نخستین 200 خط.
Écoute !
Question !
Pourquoi parlons-nous à haute voix
quand nous savons...
...que nous sommes seuls ?
Conjecture...
...parce que nous ne le sommes pas.
L'évolution perfectionne les compétences de survie.
Il y a des chasseurs parfaits.
Il y a une défense parfaite.
Question...
Pourquoi n'existe-t-il pas de camouflage parfait ?
Réponse ! Comment sauriez-vous ?
Logiquement, si l'évolution a pour but d'améliorer une créature
dont la compétence principale est de rester cachée
comment saurions-nous qu'elle existe ?
Il pourrait être avec nous chaque seconde et nous ne saurions jamais.
Comment voulez-vous le détecter,
ou le sentir...
sauf dans ces moments où,
sans raison apparente,
...on choisit de parler à haute voix ?
Que voudrait une telle créature ?
Que ferait-elle ?
Alors ?
Que ferais-tu ?
Désolé.
Enfin, le fameux verre.
Ça m'a pris un peu de temps. Des trucs familiaux, mais nous voilà.
Un dîner, en fait.
Oui, directement le dîner.
J'aime les hommes qui vont vite.
Je pourrais passer directement aux gâteries.
Qui se mangent... Au dessert.
- Oui, je sais, le dessert. - Direct au dessert. - J'ai compris.
Donc, comment a été ta journée ?
Bonne. Tu sais... les cours.
- Les cours, les cours... - Rien que des cours.
On ne devrait pas parler de travail.
Courtney est dans ta classe ?
Es-tu sérieuse ?
Elle a dit qu'elle ne pouvait pas se concentrer
parce que ma tête était trop large.
- Large ? - Je pourrais la tuer certains jours.
- Moi aussi. - Venant de toi, c'est pas rien.
Pardon ?
J'ai creusé 23 puits.
Pardon ?
23 puits. Quand j'étais soldat. 23 !
- D'accord. De bons puits. - Oui, Ils sont vraiment bien.
Je ne doute pas de la qualité de tes puits.
Des villages entiers, sauvés. Des vraies villes pleines de gens.
Des gens que je n'ai pas tués, que j'ai protégés !
- J'ai compris. Vraiment. - Pourquoi ne l'avoir jamais mentionné ?
Je m'excuse de ne pas avoir pensé à tes 23 puits !
- Excusez-moi. - Désolé.
De l'eau pour la table ?
Ne vous inquiétez pas, il va creuser !
Désolé.
C'est pas grave.
- Sujet sensible. - Oui. Je vois ça.
Parfois les gens comme toi présupposent des choses.
Les gens comme moi ?
Je ne faisais pas de suppositions à ton sujet.
C'est tout à fait ça.
- Tu faisais des suppositions sur moi ! - Une blague ! - Pas marrante.
- Tu sais ce que je vais faire ? - Des histoires ? - Une sortie !
- Tu dois juste te faufiler. - Docteur ?
Pourquoi as-tu trois miroirs ? Pourquoi ne pas juste tourner ta tête ?
- Que fais-tu là ? - Tu disais avoir un rencard. La chambre
semblait être une bonne cachette, au cas où tu le ramènes.
Un peu en avance, non ?
Ça a foiré, ou ça s'est bien passé d'après tes critères ?
Un vrai désastre et je suis furieuse, puisque tu ne demandes pas.
Très bien, j'ai besoin de toi, pour un truc !
- Je ne peux pas ! - Bien sûr que si, tu es libre.
Plus que libre, à vrai dire.
Il se peut que je reçoive un coup de fil.
Du gars du rendez-vous ?
C'est trop tard. Tu t'es démaquillée.
Non. Je suis toujours maquillée.
Tu t'es probablement loupée un petit peu.
Allez, allez !
- Je n'ai pas dit oui. - Quand tu te parles à toi-même,
Et si tu parlais à quelqu'un, en fait ?
Proposition : et si personne n’était jamais vraiment seul,
Et si tous les êtres vivants avaient un compagnon,
un passager silencieux, une ombre ?
Et si le picotement dans ta nuque,
était le souffle de quelque chose proche derrière toi ?
Combien de temps as-tu voyagé seul ?
Peut-être jamais.
Ça ressemble à ton écriture.
Je ne l'aurais pas l'oublié.
- Tu t'es vu ? C'est quoi tout ça ? - Des rêves.
Des récits de rêves, par différentes personnes, à travers l'Histoire.
- Tu vois, j'ai une théorie. - J'en doute pas. Laquelle ?
Que tout le monde, à un moment de sa vie
fait exactement le même cauchemar.
Tu te réveilles, ou crois le faire,
et il y a quelqu'un dans le noir, quelqu'un de proche,
ou tu penses qu'il pourrait y avoir quelqu'un.
Tu t'assois, allumes la lumière.
Et la chambre semble différente de nuit.
Ça fait tic-tac, ça grince et respire.
Et tu te dis qu'il n'y a personne,
personne ne regarde, personne n'écoute,
il n'y a personne...
et tu y crois presque.
Tu essayes vraiment...
et ensuite...
Il y a des récits de ce rêve à travers l'Histoire,
encore et toujours, le même rêve.
Alors, je m'apprête à poser une question très évidente.
- La connais-tu ? - Tu as déjà eu ce rêve ? - C'est ça.
Je te demandais si tu l'avais déjà fait ?
- J'ai demandé en premier. - Non, c'est moi.
Vraiment pas.
Bon, d'accord, probablement. Oui.
- Tout le monde fait ce rêve ! - Pourquoi ?
- Tiens bon. Si ça mord, laisse faire. - Qu'est-ce que c'est ?
L'interface télépathique du TARDIS. Tu es en contact mental avec le TARDIS.
- Ne pense à rien de grossier. - Pourquoi ?
Ça pourrait finir sur les écrans.
Le TARDIS extrapole toute ta ligne temporelle.
Depuis le moment de ta naissance jusqu'au moment de ta mort.
Je n'ai pas besoin d'en avoir un aperçu.
J'éteins la sécurité et la navigation
pour que le TARDIS soit lié à toi.
Concentre-toi sur le rêve,
concentre-toi sur les détails, imagine-les, ressens-les.
Le TARDIS suivra ton subconscient
pour extraire l'information.
Il devrait se rendre à la première fois, dans ta ligne temporelle,
où tu as fait ce rêve.
Et puis... on verra.
Que verra-t-on ?
Ce qui est sous ton lit.
Maintenant, ne te laisse pas distraire.
Souviens-toi que tu fais voler une machine temporelle.
Non. Ne sois pas... Non. Non, non, ignore-le.
Voilà, c'est bien.
Ça a marché, on y est.
Désolée, j'ai été distraite.
Non, non, la période correspond.
- Viens ! - Où ça ?
Ton enfance !
L'orphelinat West Country.
Gloucester, vu le niveau d'ozone et les canalisations, milieu des années 90.
Tu devais être là quand tu as fait le rêve.
Jamais allée à Gloucester de ma vie
et je n'ai jamais été dans un orphelinat.
Tu as probablement oublié
as-tu déjà vu la taille du cerveau humain, ils sont hilarants.
Toi, petite, tu dois être dedans, avec ton petit cerveau.
C'est pas mauvais si je me rencontre ?
C'est potentiellement catastrophique.
Pourquoi m'as-tu fait sortir ?
Je parlais, il me fallait quelqu'un qui approuve.
C'est probablement mieux pour toi d'attendre dans le TARDIS.
On se revoit dans une minute. TARDIS.
Docteur !
Si j'ai été distraite, que se passerait-il ?
On aurait probablement fini au mauvais endroit.
Mais je ne pense pas, car la zone temporelle est correcte.
Je ne serai pas long.
Que faites-vous en bas ?
Rien.
Je suis juste...
Quel est ton nom ?
Rupert.
Bonjour, Rupert.
Rupert Pink. C'est un nom stupide.
Non, ça ne l'est pas.
Je connais quelqu'un qui s'appelle Pink.
Je voulais dire Rupert. Je vais le changer.
Pourquoi es-tu réveillé ?
As-tu peur ?
Comment êtes-vous entré ?
Votre porte doit être défectueuse.
Une inspection ?
- Il est 2 heures du matin. - Quel meilleur moment ?
Travaillez-vous toujours de nuit ?
La plupart des nuits, oui.
Vous parlez-vous sans cesse à vous-même ?
Tout le temps.
C'est cet endroit.
On ne peut pas s'en empêcher.
Et pour le café ?
Mon café ?
Quelque fois, vous le posez, et regardez ailleurs,
et il n'est plus là ?
Tout le monde fait ça.
Tout le monde.
Qui a éteint votre télé ?
Ça arrive.
Elle...
s'éteint, c'est tout.
Jolie chambre.
Tu sais, tu devrais avoir plus d'une chaise.
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