نخستین 200 خط.
UN FILM INSPIRÉ DE FAITS RÉELS
OCÉAN ATLANTIQUE MARS 1996
DEUX MOIS PLUS TARD
ALGÉSIRAS, SUD DE L'ESPAGNE
Ivanov passe à Sirakov, qui cherche une ouverture.
Il contourne par la gauche et envoie la balle...
à Stoichkov !
Belle récupération.
Il fait la passe...
Et c'est le but !
Quel but ! Grand match pour la Bulgarie !
But !
Rentrez chez vous, les Bulgares !
La Roumanie, aux chiottes !
Tu vas voir.
Admire.
Pas mal.
Oui !
- Joli. - Direct en Amérique.
Un, deux...
trois !
J'aurai un cheval.
Georgi, cow-boy.
Sur son cheval.
Une fois là-bas,
je me trouverai un ranch.
Comme dans Dallas, à la télé.
Moi, ce sera New York.
Le cheval, les étoiles,
pas pour moi.
Je veux devenir riche.
Georgi,
on attend.
Ils ne verront rien.
Tu sors le premier,
et je te suis.
Moi d'abord.
On bouge.
C'est parti.
Le bateau bouge, tu le sens ?
On s'en va.
L'Amérique.
Deux heures...
et je te retrouve.
Bonjour.
Bonjour.
Ami.
Ami.
Bonjour.
Vous deux, dans votre cabine.
Par ici.
Vous êtes le capitaine ?
Vous êtes le capitaine ?
Je suis un homme bien.
Travailleur.
Je vais en Amérique.
Je trouverai un cheval.
Georgi, cow-boy.
Donne-lui de l'eau et quelque chose à manger.
Merci.
Merci.
C'est bon.
Merci.
Merci.
Toi,
dehors.
Tout de suite !
Debout !
Du calme.
J'y vais.
Vite !
- Du calme. - Par là.
Avance.
Mon ami.
Mon ami !
Aidez-moi.
S'il vous plaît.
Disparais.
Va-t'en.
C'est dangereux, ici.
S'il vous plaît.
Pas ici.
Tu m'entends ?
Ami. Je suis un ami.
Si les Taïwanais te voient,
ils te tueront.
Les Taïwanais te tueront.
Écoute-moi bien.
Écoute-moi.
Ton ami...
Mort.
Je suis désolé.
Les Taïwanais sont très méchants.
Nous, les Philippins, on est des hommes bons.
Mon ami est mort ?
Je suis désolé.
Pas ici !
Où est ta cachette ?
Où ?
Où ?
Attends ici, s'il te plaît.
Attends ici.
Tu me comprends ?
On a eu tort, la première fois.
Maintenant, c'est différent.
Ils diront qu'on a menti.
On n'a aucune preuve.
Ils diront qu'on a menti, et on perdra notre boulot.
Allan,
on a été trop faibles.
Écoute-les.
- Ils croient nous avoir fait taire. - Bosco, j'étais là.
Tu te souviens ?
- Je sais que... - Ils nous méprisent.
Ils pensent quoi, selon toi ?
Qu'on leur appartient.
Et ils ont raison.
On ne leur appartient pas.
Il a une bible avec lui.
Je ne veux pas savoir où il est.
S'ils apprennent qu'il est là, je ne veux pas savoir où.
Pour ne pas pouvoir leur dire.
Dans ce cas,
je serai le seul à aller le voir.
Qui d'autre sait ?
Lou.
Il me faudra de la nourriture et de l'eau.
Vous deux,
si vous voulez procéder d'une autre façon,
dites-le maintenant.
Il faut que je sache.
Vous pouvez y aller.
Sors.
De la nourriture et de l'eau.
Approche.
Dépêche-toi !
Aucun danger.
Canada.
Amérique.
Ce bateau...
Canada.
Canada, c'est bien.
Moi, roumain.
Roumanie.
Joel.
Dumitru.
Dumitru.
Canada.
Quatre jours.
Quatre jours.
Environ quatre jours.
Mon ami,
ne sors pas.
Compris, l'ami ?
Tu restes ici.
La Bible.
Pour me porter chance, en Amérique.
Cadeau d'un homme dont j'ai construit la maison.
En Espagne.
Tu pries ?
Oui.
Je dois te laisser.
Merci, monsieur.
C'est plus prudent sans lumière.
Pas de lumière.
Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du mal.
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, amen.
Je vous salue, au nom de Jésus-Christ.
Si les yeux et les oreilles
sont les premiers conseillers des hommes,
alors nous courons un grave danger.
Le 12 mars...
Et la famille ?
La famille, ça va.
Je les ai appelés d'Espagne. Ma femme va bien.
Le petit a un problème.
De la fièvre.
Petit ?
Deux ans.
Deux ans ?
La famille, c'est important.
Très important.
Chaque jour, je ne pense qu'au retour.
Le capitaine a trois enfants.
Oui...
Trois enfants.
Et il a 34 ans.
C'est courageux.
Trois enfants, et il est en mer.
Toute l'année.
La famille, c'est l'essentiel.
C'est pour eux qu'on est là.
Le monde ne se rend pas compte.
Les marins ont la vie dure.
Nous ici, la famille là-bas.
Il faut prendre soin de sa famille.
Imagine.
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