نخستین 200 خط.
UN FILM ORIGINAL NETFLIX
Ça… c’est Ometepe.
C’est magnifique.
Oui. Merci de nous le montrer.
- Merci. - C’est un cadeau.
Lindsay et moi avons nagé dans un cratère au sommet.
Ça n’a pris que 12 heures.
- C’est tout ? - 12 heures ? Putain !
J’ai ressorti des tas de choses enfouies jusque-là.
Les repas à l’Eagle Lodge sont à mourir.
- Hao, montre-leur. - Oui.
On a déjà vu plein de petits déjeuners, merci.
Et les photos sont toutes petites…
C’est vrai. Mais regardez-ça.
Quoi ?
- Ah oui. - Ça prend une seconde.
Ça va marcher, ça vaut le coup d’attendre.
Plus de Fernet ?
- On n’a pas fini. - Oui, ça va, merci.
Mais merci.
C’est bon, on dirait…
- Très sain. - C’est un médicament.
Très bon, sympa, oui.
Ah, voilà !
Le petit déjeuner.
- Pourquoi du Fernet ? - Je sais.
- Et le vin, alors ? - Tout le monde en boit.
Ouais, ben pour une bonne raison.
On les revoit quand ?
Je sais, ils sont pénibles, mais elle est comme ma sœur.
On était potes à la fac.
Les potes de fac d’Hitler sont passés à autre chose.
- Vrai. - Très vrai.
Attends, boîte aux lettres.
T’es folle ? La borne d’incendie, pas plus.
La borne ? Trouillard.
Non. Le buisson moche.
Le buisson moche.
Prête ? Le voilà.
Et on passe le buisson.
- Freine pas ! - Mais non.
- Freine pas ! - Je freine pas.
- T’as cliqué avant. - Faux.
Si. Bien avant le buisson.
Non. On a raclé la grille.
On a éraflé le pare-chocs.
Et… ? C’est fait pour ça.
Ça s’appelle un pare-chocs, ça se cogne.
Ça coûte cher quand on la rend,
et le caoutchouc a fait des marques sur la grille.
La proprio nous le fera payer.
On va devoir déménager avant qu’elle s’en aperçoive.
On pourrait aller se cacher sur l’Ometepe. C’est si beau.
Super petit déje.
J’ai vu les photos.
Lindsay et Hao emmerdent tout le monde,
mais ils sont très heureux ensemble.
Oh, mon Dieu, ces deux-là ?
C’est dingue, mais il la regarde comme s’il venait de la rencontrer.
C’est du cinéma.
- Non. - Si.
Non, quand ils se parlent, c’est du vrai.
- Ils s’écoutent. - Crois-moi, c’est du chiqué.
Ils sont pas heureux.
Pas comme nous.
Et à propos…
tu sais quel jour on est ?
C’est pas avant demain.
Oui, c’est demain.
Trois ans.
Trois ans.
Putain, ta gueule, Donny !
Bon anniversaire, bon anniversaire
Bon anniversaire, bon anniversaire
Aïe, merde, j’ai marché sur une pince à cheveux.
Bonjour, la belle.
Tu ne peux le dire que si c’est vrai.
C’est vrai. Je t’aime comme ça, sans maquillage, juste toi.
Vraiment ?
Mais ton haleine sent la pâtée pour chat.
Qu’est-ce que t’as mangé ?
Est-ce que c’est…
Un scone aux myrtilles ?
Et ça, c’est…
Un truc spécial du quartier est.
Tu aimes la confiote ? Tu adores ou tu aimes bien ?
T’es fou d’aller là-bas, c’est dangereux.
Le vieux quartier philippin ?
- Oui, il y a des gangs. - Des vieux gangs.
Vas-y.
- Bonk. - Bonk.
- Non. Pâtée. - M’en fous.
Bon anniversaire.
Mon Dieu.
Tu sais ce qui va arriver ?
Oh, oui.
Tu sens ce qui va se passer ? Tu sais ça ?
Je suis pas heureuse.
- Quoi ? - Rien.
Non, ce que tu as dit n’est pas “rien”.
Pardonne-moi.
De l’avoir dit, ou de ne pas être heureuse ?
Les deux.
Et aujourd’hui !
Je sais. Je n’allais rien dire.
C’est juste sorti. Je ne pouvais plus le garder à l’intérieur.
Colique émotionnelle.
Et tu l’as maintenant ?
Tu es si gentil, Sam, et je veux être heureuse avec toi.
Vraiment. Mais…
Tu n’as jamais pu m’en parler ?
Chaque fois que j’essaye, tu te fâches.
C’est parce que c’est des conneries.
T’es malheureuse quand tout va bien.
C’est pas des conneries ?
Tout va bien, là ?
Je dis pas qu’on est parfaits, OK ?
Personne n’est parfait.
Je le sais bien.
Je veux juste la version d’imperfection la plus parfaite.
Je…
Alors, qu’est-ce qui te manque ?
La personne que j’ai rencontrée au début.
Tu ne peux pas faire ça.
Ne me compare pas à qui j’étais.
- Je te draguais. - Alors, continue.
Ce jus d’orange est fraîchement pressé. Je te drague à mort.
T’as conduit dix minutes.
Dans le territoire des gangs. T’as déjà oublié ?
Pour ton scone préféré.
On le partage toujours, tu adores ce putain de scone.
Ils sont pas mal.
T’étais ravi de me faire goûter,
je voulais pas te décevoir,
mais c’est toi qui les adore.
T’en avais juste eu envie ce matin
et il fallait fêter notre anniversaire,
alors tu as décidé de faire d’une pierre deux coups.
En Angleterre, ils disent “sconne”.
Tu ne fais plus de trucs juste pour moi.
Le gars que j’ai rencontré faisait ça.
Il était romantique.
Shira ?
Non, désolée.
Vous n’êtes pas Shira Weinberg ?
Non, pas du tout, je m’appelle Mollie.
Mollie.
- Bien sûr ! Salut, Mollie. - Salut.
Si je flirte avec vous, j’ai l’air d’un salaud,
parce que j’attends quelqu’un.
Mais vous avez de beaux yeux.
Ah zut, j’ai quand même flirté avec vous.
Je suis qui ? Sam. Ravi de faire votre connaissance.
Alors, vous ne la connaissez pas ?
Eh bien, pour être honnête…
J’adore quand les gens disent ça.
Est-ce que tout ce qui précédait
et qui va suivre, c’est du baratin ?
- Site de rencontres. - Dieu vous aide.
Ça m’étonnerait, je ne crois pas en lui.
C’est pour ça qu’il me punit
en ne vous nommant pas Shira Weinberg.
Vous croyez pas en quelque chose ?
Je ne suis pas incroyant,
mais les humains ne peuvent pas le concevoir.
Comme les quarks. Ou les républicains noirs.
- Je crois aux fantômes. - Excusez-moi, ça doit être Shira.
Oui, c’est fou,
mais j’aime trop les gens pour croire à leur disparition.
J’aimerais aimer les gens.
Vous ne connaissez pas les bons.
Et vous, votre rancart ?
- Quoi ? - C’est un petit ami ?
Je ne vais pas répondre.
D’accord.
Et on dirait que la vôtre vient d’arriver.
Non, non. Ce n’est pas une Shira.
C’est vrai, plutôt une Dawn.
- Oh, c’est une Dawn. - Oui, elle vit chez ses parents.
Kiffe les sapeurs-pompiers.
Oui, elle était pom-pom girl,
mais en bas de la pyramide,
parce qu’elle est belle et forte en plus.
- J’étais pom-pom girl. - Je vous écoute.
C’était horrible.
Les mecs puaient et les filles étaient salopes.
Elles me torturaient. Si vous étiez un peu différent…
Vous avez toujours l’uniforme ou…
Je vous confie les horreurs de mon enfance,
et vous demandez ça ?
Désolé. Mais vous avez l’uniforme ?
Quelque part, oui.
Bien, Mollie. On sait tout de Dawn.
Si on essayait avec ces deux-là ? Qui sont-ils ?
Elle, c’est Patricia, courtière pharmaceutique,
et Dale.
Toubib.
- Bien sûr. - Il est devenu médecin
pour les courtières.
Ça se passe comme il veut ?
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