نخستین 200 خط.
C'est réalisable. Voilà comment c'est réalisable.
Pardon. Je viens d'avoir une idée formidable.
Quelque chose que je cherche depuis longtemps, depuis très longtemps.
Josef, combien de fois es-tu entré et sorti du pays ?
De nombreuses fois.
Je dirais... Oui, douze fois.
As-tu déjà eu un problème à la douane ?
- Ils me connaissent. - Josef,
tu vas devenir très riche. L'idée te plaît ?
Ça me plaît.
On ne se reverra pas avant un certain temps, Josef.
Je t'attendrai.
C'est...
Vous ne savez même pas qui je suis, ni où je suis.
D'abord, mon nom n'est pas réellement Elizabeth Lipp, mais appelez-moi ainsi.
C'est pratique.
Et je suis en Turquie, à Istanbul. Dans le sérail.
C'est ici que vivaient les sultans.
Ils avaient des femmes et des trésors,
alors ils n'ont cessé d'agrandir le palais.
Comme chacun de ces bâtiments,
ce petit cabanon contient des uvres d'art uniques au monde.
Le sérail tout entier est à présent un musée. Le célèbre musée Topkapi.
Mais il y a une pièce particulière.
C'est pour ça que je suis ici. Je vais vous montrer.
HAZINE, TRÉSOR IMPÉRIAL
Entrez.
Ce berceau... Perles, rubis et or massif.
Voici le célèbre trône du shah Ismaël.
Aucun roi ou empereur ne s'est assis sur un trône plus précieux.
Des cadeaux des quatre coins du monde offerts à l'empire turc.
Mais je vous les donnerais tous, en échange d'une seule dague,
incrustée de diamants et d'émeraudes.
Les quatre plus belles émeraudes qui existent au monde.
Éblouissantes.
Parfaites.
D'une valeur inestimable.
Mais l'une d'elles est la perfection même.
Elle est vivante. Elle est chaleureuse. Elle a des nerfs, des sens...
Pardon.
Une chose étrange m'arrive.
C'est difficile à expliquer.
Très bien.
Je vais la prendre.
Elle sera à moi.
Comment ?
Je n'ai pas fini de me présenter.
Je suis une voleuse.
Parole d'honneur.
Taxi !
Une arme est une chose,
l'intelligence, c'en est une autre.
Comme j'ai plus peur de l'intelligence...
Hôtel George V. Voilà.
Toujours tes vieilles combines, Walter ?
Bonsoir, Elizabeth.
- Qu'est-ce qui t'amène ici ? - Le magnétisme. J'ai été attirée vers toi.
Il a fallu trois ans pour que ça marche.
Comment va le capitaine ?
Mon successeur.
En trois jours, le magnétisme ne faisait plus effet.
Vraiment ?
Vraiment.
- Cannibale. - Comme la nourriture chinoise.
Une heure après, on a de nouveau faim.
- Qu'est-ce que tu veux ? - Toi.
- Affaires ? Plaisir ? - Trop de questions.
Allons manger. J'ai faim.
- Où ça ? - Dans mon studio.
- Toujours le même ? - Léger changement.
Tu es toujours aussi douée.
- Toi aussi, chéri. - Je parlais sérieusement.
- Moi aussi. - Tu n'es jamais sérieuse,
sauf quand il s'agit de voler des émeraudes.
C'est mon gagne-pain.
Alors ?
C'est trop difficile.
Mais je le ferai.
- Je le savais. - À une condition.
- Accordée. - Je choisis l'équipe.
- Comme toujours. - Pas comme toujours.
Cette fois, avec des amateurs.
- Des amateurs ? - Seulement des amateurs.
- D'accord, j'abandonne. - Mon élève préférée.
Assieds-toi.
Leçon une : les trois règles capitales du cambriolage.
Tu es tellement suisse ! Eins, zwei, drei.
Tu as raison. Eins : préparation méticuleuse.
- Zwei : exécution... - Sans bavures.
- Drei ? - Ne pas se faire prendre avant, pendant...
Ou après. C'est exact. Les émeraudes d'Istanbul,
les joyaux les plus protégés du monde, ont été dérobées.
Système d'alarme.
Contacter Cedric Page, à Londres.
Cedric Page ? C'est quoi ?
Je te le présenterai.
Bon, les émeraudes ont disparu. Toutes les polices du monde s'unissent.
Tu es Scotland Yard, la police turque... tu fais quoi ?
- Je fais quoi ? - Tu élimines la racaille.
Ce sont manifestement des pros.
Tu sors les dossiers des meilleurs professionnels, de l'élite.
Combien y en a-t-il ? Pas plus d'une demi-douzaine, et tous sont connus.
Mais, il n'y a pas de dossier sur Elizabeth Lipp,
pas même sur Elizavetta Lippmanova, parce que tu as eu de la chance.
Pas de dossier sur Walter Harper, pas même sur Walter Haberlee,
parce que j'ai été efficace.
- Tu appellerais ça "suisse". - Liebling.
Ceux qui travaillent avec nous ne doivent donc pas avoir de casier.
Et où vas-tu trouver ces purs innocents ?
Laisse-moi faire.
Qu'en dis-tu ?
Des amateurs ?
Des amateurs.
Il a des enfants, Cedric Page ?
Non. Ce sont ses jouets.
- Viens voir ce perroquet. - Je n'aime pas les perroquets.
Il n'est pas réel.
Je commence à me demander si quelque chose est réel.
Je commence à me demander si quelque chose est réel.
Vous pouvez, chère madame. Un certain guérisseur dirait :
"La douleur peut ne pas être vraie,
mais si une aiguille pique ma chair,
ce que je ressens n'est pas imaginaire."
Cedric Page. C'est très gentil d'être venu, Walter, et d'avoir amené MIle Lipp.
Vous connaissez déjà Polly. Amusante, non ?
Très. Va-t-elle enregistrer toutes nos conversations ?
Polly est la discrétion même. Je l'emmène partout où je vais.
Allons dans ma tanière.
Ce sera plus intime.
Venez, MIle Lipp.
Mon dernier jouet. Il n'y a pas de rayon.
Un changement de température suffit,
comme la chaleur d'un corps humain suffisamment proche.
Avec une robe réfrigérée, ça ne marcherait pas.
Heureusement, j'en porte très rarement. Surtout en Angleterre.
Mettez-vous à l'aise.
Charmant divertissement.
- C'est à mon intention ? - Je suis un affreux frimeur.
Permettez-moi de vous offrir un verre.
- Non, merci. - Et ton voyage à Istanbul ?
Merveilleux. Avez-vous pris le métro, là-bas ?
C'est le plus vieux d'Europe.
Êtes-vous allé au musée, M. Page ?
Bien sûr. C'était le but, n'est-ce pas ? L'alarme.
Je prends mon rôle dans cette entreprise au sérieux,
tout comme vous, MIle Lipp.
Allons tous au musée, voulez-vous ?
Disons que la porte est là.
Et Walter... Walter est le sultan, avec la dague.
MIle Lipp ?
C'est votre poids sur le sol qui l'a déclenchée.
J'aurais dû dire : "Même votre poids."
Essayez encore, avec un seul pied.
Seulement l'orteil.
Tout dépend de cette petite chose.
C'est une jauge de pression sensible.
Il y en a des centaines sous le sol,
et chacune est reliée au système d'alarme.
Elles mesurent le poids, même le plus infime.
Même celui d'une balle de ping-pong.
C'est notre problème.
Il suffit de trouver l'interrupteur et d'éteindre l'alarme.
Il peut être n'importe où, dans les murs ou le plafond,
ou encore être télécommandé à distance.
Et comment est-on censé entrer dans un musée sans toucher le sol ?
Je n'aurais pas à toucher le sol, si j'étais une mouche.
Je ne vous voyais pas comme ça, M. Page.
On a une mouche humaine.
Et celui qui la portera.
- Voici Giulio, et voilà Hans. - Et...
on a une ventouse.
Une ventouse ?
Oui. Tu vas comprendre.
Et il nous faut aussi une poire, qu'on va trouver au nord de la Grèce.
À Kavala, près de la frontière turque.
- Jeune. Pas d'argent. - Pas de groupes à bord ?
- Des Anglais. - Anglais. Ouvre le sac.
Fais voir la boîte. Allez.
Où est-elle ? Ah, voilà.
Les Anglais font grand cas de ce genre de choses.
J'ai horreur de faire ça, mais, c'est la vie !
Souhaite-moi bonne chance, Voula.
Simpson !
C'est Arthur Simpson.
Arthur Simon Simpson, historien, guide et schnoque.
Bonjour. Première visite à Kavala ?
Arthur Simpson, archéologue et historien.
J'ai déterré cela il y a... Il est encore humide.
Ce port est plein de liens historiques.
Brutus a passé la nuit ici avant Philippes,
après cette affaire désagréable avec Shakespeare... Jules César.
Céramique faite à la main par les descendants d'anciens héros.
Révérend.
Je m'appelle Simpson.
Je suis de l'Église anglicane. C'est très religieux, ici.
Savez-vous que saint Paul est passé ici en allant à Samothrace ?
Je le sais.
Vous seriez surpris de savoir le nombre de gens qui l'ignorent, Monseigneur !
Voulez-vous voir la vie nocturne de Kavala ? Danses du ventre, stripteases ?
Vous m'avez montré la vie nocturne. Vous vous rappelez ?
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