نخستین 200 خط.
Précédemment…
Vous avez fait une chute chez vous dans les escaliers.
Ne vous inquiétez pas. L’enfant va bien.
T’as fait exprès de tomber.
On va procéder à un accouchement anticipé.
– Bonjour. – C’est qui ?
Un nouvel expert. Il vient pour l’inondation.
Votre prédécesseur n’a pas pu expliquer comment c’est allé si vite.
On a retrouvé toutes les victimes ?
On cherche encore des corps. Ceux des gendarmes aussi.
– Pourquoi vous le pensiez mort ? – Il l’était.
Pourquoi tu es revenue ?
Peut-être que ce sera au tour d’Audrey.
Audrey, viens avec moi.
Quel cauchemar !
Sinon ils vont venir.
– Qui ? – Eux.
T’inquiète pas.
– Si un jour, tu meurs ? – Mais non.
T’inquiète pas.
On t’attendait.
Milan, Pierre est là.
Bonsoir, Pierre.
C’est toi que nous avons choisi.
Il s’agit juste de leur faire peur, hein ?
Vous inquiétez pas, M. Costa. Ils savent ce qu’ils ont à faire.
Je sais pas si je peux.
Bien sûr que tu en es capable, Pierre.
Joseph ?
Faites ce qui vous semble juste.
– Hélène, tu veux un verre de vin ? – Oui.
Antoine ? Ça va ?
Que voulez-vous ?
On veut que vous partiez d’ici et ne reveniez pas.
Que vous a-t-on fait ?
On vous a déjà avertis.
On veut qu’il parte.
Maman ?
Vous ne savez plus ce qui vous est arrivé ?
Non.
Je me souviens avoir couché les garçons.
C’est tout.
Victor a un frère ?
Victor ?
Votre fils.
Louis.
Il a un frère, oui.
Vous croyez qu’il est où ?
Je ne sais pas.
Et… mon mari ?
Il est mort lui aussi ?
Je sais pas.
Je me souviens d’elle.
C’est la femme de l’instituteur des garçons, M. Costa ?
Que lui est-il arrivé ?
Elle ne sait plus.
Vous êtes aussi…
Non. Elle est pas morte.
Pourquoi vous êtes là, alors ?
Victor…
Enfin, Louis était seul, et je…
Mais vous êtes là, maintenant. Il l’est plus.
Merci de vous être occupée de lui.
Serge…
Ils étaient presque en ville.
On devrait être plus pour les récupérer.
Certains nous ont déjà échappé.
– Il en viendra d’autres, tu crois ? – J’imagine.
Va voir Adèle et informe-moi.
Vous n’auriez pas dû vous lever.
Pourquoi il n’y a personne ?
On vous a mise ici pour le calme.
Et il n’y a plus grand monde à l’hôpital.
Il faudra un peu de temps pour récupérer dé l’anesthésie générale.
Vous voulez des nouvelles de votre enfant ?
Il va très bien.
On l’a placé en observation, procédure normale pour les prématurés.
– On vous l’amènera dans la journée. – Non.
Je ne veux pas.
Bon… Il faut vous reposer.
On va vous donner quelque chose.
Je ne veux rien prendre. Je voudrais rentrer chez moi.
On doit vous garder en observation.
– Si vous changez d’avis… – Je ne changerai pas d’avis.
– Alors ? – Il est né cette nuit.
Et il va bien ?
Je crois, oui. J’ai pas encore pu le voir.
Et ta mère ?
Elle va bien.
Prends soin de ton frère. Moi, je peux pas.
C’est à toi de le faire.
Tu dois le faire pour moi. D’accord ?
Viens.
L’eau provient des nappes phréatiques sous la ville.
Mais personne ne sait pourquoi elles ont gonflé autant et si vite.
Le barrage a été vérifié des dizaines de fois.
Vos prédécesseurs n’ont rien trouvé.
Pas de fissures, ni dedans, ni dehors.
Des géologues ont étudié le sous-sol.
Aucun mouvement de terrain autour de la paroi du barrage.
Rien n’explique pourquoi l’eau ne s’est pas évacuée.
Que se passe-t-il ?
Une fille a disparu en forêt, hier. Ils la cherchent.
Vous aurez besoin de nos services ?
Pas pour l’instant. Je vous remercie.
Comme vous voulez.
Bonjour. L’accès à la ville est interdit.
Nous sommes les parents d’Audrey Sabatini.
Bien sûr.
On vous accompagne.
– Qu’y a-t-il ? – On a l’analyse de la mort du cerf.
– Et alors ? – Les morsures sur le cerf
ne correspondent pas à une dentition animale.
– Donc ? – Il aurait été bouffé par un homme.
Merci.
T’as pu parler à Toni ?
Non.
Il a dit qu’il se souvenait de rien. Les médecins le croient en choc.
– Il va rester à l’hôpital ? – Il va sortir, sous surveillance.
Je te préviendrai.
Que font-ils là ?
Commandant, ce sont les parents d’Audrey Sabatini.
Asseyez-vous.
Merci d’être venus si vite. On vous a expliqué ?
Un peu.
Une fille s’est présentée au barrage à l’entrée de la ville cette nuit.
Elle avait l’air perdu, perturbé.
Elle a dit qu’elle s’appelait Audrey Sabatini.
Et qu’elle habitait au 18 rue Jean-Jacques Rousseau.
C’est votre adresse ?
C’est là où nous habitions avant l’inondation.
Où est-elle ?
On l’a emmenée de l’autre côté de la vallée, mais elle s’est enfuie.
On est à sa recherche.
Elle ressemblait à quoi ?
Des cheveux bruns, des yeux noirs,
la peau claire, taches de rousseur, autour d’1 m 70.
Avez-vous une idée
d’une personne correspondant à ce signalement,
qui aurait pu usurper l’identité de votre fille ?
Quelqu’un du lycée,
ou de sa famille, qui aurait pu savoir pour son décès ?
Non, je vois pas.
Je peux imaginer combien c’est bouleversant pour vous.
On cherche dans le secteur où la jeune fille a disparu.
Seule dans la forêt à cet âge, elle n’ira pas loin.
On la retrouvera vite.
Audrey ?
Audrey, tu veux pas descendre ? Ma mère a préparé à manger.
– Alors ? – Elle veut pas m’ouvrir.
Elle doit être terrifiée.
Audrey est toujours terrifiée.
Tiens, tu vas lui apporter ça. Elle doit avoir faim.
Room service, carrément ? Elle a de la chance.
Sois gentille avec ton amie.
Ça n’a jamais été mon amie.
Tu comptes lui dire quand ?
– Quoi ? – Qu’elle est morte.
C’est déjà assez traumatisant pour elle.
Merci, je suis passée par là aussi.
Oui. Mais ton père et ta mère étaient là.
Elle, elle est seule.
Et c’est le bonheur de vivre enfermée avec toi ?
On est ensemble. Tu préférerais être seule ?
Je t’ai pas demandé de venir. T’avais qu’à rester.
Je regrette rien, moi.
Moi, si.
– C’est sec, il n’y a pas de beurre. – Merci.
– Tu veux pas manger ? – Non.
– T’es sûr ? T’as pas faim ? – Non, j’ai pas faim.
Il est perturbé.
Il a changé.
Il grandit, c’est bien.
Tu vas pas rejoindre ta maman ?
C’est pas très gentil.
Elle me fait peur.
Allez. Va la rejoindre.
Vous connaissiez la mère de Victor ?
Non, pas trop. Mon mari la connaissait plus.
– Elle était comment ? – C’est-à-dire ?
Avec ses enfants, ça allait ?
Ben, ouais.
Après, ce qui se passe derrière les volets…
Et son mari ?
– Je sais pas. – Vous m’aidez pas.
Je dis ce que je sais.
C’est surtout le garçon qui a eu des soucis.
Le bouc émissaire.
Faut dire qu’il a la tête de l’emploi.
– Ça doit vous faire de la peine. – Quoi ?
Vous l’aviez pour vous.
Et maintenant…
Elle est légitime, c’est sa mère.
Je suis très contente.
– Ce qui compte, c’est son bonheur. – Bien sûr.
Non, je m’inquiète juste car je la trouve bizarre.
Ouais. Alors que lui…
Bon… Merci, Mme Costa.
Toni et ta mère sont où ?
Partis.
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