نخستین 200 خط.
Vin gueux !
C'est pas malheureux de voir une destruction pareille !
J'ai dit qu'il y a non plus, fou de marchands de pédaliers au c...
Une vélo que j'ai vendu il y a même pas 30 ans.
Je m'y croyais soigné, ben !
Non !
Il faut laisser l'huile s'épandre, et puis...
Je m'en finir ça plus tard.
Ah ! saloperie de sécheresse.
Il fallait être un gars du bagne pour y faire.
Mais, si t'y fait pas mon Poulo qui le fera, hein !
Le curé, ah ! le curé.
Allez mon gars...
Un peu de courage...
Il faut y faire.
Ah ! non !
ça fait mal à voir avec une sécheresse pareille.
Tiens, je vais boire un coup...
Dis donc le faux triquet.
Vous allez quand même pas, vous arrêter tous les 200 mètres, hein !
Moi, je suis attendu à 6 heures.
Si je suis pas à 6h10.
Je vous botte les fesses ! ça m'enjolivera !
Et n'oubliez qu'à mon âge toutes les occasions sont bonnes.
Et tous les coups sont permis, allez, rouler !
Ben, dis donc, là !
Elle retarde votre patraque, là !
Non, c'est le Père Guillaume qui est en avance!
Père Guillaume, c'est notre sonneur...
Il aime bien déjeuner à midi et dîner à six heures...
Alors, comme il habite à un quart d'heure de marche...
il le prend en avance son quart d'heure...
Du moment qu’on le sait, hein !
Oui ben !
C'est beau, qu’on voit ça par chez nous, alors !
Ben, qui c’est-t-y qui vous empêche d’y rester par chez vous ?
On vous demande-t-y à quelle heure ça sonne vos cloches ?
On s’en fout, nous !
C'est pas vrai Blaise !
Qui se mêlera de vos confins...
non seulement, on s'en fout, mais...
ça nous dégoûterait plutôt !
Qu’est-ce qui leur prend ?
Qu'est-ce qu'ils ont ?
Ils ont, ils ont, ils ont, qu'ils sont chez eux !
Et qu’ils n’ont plus l’âge de se laisser casser les sabots.
Par des opinions étrangères et codifiantes...
Voilà ce qu’ils ont.
Allez nos pépés, vous échauffez pas, hein !
Il disait ça pour rire.
Nous on rigole entre nous...
On a nos us à nous, nos manières...
et on n'aime pas que les autres y viennent y voir, hein !
Bon ! C'est sûr, ils sont pas méchants !
C'est y pas le car !
Ah ! non, je le connais le boucan !
Sacrés bandits...
C'est le boucan de la famille.
Tiens, qu'est-ce que je disais...
Bonjour tout le monde. bonjour.
Louise, un canon.
Tiens, qu'est-ce que tu fabriques là, toi le père.
Je croyais que tu devais aider la Germaine...
et t'occuper des cochons.
Ah ! Je vais m'en occuper, mais...
Je m'occupe d'abord des bouteilles, quoi !
En tout cas, la soupe est à 7h...
Tâche moyen, qu'on serait pas obligé de venir te chercher.
Mais elle pourrait bien refroidir la soupe !
Dis, dis.
Eh ben, dis, dis. Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?
Il y a que Baptiste Talon a écrit...
Il revient au pays...
Il va arriver par le car et c'est lui qu'on attend...
Baptiste Talon...
Talon de notre pré ! Oui !
Le fils de Jean Talon, le chameau !
Oui, mes cadets ! Ce Talon-là lui-même !
Un conscrit de la classe dix-Sept...
C'est un vaillant aussi, celui-là !.
Tiens !
Aux alentours des années douze...
Avec le Blaise, quand il a pas encore ses rhumatismes...
et puis que moi, j'étais pas verminé par l'âge...
Eh ben ! on faisait un drôle d'équipage, avec le Talon !...
Aussi bien à la chopine qu'à la mazurka ou au pince-fesses !
Ça y allait, la manœuvre ! Hein, dis !?!...
Val...S'ils y allaient ! hop !
Il y avait pas assez d'eux à notre bourg...
Voilà qu'ils en attendent un troisième.
Je ne me rappelle pas moi de ce gars-là.
Mais qu'est-ce qu'il viendrait faire ici le Baptiste...
Je le croyais au chemin de fer.
Et moi aussi... Ils l'ont mis à la retraite !
Il faut bien laisser la place aux jeunes, père Péjat.
Pourquoi !
Ils ont dit place aux jeunes, mort aux anciens, oh !
Encore bien leu-Leu qu'on ne nous tue pas,
Allez, allez les vieux à la casserole.
Oui...
Mais en attendant n'oublie pas, la soupe à 7 heures.
Et que je ne suis pas obligé de t'emballer par la peau du cou comme samedi passé!
T’as vu, comment qui me cause ce grand couillon, là !
Je te disais que l’autre soir, hein !
Il m’a foutu des calottes.
Il t’a battu? Il m'a battu, bien sûr
Il vous bat votre fils...
N'exagérez pas un peu, non.
Je sais ce que je dis...
Il me traite comme un vieux...
Et ça me fait marri !
Et couché tôt !
Et la tisane !
Et la flanelle ! oh !
Et à table le pinard...
De l’eau dedans.
Comme si j’avais six mois, tiens,
C’est pas de ma faute si j’ai 65 ans,
J’ai mis assez de temps pour les avoir !
Dis donc, par tout ça...
Vous êtes tout fier d'être grand-père.
Oh ! pensez-vous...
Tout entouré de petites têtes...
Des sales petits merdeux.
Quand j'en trouve un, dans un coin mon vieux...
je le pince...
Ils m'ont fait assez voir.
Ô ben ! t'as raison mon Blaise...
ton rôle, c'est d’être respecté !
C'est pas parce qu’on est des vieux...
qu'on nous prend pour des andouilles.
On a encore notre tête.
Mais dites donc...
Il était marié votre ami Talon...
Peut-être bien revoir sa dame.
Ah ! Mais c'est vrai, j'y pensais plus...
Il va rappliquer avec sa bonne femme le Baptiste.
Ah ben ! dis donc, ça change tout, t'as raison !
Dis donc entre nous...
C’était une belle femme l'Adèle Talon !
Oh ! elle était gracieuse, mais...
Peau de pêche en dehors, peau de hareng en dedans !
Un caractère qui ça pas dû s'arranger, va...
On va pas trouver un moyen pour les faire fâcher ?...
Ah ! ce coup-là, ça doit être le car.
c'est mon chéri, mon Poulo.
Ah merde !
Je suis pas prêt à revoyager dans cette sacrée carriole moi.
Ça vient-y les bagages.
J’aurais pris le train...
j’aurais au moins pu me dégourdir les jambes dans un couloir
Et puis aller aux toilettes.
Votre train, votre train...
il fallait le prendre votre train.
Ah ! De mieux en mieux...
malpoli par-dessus le marché !
Il y a pas à dire, dans la vie, il faut toujours se fier aux apparences.
Quand un homme a un bec de canard...
Des ailes de canard et des pattes de canard...
C'est un canard.
Et ce qui est valable pour les canards...
L'est aussi pour les petits merdeux.
Bravo, mon gars... Bien, dis, mon Baptiste.
Dites donc, les gâteux...
je pourrais peut-être vous apprendre qui je suis, moi.
Pas la peine ! Baptiste vient de nous le dire !...
Maréchal des logis, Talon
Quartier Maître Fusiller, Jean Marie Péjat
2ème classe, Poulossière, 43ème de Ligne
Debout les morts.
Y passeront pas...
On les aura...
Tirons-nous de là, aaah !
Ah ! on dîne ensemble, ça s'arrose...
C'est formidable ! Mais, sûr qu'on y va !
Mes valises, he ! mes valises ..
Mais qu'est-ce que t'as fait de ta femme...
On se faisait une joie de la revoir nous deux.
...
Ne me causez plus jamais de cette sacrée garce, jamais plus...
Monsieur, elle a enstéré, puis-t-on filer.
Et de ça non plus, il faut pas le causer...
Et ne sera pas dit.
Il faudrait tout de même bien trouver à causer de quelque chose.
Hum !
Il faudrait tout de même bien trouver à causer de quelque chose.
Ben ! je vais te dire...
Ils m’ont rejeté pire qu’un vieux clou !
Et tu sais de qui j’ai été victime ?
Des polytechniciens ! des quoi ?
Des polytechniciens !
Il a débarqué des ingénieurs de 25 ans...
Ils ont tout vérolé.
À cette heure, le réseau est livré aux gamins...
ça va pas dis...
Ah ! j’aime mieux plus être là, pour y voir !
Bon, bon !
Hé !
Tiens les gars, ben le voilà l'ami Talon. Ah !
Voilà notre table.
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