نخستین 200 خط.
RÉPUBLIQUE POPULAIRE DÉMOCRATIQUE DE CORÉE (RPDC)
On veut emmener tout le monde en Corée du Nord.
Une enquête sans précédent,
menée par les Nations Unies, nous plonge dans une sorte d'enfer.
C'est insensé, triste et absurde,
en même temps.
La plupart des touristes viennent avec très peu d'attentes.
Tout le monde regarde des documentaires, lit des journaux, etc.
Et même si 90 % de ce qu'ils apprennent n'est pas vrai,
au moins, ils se sont penchés sur la question.
Car on sait tous que ce pays sort de l'ordinaire
et que les gens vivent différemment du reste du monde.
Ce qu'on oublie, c'est que 24 millions de personnes y habitent.
Le régime cherche à dominer chaque aspect de la vie de ses citoyens
et fait régner la terreur de l'intérieur.
Nous ne sommes pas trop conscients de la mentalité occidentale,
de la façon dont le reste du monde perçoit les Coréens...
Pour le monde extérieur, ce sont comme des monstres de foire.
Ça fait partie de notre fascination pour la Corée du Nord.
Il reste peu de mystères dans le monde
et c'est justement un pays fermé, entouré de mystère.
La politique hostile des États-Unis envers la Corée
essaie d'isoler et d'étouffer notre pays.
C'est une menace constante pour notre peuple.
La situation en Corée du Nord est extrêmement grave.
Il s'agit d'un régime totalitaire.
C'est un régime
qui fait fi des droits humains universels de ses citoyens.
Pour Amnesty International, qui enquête sur les violations des droits de l'homme
depuis maintenant 50 ans, la Corée du Nord fait partie
d'une catégorie unique en son genre.
Il y a une grave crise alimentaire.
La liberté d'expression
et la liberté d'association sont muselées.
Torture, viol, avortement forcé et exécution...
Des crimes contre l'humanité sans précédent
et on ne peut pas fermer les yeux là-dessus
juste à cause de l'enjeu nucléaire.
Pyongyang a dit qu'une explosion était imminente
et qu'une guerre pourrait éclater.
La Corée du Nord n'a rien à gagner et n'aura rien à gagner de la violation
du droit international.
Y a-t-il de quoi s'inquiéter ?
Quelle est l'étendue du danger ?
Les guerres éclatent ainsi.
Suite à des menaces de violence terroriste, l'avant-première est annulée.
Nous ne pouvons avoir une société où le dictateur d'un pays
se met à imposer la censure ici, aux États-Unis.
Car, si quelqu'un est capable d'intimider des gens
afin de les dissuader de sortir un film satirique,
imaginez ce qu'il fera en voyant un documentaire qui lui déplaît !
Nous honorons, nous honorons au plus haut point
Notre grand leader, Kim Jong-un, nous l'honorons au plus haut point
Nous honorons, nous honorons au plus haut point
Notre grand leader, Kim Jong-un
Nous honorons au plus haut point
Notre grand leader, Kim Jong-un
PYONGYANG, CAPITALE DE LA CORÉE DU NORD, 2014
La Corée du Nord est connue comme le Royaume ermite
et ce, à juste titre.
Il est pratiquement impossible d'y entrer, surtout avec une caméra.
Au fil des siècles, la Corée est envahie plus d'une centaine de fois
par ses puissants voisins, la Chine et le Japon.
Aujourd'hui, c'est le dernier bastion du communisme.
ALVARO LONGORIA, RÉALISATEUR
Je m'appelle Alvaro Longoria.
Je suis un réalisateur espagnol.
Cela fait plusieurs années que je suis fasciné par la Corée du Nord.
Comme vous, je me demande
si tout ce que je lis et entends sur ce pays est fondé.
Au cours des prochains jours, je partirai en quête de la vérité.
Après avoir plusieurs fois essayé en vain d'y entrer,
j'ai entendu parler d'Alejandro,
le seul étranger travaillant pour le gouvernement nord-coréen.
Un an après l'avoir contacté via Facebook,
nous étions officiellement invités là-bas.
Sponsorisés par Alejandro et contraints d'observer de strictes consignes,
nous aurions un accès privilégié à ce pays.
Notre itinéraire était déjà tout tracé et nous ne pouvions quitter l'hôtel seuls.
Nous étions à tout moment accompagnés par nos guides coréens.
En théorie, nous pouvions interviewer tous les gens que nous voulions.
COMMUNISME !
La Corée est un petit pays situé à des milliers de kilomètres.
Mais ce qui s'y passe compte pour chaque Américain.
Une armée nord-coréenne entraînée et bien équipée
a franchi le 38e parallèle
pour attaquer des soldats sud-coréens, pris au dépourvu.
Le décor est planté pour la guerre entre le Nord et le Sud.
Le Nord est armé par la Chine
et reçoit l'appui tacite de l'Union soviétique.
Le Sud, lui, est soutenu par les États-Unis et ses alliés.
Les pertes sont lourdes pour les USA qui paient un lourd tribut à ce conflit
et doivent affronter un ennemi qui massacre
des prisonniers dont les bras sont ligotés.
1953 : LA PAIX EN CORÉE
Les premières images des cérémonies à Panmunjeom,
qui mettent fin à trois années de rudes conflits...
Cet accord décrit dans les moindres détails
chaque clause de la trêve.
Le cessez-le-feu est le bienvenu au front
mais, ici, l'humeur est sombre.
Chaque membre de l'ONU présent sait qu'un problème de taille
doit encore être résolu même si l'ennemi agit en toute bonne foi.
Mais il y a de l'espoir
car nous avons fait un grand pas en avant.
L'armistice est officiel. Les armes se sont tues.
Les prisonniers seront libérés mais il n'y a pas de quoi se réjouir.
La Guerre froide ne fait que commencer et le monde se demande ce qui l'attend.
61 ANS PLUS TARD
Le 1er jour, nous nous dirigeons vers la frontière sud-coréenne,
la zone la plus militarisée au monde nommée, à tort, "zone démilitarisée".
Sur l'autoroute depuis Pyongyang, pendant 200 km,
nous ne voyons qu'une seule voiture, deux vélos et un bus.
À partir de septembre 1945, quand les USA ont occupé la Corée du Sud,
le 38e parallèle symbolisait la partition entre le Nord et le Sud.
Quand ils occupaient la Corée du Sud,
les USA voulaient la guerre avec la Corée du Nord
jusqu'au nord du pays, en vue de dominer l'Asie.
Voilà comment le pays a été divisé à l'époque
et cela n'a jamais changé, engendrant misère et détresse
pendant plus d'un demi-siècle.
Autour de cette ligne, il y a une zone de 4 km appelée "zone démilitarisée".
Panmunjeom est l'endroit le plus instable au monde :
deux nations en guerre non séparées par une frontière physique.
La zone démilitarisée n'est en rien ce qu'on attendait.
C'est sans doute la zone la plus dangereuse au monde.
Pour le moment, on dit que c'est la zone la plus militarisée.
Mais c'est très calme de notre côté.
De notre côté, ça l'air très décontracté.
On s'attendait à quelque chose... À part les gens qui tapent dans les mains.
En face, c'est la Corée du Sud et les bâtiments bleus marquent la frontière.
Ce lieu est étrange : on dirait une attraction touristique.
C'est le seul endroit où l'on peut passer du Nord au Sud.
Cette salle a accueilli environ 12 000 sommets
depuis la fin de la guerre en mars 1991.
Ces réunions dénonçaient les actes de provocation
et les violations des clauses de l'armistice par les USA.
Depuis la fin de la guerre jusqu'en 1991,
on a recensé plus de 815 000 infractions
commises par le gouvernement américain.
La violation des clauses de l'armistice a entraîné cette situation
et, à tout moment, une guerre nucléaire pouvait éclater en Corée.
Pour maintenir la paix en Corée et dans le monde,
il faut trouver un système garantissant la paix entre les États-Unis et nous.
Mais les États-Unis effectuent des tests militaires et, chaque année,
ils renforcent leur arsenal nucléaire en Corée du Sud.
Notre victoire n'est pas reconnue et ne figure pas dans leurs livres d'histoire.
On ignore comment ce sera enseigné à l'avenir.
Des documents montrent que la guerre a été initiée par la Corée du Nord.
Des preuves tirées d'archives russes et chinoises ont été publiées il y a 20 ans.
Mais la plupart des Nord-Coréens croient encore
que la guerre a été déclarée par les Américains.
Quand j'étais en Corée du Nord,
on m'a appris que l'Amérique avait provoqué la guerre.
Mais, quand je suis arrivé en Corée du Sud et que j'ai étudié l'histoire,
je me suis aperçu que c'était la Corée du Nord
qui avait lancé l'offensive.
On dit toujours que la Guerre de Corée a commencé à cause des États-Unis
même s'il y avait en fait un conflit parce que nos rebelles,
menés par le Président Kim Il-Sung, avaient libéré la moitié Nord
tandis que les États-Unis avançaient par le Sud.
Ils sont donc entrés en conflit et il y a eu des escarmouches.
Même si les Américains reconnaissent leurs torts,
nous ne les laisserons pas entrer dans notre pays ou signer ce traité.
À l'école, on nous apprend que les États-Unis
sont responsables de nos difficultés économiques
et de nos conditions de vie si difficiles.
C'est pour cela que les Nord-Coréens pensent que les États-Unis
sont responsables de leur désolation et de leur malheur.
Tout est de la faute des États-Unis.
On ne peut pas vivre en ennemis toute notre vie.
Certains changent de politique et s'excusent de leurs actes passés
mais les Américains n'ont jamais fait ça.
Les impérialistes sont encore...
Ils n'ont pas renoncé à leur politique.
Ils sanctionnent... étouffent la nôtre.
Alors la défense de notre patrie
passe avant tout
et c'est pourquoi l'armée est notre priorité absolue.
Nous appliquons donc la politique de Songun même à l'heure actuelle.
Elle donne la priorité à l'armée.
Cela signifie que, sans une armée puissante, un pays ne peut survivre
car il dépendra toujours des superpuissances.
Le principe de Songun,
c'est que l'armée est le Parti, la nation et le peuple.
Cela veut dire que le Parti ne peut subsister et prospérer
que grâce à l'armée.
La doctrine de Songun est une déclaration du gouvernement nord-coréen.
Les soldats sont la classe progressive de la société,
qui joue un rôle prépondérant dans l'orientation de la vie politique.
Ces déclarations, toutefois, sont complètement détachées de la réalité.
C'est juste le discours que tiennent les idéologues.
La Corée dépense 16 % de son PIB aux forces militaires.
C'est énorme vu la situation économique,
la famine et la pauvreté qui y sévissent.
Cependant, vu sa position géographique, la Corée doit continuer à investir
car elle doit être prête pour une guerre à tout moment.
BUDGET DE LA DÉFENSE PAR PAYS
GLOBAL FIREPOWER
La Corée du Nord, la nation secrète avec son mystérieux jeune dictateur,
No comments yet. Be the first to leave one.