The Conjugal Bed

The Conjugal Bed (Una storia moderna - L'ape regina)

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1963 - L'ape Regina - Le Lit conjugal (de Marco Ferreri)
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تاریخ انتشار: 2018-07-22
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نخستین 200 خط.

Avec cette douloureuse histoire, j'ai voulu

représenter de façon paradoxale et satirique

la misère d'une vie maritale pervertie par une

conception vulgaire et égoïste du plaisir

et par un formalisme bigot,

fruit d'une interprétation superficielle et extérieure

des principes solides et immuables de la religion.

Avance ! - Comment ?

Toute la place les yeux fermés ? - Vas-y !

On n'y arrivera jamais, Alfonso ! - Ne t'inquiète pas !

Ne t'inquiète pas ! Mon oeil !

L'an dernier je l'ai fait deux fois.

C'est ça ! Et après une voiture arrive et elle nous écrase.

Garde bien en tête ton centre de gravité.

- Oui... - Et va tout droit.

On n'y arrive pas !

Un, deux, trois, quatre, cinq ...Oh mon Dieu !

Il est cinq heures. Si j'étais marié, je serais

en train de savourer ma nuit de noces...

au lieu de tourner en rond comme un imbécile.

C'est toi qui as voulu aller danser, pas moi !

Eh les filles ! Je me marie ou pas ?

Alfonso ! On a froid ! Partons !

Espèce d'abrutis ! Regardez où vous allez !

Ivrognes ! Fermez-la !

J'en ai marre ! Je m'en vais. Viens, Maria, viens !

Allons - y Alfonso !

Eh les filles ! On m'a mis aux enchères !

Ciao !

Papa, elle est de quelle marque cette voiture ?

Comment veux-tu que je le sache ? Ce doit être une voiture anglaise.

Salut !

Venez, venez, Ribulsi ! - Oui Monsieur, je vous suis.

Je veux vous montrer quelque chose, juste par curiosité.

- Bonjour ! - Vous voyez cette collection de papillons ?

Je commence à en faire la collection. Ils sont à vous !

Je comptais spécialement sur les vôtres, voyez-vous ?

Vous pouvez me faire confiance, vous savez. Ceux-là, c'est de l'or !

Si c'est de l'or, pourquoi ne pas les changer contre de l'argent à la banque

pour que je puisse en tirer quelque chose ? - Comment pouvez-vous même penser à ça !

Faites-moi confiance ! On vous paiera !

Tâchez de comprendre, Ribulsi, on a tous nos propres engagements.

Je vais me marier, vous savez ? Vous comprenez ?

Je vois. Tous mes voeux ! Tous mes voeux !

Merci. Par exemple, il y a ici 900000 lires et malheureusement...

Je ne peux pas payer une bague avec des billets à ordre. - C'est comme du véritable argent.

Vous pouvez compter dessus. - C'est sur vous que je compte !

Ribulsi ! Excusez-moi, Alfonso.

Au revoir Mesdames ! - Au revoir ! - Faites-nous confiance !

- Ecoute. - Oui ? - Décide-toi ou je vais perdre la voiture.

- Pas quand je travaille, s'il-te-plaît. - Il y a deux heures que nous attendons.

- Je sais. Calme-toi !! - Qu'est-ce qu'on fait ce soir ? - Je ne sais pas...

Qu'est-ce qu'il a décidé Ricardo ?

Riccardo attend ta décision.

- Et moi, j'attends la sienne ! - Qu'est-ce qu'on va faire, alors ?

- Je l'appellerai plus tard. - Bonjour, Concession Citroen à l'appareil.

Oui, Monsieur, certainement... Bien sûr...

Riccardo ! - Oui ?

Excusez-moi, Ribulsi, il revient tout de suite.

Certainement, Monsieur, nous serons heureux de vous servir !

Ecoute, Riccardo.

S'il te plaît, dis aux filles que je suis occupé ce soir.

Et ne les laisse pas venir ici au bureau, au moins !

Pourtant elles sont sympa, non ?

Oui, mais elles ne sont pas très décoratives.

En plus, ce n'est pas le moment. Je me range, je me marie.

- Je ne leur ai pas demandé de venir. - Je sais...

Elles veulent savoir ce que nous faisons ce soir.

Moi, je ne viens pas. Si tu veux sortir avec elles, vas-y.

Et dis à Jacqueline que je vais me marier.

Elle ne doit plus m'embêter, d'accord ?

Je ne le lui dirai pas ! C'est à toi de le lui dire !

Non, tu le lui dis, mon vieux. - Dis-le lui, toi...

C'est toi qui me l'as présentée.

- Allez ! - Alfonso !

Ribulsi !

- Au revoir - Qu'est-ce que tu fabriques avec cette voiture ? Tu veux la casser ?

Ferme la portière.

Venez, venez ! Venez voir tous mes pauvres morts.

Voici le pauvre Giovanni, mon beau-frère, ,

le mari de ma soeur.

- Le pauvre... - Celui du milieu ?

Tous ces livres appartenaient aux hommes de ma famille.

Mon oncle, mon frère, mon grand-père, et même le grand-père de mon grand-père ..

Tous ces vieux souvenirs !

Voici le père de Regina.

- Son père ? - Son père. Oh, mon Dieu !

Il avait le même caractère qu' elle, vous savez ? Toujours joyeux...

Il est mort heureux. Il avait l'air d'un diplomate, avec son visage souriant.

Mon Dieu !Ce tourne-disque ne marche plus.

Pourquoi ne demandes -tu pas à Pompa Marcelli de t'en apporter un plus neuf ?

Je l'ai acheté parce qu'il marchait bien à côté de ma radio allemande.

Quel avare !

Vous ne pouvez pas imaginer ce que c'était pendant l'épidémie de grippe espagnole.

Tante Mafalda m'a volé mon fiancé.

- Alfonsino ? - Oui !

Merci, Père Mariano ! Je suis si heureuse !

C'est ma seule consolation. - Père Mariano !

Mon pauvre fils Tiziano...

Tu vas laisser un peu mon fiancé rester avec moi maintenant ?

Ma chérie, je lui montrais juste notre sanctuaire familial !

Tatie, pourquoi ne pas jeter toutes ces vieilleries ?

Non ! Non ! Tout l'appartement est à toi,

mais je veux que ces souvenirs sacrés pour moi restent ici.

- Excusez-moi. - Venez voir ! Venez avec moi !!

- J'arrive. - Venez avec moi.

- Tu viens, Regina ? - Non, Tatie.

- Regardez un peu ça ! - Ne lui montre pas ça !

- Non, non, non... - Regina ! Je ne suis plus un enfant !

- C'est terrible ! - Regardez ! Regardez !

Voici Giovanni. C'est comme ça qu'on l'a trouvé.

- Oh mon Dieu ! - Et ensuite ils ont parlé du Chinois...

Nous sommes deux pauvres vieilles femmes toutes seules.

- J'en ai déjà pris, merci. - Si seulement vous saviez...

combien nous avons hâte d'avoir un homme auprès de nous,

qui devienne le chef de famille.

Alfonso, tu comprends tes nouvelles responsabilités ?

Oui, bien sûr .. Mais vous avez déjà un chef de famille : Igi, non ?

Mon idiot de cousin. - Qu'est-ce qui te fait rire ? Imbécile !

Non ! Pas comme ça ! Viens ici.

- Igi, viens voir Tatie ! - Igi, mon oeil !

C'est bien.

C'est bon ! Laisse mes cheveux tranquilles !

Vas - y maintenant, d'accord ?

- Alfonso, tu as déjà vécu au milieu de femmes ? - Non, pourquoi ?

Veinard !

Tu ne sais pas ce que c'est que de passer ton enfance avec tant de tantes.

- Tu sais ce que disent les Chinois ? - Non.

Ils disent que toutes les fois que tu rentres

chez toi tu devrais battre ta femme !

Parce que même si elle ne sait pas pourquoi, toi tu le sais !

C'est tout le contraire, tu sais ?

Va t'habiller ! On t'attend. Ce garçon...

Tu vas voir, mon cher Alfonso !

- Alfonso, tu veux boire quelque chose ? - Avec plaisir.

- J'ai un peu soif. - Allez-y !

- Nous avons du bon champagne. Vieux ? Je ne me sens pas vieux !

Regina, il faut que je te raconte quelque chose de drôle.

Désolé, Alfonso, mais il faut que je le lui raconte, c'est trop drôle !

- Non, laissez tomber ! - Non, non !

Quand je lui ai parlé de toi, tu sais ce qu'il a dit ?

Ne l'écoute pas.

"Tu es fou !

"Je ne veux rien avoir affaire avec des bigotes ou des filles de Marie !".

Je n'ai jamais rien dit de tel.

Père, pourquoi êtes - vous si méchant ? - J'ai été fille de Marie.

- Fille de Marie ?! - Mon pauvre Alfonso, ils te taquinent.

Je plaisante.

- Venez, allons sur la terrasse. - Comme vous voulez.

Comme ils sont beaux !

Regina a vraiment de la chance !

Il a quarante ans, mais il ne les fait pas . - Comme c'est beau !

- Elle te plaît ? - Tu voulais me faire une surprise, non ?

Chérie...

Ecoute ! Ecoute ! Qu'est-ce-que c'est ?

C'est une chorale. Ils répètent.

C'est beau.

C'est vraiment beau.

Vous êtes le frère de Regina ?

- Oui .- Vous savez, Regina est une jeune femme très gentille.

Je pense bien ! C'est de famille !

- Ecoutez ! Vous êtes fiancés ? - Oui.

Pourquoi ne vas-tu pas peigner les cheveux de ton fiancé, alors ?

Elle est trop froide !

Alfonso, pourquoi ne te jettes-tu pas à l'eau ?

Elle est bonne !

Quelle merveilleuse luminosité !

Tu ne sais pas ce que tu rates ! L'eau est si fraîche !

- Nous nous baignerons plus tard, Alfonso. - Cet après-midi.

L'eau est trop froide pour moi maintenant.

- Tu veux bien poser ta main sur mon dos ? - Oui.

- Mais pas de sable, d'accord ? - Non, non, ne t'inquiète pas !

Comme tu es froide !

- Elle est frigorifiée ! - Ah bon ?

Regina, passe moi le sac, veux-tu ? J'ai besoin d'huile.

- Oui - Tu ne peux pas le faire toi même ?

- Eh bien, c'est juste que... - Ca ne fait rien.

- Tiens ! - Merci !

- Mon bras . - Elle est vraiment belle en bikini, non ?

Elle a des jambes tellement longues !

Je préfère porter un maillot une pièce. C'est plus pratique.

Et moins frivole.

- Ah bon ? Une belle femme n'a rien à cacher !

- Tu es belle ! - Nadia ! - Oui ?

Viens, je vais te mettre de l'huile. - Tu me chatouilles.

- Merci, Riccardo. - Tu ne veux pas ?

- Non. - Allez... - Non.

Je vais le faire de toutes façons.

D'abord de l'huile, d'accord ?

D'abord l'huile, Riccardino.

- Ici ? - Oui.

- Un peu ici... Comment est l'eau ?

Elle est chaude !

Non.

Je ne nagerai pas, alors.

Bon, je vais changer de maillot.

Un peu sur ton ventre...

- Juste un petit peu .. - Non !

Mais le soleil va te brûler.

Pas sur le ventre, seulement sur les épaules.

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