.
342, dixième rue.
Tu peux vérifier si c'est entre la troisième et la quatrième ?
On y va.
On veut prévenir les abus de la police.
Si nos caméras sont là, ça va aider à les prévenir
parce qu'ils savent qu'ils sont observés.
Les caméras sont des répulsifs à mauvais flic.
Bien qu'il est légal de filmer la police,
Dennis a été arrêté des dizaines de fois.
Parfois de manière agressive.
Les flics sont arrivés, ils m'ont pris, menotté,
et m'ont plaqué au sol, cinq ou six flics.
Plaqué au sol.
L'un deux a pris son talkie-walkie
et m'a ouvert la tête
pendant que les autres me filaient des coups de poing et de pied.
Et il m'ont traîné hors de là
et m'ont accusé de violence envers la police.
Maintenant, Dennis ne filme plus seul.
Lui et son équipe ont filmé de nombreux exemples
de ce que la politique de tolérance zéro de New York signifie en pratique.
Voilà où se tenait Ray Tillery
quand il a jeté sa cigarette dans la rue.
La police l'a cerné vers cette entrée.
Comme on le voit dans la vidéo,
juste ici, devant cette pizzeria,
il s'est fait arrêter.
Quoi ? Ils essaient de faire quoi ?
- Ils essaient de le menotter ? - Tourne-toi.
Plus de dix agents de police le mettent à terre avec agressivité
pour avoir jeté un mégot dans la rue,
ce que des milliers de new-yorkais font chaque jour.
Il peut pas jeter un mégot ?
Sans déconner.
Sur dix personnes arrêtées par le NYPD, huit sont Noires ou Hispaniques.
La police a littéralement un permis d'attaquer, d'arrêter
et de tuer, et de s'en tirer indemne. Rien ne lui arrive.
Même ceux qui interviennent risquent l'arrestation.
Sebastian Lemos était juste là et la police était en train de l'arrêter.
Et tandis qu'ils approchaient, la mère
a commencé à leur dire que ce qu'ils faisaient à leur fils était mal.
Elle est enceinte de six mois.
Son ventre est comme ça.
On les voit lutter avec elle et il la plaque au sol.
Il met ses genoux sur son dos.
Une autre femme approche,
le flic la lance, la retourne,
elle heurte le sol et se casse la rotule.
Ce sont des crimes commis par des agents de police.
C'est pour ça que la surveillance des policiers fonctionne.
Parce qu'on est là à suivre tous les flics corrompus.
On rend ça public pour que les gens sachent ce qui se passe
et personne ne met ça sous le tapis.
NYPD COURTOISIE - PROFESSIONNALISME - RESPECT
Un policier avec une balle dans l'épaule.
Ils enquêtent sur trois individus.
Deux ont été arrêtés.
L'agent a reçu une balle dans l'épaule.
Un individu est toujours en fuite.
Anthony Miranda a passé sa vie dans le NYPD.
Ils utilisent l'infrarouge et la chaleur
pour localiser des gens, probablement dans les arrière-cours.
En tant que détective expérimenté, il enquête sur les homicides,
le crime organisé et la corruption dans la police.
Ils ont tiré sur un flic et n'hésiteraient pas à tirer sur un autre.
Il est très inhabituel
qu'un agent de police dénonce les siens.
Mais après 20 ans de service,
Miranda ne peut plus garder le silence sur le comportement de la police.
Les poursuites contre les Africains-Américains, les Hispaniques,
sont dix fois plus nombreuses que contre les autres communautés.
Quand les flics deviennent violents, c'est qu'ils adoptent
une mentalité "eux contre nous."
Et ça commence au premier jour de l'académie de police.
Tout endoctrinement policier entraîne les agents
à se dissocier des communautés où ils ont grandi,
à ne pas s'identifier aux gens,
parfois même pas à leur famille.
Ils n'ont aucune sélection sur le racisme.
Ils font pas ça.
Imaginez si la police pouvait recruter quelqu'un
qui a un tatouage d'un lynchage sur le bras,
d'un Noir pendu,
et qu'il pouvait tout de même devenir agent de police de New York.
- Vous avez vu ça ? - Oui.
Les Blancs ne se font pas autant arrêter.
La justice criminelle ne les poursuit pas autant.
Elle ne les inculpe pas
de la même manière que les Africains-Américains et les Hispaniques.
Il y a un déséquilibre total sur lequel personne ne veut se pencher.
Miranda sait qu'en accusant de racisme systémique,
il s'oppose au NYPD.
Les gens disent : "Ces types sont en uniforme
et ils parlent de discrimination.
Ces types sont en uniforme et parlent des abus
dans notre communauté."
C'est des chose dont on ne parlait pas, personne ne faisait ça.
C'est comme prendre sa propre vie en main.
Le département de police est le plus grand gang de New York.
On s'en prend au département de police
et la riposte est directe est absolue.
Le NYPD a 36 000 agents
et un budget de cinq milliards de dollars.
Il peut contrôler le moindre recoin de New York.
Dans des quartiers multi-ethniques comme le Bronx,
il gère une flotte de tours d'observation mobiles.
Elles sont déployées en permanence dans les quartiers pauvres.
Toute la zone est éclairée.
C'est comme une zone de guerre.
C'est une armée d'occupation.
La criminalité a chuté de manière record.
Mais Jose LaSalle, de l'équipe Copwatch locale,
pense que c'est parce que toute la communauté est assiégée.
Je filme juste les lumières.
Ça donne une idée de comment la police a pris le contrôle
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