نخستین 200 خط.
Francisco !
Je te croyais parti.
Mes amis vont être enchantés de te connaître.
Le Père Alonso... le Chanoine Dominguez... Francisco Galvan.
Le Père nous a tant parlé de vous !
Excusez-moi, mais je dois partir.
Es-tu si pressé ?
Ne m'en veuillez pas...
une affaire très importante.
Un Jeudi Saint ? Ce n'est pas digne d'un chrétien.
Je vous absous. Nous nous reverrons.
Entrez, Maître.
L'avocat est là, Monsieur.
Fais-le entrer. Que personne ne nous dérange !
Vous êtes en retard. Je commençais à m'impatienter.
Durant la Semaine Sainte, le greffe ouvre moins.
C'est bon, asseyez-vous.
Les nouvelles sont bonnes ?
Hélas, don Francisco... c'est le contraire.
Notre procès porte sur des millions.
La partie adverse se cramponne.
C'est le cadet de mes soucis !
Terrains... bâtiments, tout m'appartient !
Nos documents en font foi.
Oui, les actes sont en règle, mais...
Ces pièces sont anciennes.
Les plus récentes ont 150 ans.
Il est peu sage de s'obstiner.
Peu sage ! J'ai eu tort de vous prendre comme avocat !
Restons-en là !
Vous me ferez connaître le montant de vos honoraires.
Croyez que j'ai tout fait...
Je vous reconduis.
Vous êtes outré.
Mais croyez-moi... abandonnez ce procès.
J'ai eu recours à vous parce qu'il était ardu.
Je vous croyais bon avocat.
Un de vos confrères me le fera bien gagner !
Qu'y a-t-il, Marta ? Que s'est-il passé ?
Demandez-le à Pablo.
Qu'est-il arrivé ?
Je vais vous expliquer.
Je devine ce qui s'est passé !
Je ne veux pas de ça chez moi, tu le sais !
Je n'ai que faire de tes excuses !
Je vous supplie de me pardonner.
Il arrive que...
Vous savez combien je vous respecte !
Aussi, je ne sévirai pas.
Mais pour que ça ne se répète pas, cette fille partira aujourd'hui.
Bien, Monsieur.
Vous semblez malade ?
De mauvaises nouvelles ?
Je croyais mon avocat honnête.
Je suis sûr qu'on l'a acheté.
C'est courant.
Monsieur est trop bon.
Et on en abuse.
Mais vous verrez,
on vous rendra tout ce qui est à vous.
Ne vous tracassez plus. Essayez de vous reposer.
Remets ce tableau droit.
Je crois qu'il y est, Monsieur. Autre chose ?
Retire-toi !
Depuis ce jour-là, je suis venu chaque matin...
chaque après-midi... sûr de vous apercevoir.
Une fois, je vous ai cru perdue à jamais...
Je vous en prie... je dois partir !
Dites-moi votre nom... où je vous reverrai !
C'est impossible !
Pourquoi ? Vous êtes venue pour me rencontrer...
M'attendre, même !
Je ne sais pas ce qui m'a poussée. Je n'aurais pas dû.
Je vous en supplie, ne cherchez pas à me revoir !
Suivez cette auto.
Bonjour, M. l'ingénieur !
Francisco... Quelle joie de te revoir !
A quoi dois-je ta visite ?
Quand Mahomet ne vient pas à la montagne...
Tu as raison, mais je suis si pris...
Il paraît que vous construisez un grand barrage.
Oui, et un rude travail !
Parle-moi un peu de ton procès...
Tu peux me rendre un service...
Il me faudrait la valeur des biens en litige.
Connaîtrais-tu un expert digne de confiance ?
Bien sûr ! Quand veux-tu le voir ?
Sans délai !
Je te l'enverrai demain.
Tu as tout de même le temps de t'amuser un peu, Raoul ?
Même pas ! Je suis amoureux !
Depuis quand ?
C'est vrai, tu ignores que je vais me marier bientôt.
Cachottier ! Je la connais ?
Non, elle a surtout vécu en Argentine.
Présente-la-moi !
Dès mon retour.
Je pars après-demain.
Quel dommage !
J'aurais aimé bavarder avec toi... et tu files.
Qu'y faire ? !
Je ne veux pas abuser de tes instants.
Ta visite m'a fait plaisir. Je ne m'y attendais pas.
Au fait, viens dîner demain chez moi.
J'ai invité plusieurs de nos amis.
Je sors avec ma fiancée... et sa mère.
Ça arrange tout.
Venez tous les trois, je ferai la cour à la mère.
Si ça te fait plaisir...
D'accord ?
Gloria !
Que tu es belle ! Comme je t'aime !
Tu ne dis rien.
Raoul, emmène-moi au barrage. Je ne veux pas te quitter !
C'est sérieux ?
Tu en doutes ?
Quel rêve ce serait ! Quelle joie pour moi !
Je suis prête !
Madame, Gloria a eu une idée de génie !
Passer une semaine au barrage, avec vous.
Es-tu folle ? Tu nous vois là-bas ?
Je suis lasse de la ville.
L'air pur nous ferait du bien.
Il n'y a sûrement aucun confort.
Je veux y aller...
C'est tellement soudain !
Nous dresserons nos plans
en nous rendant chez mon ami.
Martini doux, Madame.
Un rafraîchissement, pour moi.
Excuse-moi un instant.
Nous voici, Francisco.
Ravi que vous soyez venus !
Et vite !
Tu aimes la ponctualité.
Je vous présente :
J'ai toujours admiré l'architecte qui a conçu ce salon.
On sent que, seuls, l'instant,
le sentiment, l'ont inspiré.
Oui, il sort de l'ordinaire.
Le père de Francisco fit bâtir cette maison
à son retour de l'Exposition de 1900.
L'idée de ce salon est de lui.
Il devait être très original.
A l'inverse de Francisco, si sensé, si équilibré...
Vous pouvez le dire !
Vous ne prenez rien ! Que puis-je vous servir ?
Vous permettez ?
J'ai à vous parler.
Auriez-vous manigancé tout ceci ?
Je refuse de croire à un hasard.
Non, j'ai tout combiné.
Mais avant de me juger, écoutez-moi...
Monsieur est servi.
Passons à la salle à manger.
Nous avons justement l'estomac dans les talons.
Tu as quelque chose, Gloria ?
Tu sembles préoccupée.
Moi ? Au contraire.
Au contraire de quoi ?
Secrets d'amoureux, mon Père !
D'amoureux, hein ?
Qu'en dis-tu, Francisco ?
J'envie Raoul.
Imitez-le.
Difficile, Madame.
Pas pour vous.
Peu de femmes doivent vous être cruelles.
Vous me flattez, mais ma conception de l'amour est très personnelle.
Pas d'amour de raison !
Pas de ces amours d'enfance !
L'amour doit surgir brusquement !
Un regard,
et vous savez que vous êtes lié pour la vie.
Tu décris le coup de foudre.
L'amour qui déchire.
Pas à recommander...
Comme l'éclair naît d'une accumulation de nuages,
cet amour s'est condensé en vous.
Une femme entre mille passe, et vous l'avez reconnue.
Rêves, illusions, désirs, se cristallisent sur elle.
Un homme aura souhaité cela toute sa vie.
Bien, mon fils,
mais si elle ne répond pas à ton amour ?
On l'y obligerait !
Que tu es devenu romantique !
Votre opinion, mon Père ?
J'estime que cette dinde est succulente !
Que fais-tu là ?
Je cherchais une seconde table de jeu, Monsieur.
Ici ? Va-t'en et ferme la porte !
Mon grand-père voulait vivre au milieu d'arbres centenaires.
Les parcs livrés à eux-mêmes m'attirent inexplicablement.
Voici votre billet pour l'avion.
L'auto vous attend.
Bien. Je ne serai pas long.
Ils veulent encore des modifications ! Ça va coûter une fortune.
A quand le retour ?
Je l'ignore. Il va falloir discuter.
Ça vous fera du bien de revoir la capitale. Depuis le temps !
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