نخستین 200 خط.
On prévient l'apparition du mildiou en pulvérisant
sur les vignes une solution de sulfate de cuivre.
Deux types de préparations classiques.
La bouillie bordelaise et la bouillie bourguignonne.
Bourguignonne : venant de Bourgogne,
province française réputée pour ses vins.
On procède chaque année
à 3 pulvérisations.
La première lorsque les pousses atteignent 12 à 13 centimètres,
La deuxième
peu avant ou peu après la floraison. La troisième,
un mois plus tard. L'action du sulfatage
est uniquement préventive. On ne doit pas le négliger.
Je termine cette revue des moyens à combattre le mildiou.
Comme les années précédentes,
des tracts seront mis à votre disposition.
Ces tracts rappellent aux paysans que le mildiou,
maladie qui ravage les vignes, a fait son apparition
en même temps que cette maladie idéologique qui ravage les hommes.
Sur ce point, je passe la parole au général de la gendarmerie.
Applaudissements
M. le sous-secrétaire d'Etat à l'Agriculture l'a dit.
Pour le mildiou, 3 sulfatages sont nécessaires.
Tout comme le mildiou, cette maladie idéologique
doit être combattue préventivement.
Tout comme le mildiou, elle est due à l'action de germes
morbides et de divers agents parasites.
La pulvérisation des hommes
par les bouillies appropriées est indispensable.
Les écoles, dans ce cas, constituent le premier stade.
C'est là, si vous m'autorisez cette métaphore,
que les jeunes pousses n'ont pas atteint 12 à 15 centimètres.
La deuxième pulvérisation
intervient peu avant ou peu après la floraison.
Il s'agit des universités, des jeunes ouvriers.
Le service militaire
est le meilleur moment pour l'appliquer
et sauver l'arbre sacré de la liberté nationale
de l'infection du mildiou idéologique.
Cette année, les tracts jetés par avion
parlent à nos paysans d'une autre sorte
de mildiou idéologique.
Il fait ses ravages dans notre pays.
Cette nouvelle variante,
plus diffuse, plus insidieuse est un ennemi sournois
qui s'éloigne de Dieu et de la Couronne.
C'est contre cet ennemi
que portera notre effort préventif.
Inutile de noter, tout est sur la circulaire.
A l'apparition des systèmes en "isme" :
socialisme, anarchisme, impérialisme, communisme,
les taches solaires ont commencé à pulluler
à la surface de l'astre diurne.
Dieu refuse d'éclairer les Rouges.
Les savants annoncent l'augmentation des taches solaires
depuis l'apparition des beatniks et les encouragements au pacifisme
venus de l'ltalie, de France et des pays scandinaves.
Moi qui assume le commandement des forces de l'ordre,
je profite de cette occasion de m'adresser à vous,
hauts fonctionnaires de l'Etat.
Nous devons préserver
les parties saines de la société.
Et nous devons guérir les parties atteintes.
Ce soir, l'ennemi se réunit dans notre ville.
Nous ne sommes pas un système en "isme".
Nous vivons en démocratie.
Nous n'interdirons pas cette réunion.
Et nous n'interdirons pas à ceux
qui pensent le contraire de le manifester.
C'est avec ces éléments sains, ces anticorps,
que nous devons combattre et extirper les maladies.
Celles de la vigne et celles de la société.
C'est tout.
Pensez à cela. Pensez-y dans les jours qui viennent.
Vous déjeunez ?
Oui, sur le pouce.
Je vous conduirai à l'aéroport.
C'est aimable.
-Ça me fait plaisir. Je vous en prie.
Prévenez madame que je passerai la prendre ce soir.
Bien.
M. le directeur de la police ?
Les ballerines du Bolchoï visitent la ville.
Eh bien au revoir.
Le Bolchoï de Moscou ?
Oui, les ballets.
Elles sont là pour 3 jours. Ce soir, c'est la 1 re.
Restez. Je vous invite à ma loge.
Je dois être à la capitale.
Ah... la capitale, le palais.
On vous aime bien, au palais.
*Une guide parle russe.
Ce serait drôle si l'un d'eux choisissait la liberté ici.
Comme ce danseur...
-Non, surtout pas. Pas d'histoires.
Vous savez, pour la liberté,
ils préfèrent Londres ou les Etats-Unis.
*Propos en russe
Et puis nous avons assez d'excités dans notre ville.
Décroche-moi ça !
En lieu clos, on n'a pas besoin d'autorisation.
Je ne veux pas d'histoires !
Il vous faut une autorisation.
Décrochez-moi ça ! Faites ce que je vous dis !
Apportez l'autorisation et je remets tout en place.
Sinon, trouvez une autre salle.
-Soyez raisonnable. Comment trouver une autre salle ?
Comment prévenir 4000 personnes qui arrivent ?
J'ignorais la nature de la réunion.
-C'est écrit sur le reçu. Vous l'avez signé.
-C'est plus signé. Voilà votre chèque.
Je vous enverrai des dommages et intérêts.
Vous êtes menacé.
Je ne comprends pas ce que vous dites.
On ne refuse pas une salle sans avoir subi des pressions.
Vous cherchez toujours...
-Monsieur. Vous êtes un homme honnête.
Dites-moi qui est derrière ça. La vraie raison.
Fichez-moi la paix !
Je ne veux pas. C'est une bonne raison.
Trouvez-en une qui vous fasse plaisir.
C'est à nous de nous énerver.
Mon père est mort. Ça suffit ?
Le moteur vrombit.
Je vous la donnerais volontiers,
mais il y a eu un contrôle de la municipalité.
Quand ça ?
Hier matin. il faut que les sièges soient bien placés.
Je viendrai cet après-midi et on fera ça.
Non, il faut les fixer au sol.
Y en a pour une semaine.
Ils n'ont jamais été fixés.
On annule la soirée ou on se réunit dans la rue.
On n'a pas d'autorisation.
Donc : provocateurs, flics matraqueurs.
On n'a pas la salle.
On n'en aura pas d'autres.
Moi, je propose d'annuler. Tout simplement.
Il n'acceptera jamais.
On annule et on va se coucher sagement.
Mieux. On va tous à la 1 re du Bolchoï.
Quand l'autre arrive, on l'envoie au Bolchoï.
Ceux qui viennent l'écouter aussi.
Tu as une salle ?
Le Bolchoï.
On veut tuer le docteur.
- Qui dit ça ? - Ma femme.
Qui te l'a dit ? Ça ne me regarde pas ?
Que va-t-on dire à la police ?
Attends, ne coupe pas.
Elle ne veut pas dire qui,
mais la personne ignorait que le docteur arrivait.
-Bonjour, c'est Georges Pirou. Il faut nous dire...
Pas question.
Il ne savait pas pour la réunion ni que le docteur arrivait.
Il a surpris une discussion.
Il vous le dira pas. A moi non plus.
Il a déjà eu des ennuis. Il n'en veut plus, il a sa famille.
Ils sont prévenus.
-Vous êtes prévenus. Il faut faire quelque chose.
La suite est pour vous.
Oui, oui, ma chérie, je sais.
A tout à l'heure.
-Alors ? Qu'est-ce qu'on fait ?
On prévient la Croix-Rouge.
Allons chez le procureur.
Avouez que c'est vague.
Un témoin qui refuse de dire son nom,
une conversation mystérieuse entendue Dieu sait où.
C'est le fait d'un plaisant, d'un mythomane.
Ces gens qui téléphonent pour prévenir qu'il y a une bombe.
Pourquoi voudrait-on assassiner votre président ?
Marie. On sonne. Allez ouvrir.
On s'en va.
Non.
Bon.
Je vais téléphoner au directeur de la Sûreté.
Il prendra des mesures de protection.
Officieusement.
Nous n'avons aucune base pour agir.
Eh oui. On peut être procureur
et s'intéresser à la Commune de Paris.
Ah, cher ami... Nicki !
Deux minutes. Vous venez au théâtre
ce soir ?
Pour la salle de réunion, je n'y peux rien. Allô ?
Le colonel, pour le procureur général.
Le droit de propriété est inviolable dans ce pays.
On pourra changer cela, mais on n'y est pas.
Ah, enfin.
Oui, papa ?
Nicki, occupe-toi de notre invité.
C'est un de nos meilleurs magistrats.
Le colonel n'est pas là ? Passez-moi l'officier.
Très bien. Vous êtes au courant de la réunion ?
Non, non, pas au Bolchoï. Voilà.
Des menaces de mort auraient été proférées contre le docteur.
Non, pas encore. Il arrive...?
Tout à l'heure.
Il arrive tout à l'heure.
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