Les Misérables

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نخستین 200 خط.

LES MISÉRABLES Sous-titres par BuStEl, 2025

Tant que l'ignorance et la misère existeront dans ce monde,

des histoires comme celle-ci ne seront pas racontées en vain.

Victor Hugo

1802. Un forçat en route vers le bagne de Toulon.

Les dernières galères du roi étaient pourries depuis longtemps dans les eaux du port.

Mais les derniers prisonniers restaient des forçats aux yeux de tous.

On les occupait à des travaux pénibles, souvent sans utilité.

On appelait cela "travail forcé pénal".

Avancez, vite.

Toi, avance.

- Père et fils viennent inspecter. - Bonjour, patron.

Tu vois celui-là ? On ne dirait pas, mais

il a déjà essayé de s'évader deux fois.

Allumez !

Attention là-bas, vous là-bas !

C'est fini pour eux. Ils étaient ici à vie.

Maintenant ils sont libres.

Hé, là-bas.

Restez là.

Viens ici. Lève ton pied.

Tu as limé ta chaîne, salaud. Ça te vaut trois ans de plus.

En attendant, au ponton, doublement enchaîné au banc. Emmenez-le !

Ce prisonnier s'appelait Jean Valjean.

Il avait été condamné à cinq ans de bagne pour avoir volé un pain.

Jean Valjean essaya encore deux fois de s'évader

et quand enfin le jour de sa libération arriva...

Avancez !

Il avait passé 19 ans.

Voici tes affaires.

Tu vas à la douche, chez le coiffeur et au déparasitage.

Voici ton salaire. Cent neuf francs et quinze sous.

- Signez ici. - Non, ce n'est pas exact.

J'ai calculé, c'est 140 francs.

Moins 24 francs pour les dimanches et jours fériés, et 5 francs d'impôts municipaux.

Signez.

Voici ton passeport.

Tu dois te présenter à la police locale où que tu ailles.

Sinon tu seras arrêté et renvoyé. Tu comprends ça ?

Hé... si tu es repris pour vol, tu auras la perpétuité.

Si tu menaces avec un couteau ou un bâton, la peine est la mort.

Souviens-t'en, à moins que tu ne veuilles revenir.

La liberté. Oui, ils la retrouvaient, mais leur casier judiciaire les suivait partout,

continuait à les poursuivre partout.

Trouver du travail était presque impossible et les maisons et auberges leur restaient fermées.

Non loin d'ici, dans la petite ville de Digne, dans le département des Basses-Alpes,

une voiture portant les armes de la papauté arriva sur la place de l'Évêché.

Le visiteur voulait passer la nuit à l'évêché.

On lui dit que Monseigneur Myriel avait quitté le palais

parce qu'il devait devenir un hôpital, et qu'il habitait là.

La petite maison sur la place.

- Monseigneur Myriel est-il ici ? - Il est en visite.

Il ne sera pas longtemps absent, vous pouvez entrer.

- Merci. - Regardez, le voilà.

- Où ? - Sur l'âne.

Quoi ? Ce pauvre prêtre ?

Vous avez raison, mon père, ma sœur et moi le lui disons souvent.

Sa Grâce prend peu soin de lui et ne garde jamais d'argent.

- Si seulement vous pouviez lui parler sérieusement... - Bonsoir.

- Votre Éminence. - Je vous en prie, ne faites pas ça.

C'est la première fois que je vois un évêque avec une telle voiture.

Oui, je comprends pourquoi Votre Éminence est choquée.

Si vous me permettez : il a dû beaucoup trotter.

Pensez-vous qu'un humble prêtre se donne trop d'importance

en montant sur une bête de somme que Notre Seigneur a utilisée ?

Mais je le fais par nécessité, non par vanité, je vous l'assure.

- Je n'en doute pas. - Venez.

Entrez, Votre Éminence, entrez.

- Il a faim. - Mais peut-être vous aussi.

Je voulais m'arrêter chez vous ce soir avec mes gens, je crains...

N'ayez pas peur. Votre escorte peut aller à l'auberge, mais je veux vous garder ici.

- J'ai un excellent lit pour vous. - Puis-je le voir ?

J'ai du mal à dormir.

- Voilà. Excusez-moi. - Merci.

Le dîner sera bientôt prêt.

S'il y en a assez pour trois, il y en a assez pour quatre.

Vous me priveriez d'un grand honneur si vous refusiez.

- Voici ma chambre. - Merci.

Attention, il y a une petite marche.

Voilà. Nous serons voisins.

Il y a de la paille d'avoine fraîche dedans. Elle sent encore la récolte.

Merci, mais ce voyage m'a épuisé. Je dois me reposer.

Si cela ne vous dérange pas, je vais aller chez le maire.

- Je ne suis pas moine. - Comme vous voulez.

Nous servons la même cause, mais pas dans le même bataillon.

Cette même nuit...

Entrez.

Bonsoir. Pardon, on m'a dit que je devais frapper ici.

Puis-je avoir de la soupe et un endroit pour dormir ?

Bien sûr, entrez.

Je m'appelle Jean Valjean et je viens des galères.

- Oui, madame, les galères. - Entrez.

Je suis parti de Toulon il y a trois jours.

Aujourd'hui j'ai marché des kilomètres à pied. Je suis fatigué.

Donnez-moi vos affaires. Madame Magloire mettra un couvert de plus.

Nous allons manger bientôt. Nous préparerons votre lit pendant que vous mangerez.

- Entrez. - J'ai de l'argent.

Je ne suis pas aubergiste. Gardez votre argent, monsieur, vous en aurez besoin.

- Vous êtes le curé du village. - Je ne peux pas le cacher.

Mademoiselle Baptistine, ma sœur, et Madame Magloire, ma gouvernante.

Asseyez-vous, donnez-lui une chaise !

Madame Magloire, apportez les couverts. Nous recevons de la visite.

Les couverts.

Les mêmes que l’on aurait utilisés pour le cardinal.

Comment pouvaient-ils mieux montrer à un invité inattendu

qu’il n’était pas vu ici comme un forçat, mais comme un homme ?

Ces dames sont heureuses de vous avoir ici.

Quand nous recevons de la visite, nous embellissons la vie quotidienne.

Et nous buvons du vin.

- Puis-je servir la soupe ? - Bien sûr.

Ce monsieur a dit qu’il avait faim. Donnez-lui une chaise.

Je ne suis pas assez grande pour atteindre l’étagère.

Vous vous étonnez de tant de richesse chez un homme si pauvre ?

Ces couverts viennent de ma grand-mère. J’y suis attaché. Oui, une faiblesse.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Pouvez-vous me donner la louche ? Donnez votre assiette, monsieur. Vous devez vouloir aller vous coucher.

Madame Magloire... mettez des draps blancs sur le lit de l’alcôve.

Le lendemain, Monseigneur Myriel commença comme toujours par une visite à son jardin.

Il laissait Madame Magloire s’occuper des légumes et s’occupait lui-même des fleurs.

Il disait toujours que la beauté est aussi importante que l’utilité, peut-être même plus.

Monseigneur ! Monseigneur !

Le panier avec les couverts ! Je l’avais hier soir

rangé, mais il a disparu. Savez-vous où il est ?

Oui, le voici.

Mais il est vide ! Et les couverts, la grande louche, où sont-ils ?

Je ne sais pas.

C’est l’homme d’hier soir, le prisonnier !

Il n’est plus dans sa chambre. Je viens de lui apporter un verre de lait. Son lit est vide.

Heureusement, j’avais emporté les chandeliers dans ma chambre.

Allez, dépêchez-vous, allez ! Monseigneur ! Regardez ce que cet homme avait dans son sac.

Nous l’avons appelé pour vérifier son passeport et le fouiller.

Voici ce que nous avons trouvé.

Comme nous savions que vous l’aviez reçu hier soir, nous l’avons arrêté.

- Qu’avez-vous répondu à cela ? - Rien.

Pourquoi n’avez-vous pas dit à ces messieurs que je vous l’avais donné ?

Vous avez oublié vos chandeliers. Je les ai donnés avec les couverts, pourquoi les avez-vous laissés ?

Madame Magloire, apportez les couverts de ce monsieur.

Allez maintenant !

Allez maintenant !

- Le lui aviez-vous donné ? - Bien sûr.

- Pouvons-nous le laisser partir ? - Oui. Et rendez-lui ses affaires.

Je ferai ce que vous dites, Monseigneur.

Pourquoi Monseigneur ? N’est-il pas le prêtre ?

Non, c’est Monseigneur l’évêque. Voilà.

Merci, Madame Magloire.

Puis-je vous offrir un verre de vin, sergent ?

Je n’aime pas refuser, Monseigneur.

Madame Magloire, montrez-leur le chemin.

- Suivez-moi, messieurs. - J’arrive.

Merci.

Attendez ! Vous oubliez encore vos chandeliers.

Allez, prenez-les avec vous.

Jean Valjean, mon frère, je ne crois pas au pouvoir de l’argent.

Mais cela peut vous aider à devenir un autre homme.

Tu n’appartiens plus au mal, mais au bien.

C’est ton âme que j’achète.

Jean Valjean quitta la ville comme s’il fuyait.

Il marcha toute la journée tout droit et s’effondra ensuite épuisé sur une souche.

Il ressentait de la colère parce qu’il ne comprenait pas la générosité

de l’homme qu’il avait volé.

C’était donc la vérité.

Pendant vingt ans au bagne, on lui avait appris autre chose.

- Que veux-tu ? - Rien.

- Pourquoi es-tu ici alors ? - Je passais.

- Alors continue. - C’est beau.

- Ma pièce, monsieur ! - Dégage.

- Rendez ma pièce ! - Dégage.

- Rends-le ! - J’ai dit : dégage !

Hé, écoute !

Arrête !

Voleur. Il était un voleur.

Il comprit qu’il paierait toute sa vie pour cette pièce d’argent.

Déclaration de Pierre Burloz, surnom Petit Pierre. Vol à main armée.

Récidiviste dangereux. Ne faisait plus tamponner son passeport.

Recherché.

Quelques années plus tard, Montreuil-sur-Mer prospéra.

Un simple artisan d’origine mystérieuse, monsieur Madeleine,

appliqua un nouveau procédé pour fabriquer des bijoux.

Bientôt, il acheta la plus belle maison de la région et en fit un hôpital,

tandis qu’il habitait lui-même modestement de l’autre côté de la place.

Après l’hôpital, il y eut une pharmacie gratuite. Puis une maison de retraite.

Une école pour garçons. Une autre pour filles.

Et enfin un fonds d’aide pour les ouvriers, preuve de votre générosité.

Et votre engagement infatigable pour le bien commun.

Votre zèle a apporté la prospérité à toute la région.

Votre grand cœur chasse la misère, l’ignorance et la maladie.

Pour ces services, malgré votre aversion pour les honneurs,

au nom de Sa Majesté, je vous nomme

maire de Montreuil-sur-Mer.

Il était devenu monsieur le maire.

On disait de lui qu’il était un homme riche qui ne se vantait pas.

Et c’est un homme heureux qui n’en a pas l’air.

Un petit ramoneur entra en ville, il reçut un abri et un peu d’argent.

Cela se sut, et beaucoup suivirent.

Mais un jour, un autre visiteur arriva à Montreuil.

Bien. Merci.

Monsieur le maire.

Monsieur le maire, je voulais me présenter dès mon arrivée.

- Je suis le nouvel inspecteur de police. - Je vous attendais.

Vous deviendrez chef de la police municipale sous ma supervision.

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