نخستین 200 خط.
Bravo les enfants, et surtout à toi Ayse.
Je ne sais plus depuis combien de temps je suis dans ce village.
Ömer, arrête ou je me fâche.
J'ai oublié ce que j'allais dire.
Vous êtes bien agités ce dernier jour d'école...
...mais je me demande bien de qui vous allez vous moquer après mon départ.
Alors vous partez maître?
Eh oui.
C'est la vie. Tout commence et finit.
En plus vous savez, je ne vous quitte pas pour une autre école.
C'est mon dernier jour aujourd'hui.
Je serai à la retraite, je n'aurai plus à vous supporter.
Mais la vie continue pour vous.
Ecoutez bien votre nouveau maître.
Travaillez bien.
Quelles que soient les conditions, je répète...
...quelles que soient les conditions, n'arrêtez pas vos études.
Vos parents vont essayer de vous envoyer aux champs,
aux vignes pour travailler avec maints prétextes.
Ils peuvent aussi vouloir vous marier pour la dot. Je le dis aux filles.
Ne permettez pas que ça arrive.
Résistez, révoltez-vous, n'ayez pas peur qu'on vous batte, fuyez si nécessaire,
mais n'arrêtez pas vos études.
Vous laissez pas convaincre par celles qui vous diront que c'est votre destin.
N'oubliez pas que vous êtes les seuls à pouvoir changer votre destin.
Vous pourrez échapper à l'ignorance que grâce aux études.
Que vous pourrez changer le cours de la vie qui vous est offerte.
Regardez ces photos.
Regardez ces gens. Lisez et relisez ce qu'ils ont écrit.
Ils vous indiqueront le chemin en mon absence, mes enfants.
Regroupez-vous maintenant devant le tableau.
Viens... Dilan, Dilan à ta place, arrête de pousser.
Chut, Ömer, vous m'écoutez... toi, tu passes là.
Regardez-moi... arrêtez de ricaner, regardez-moi.
Bon, vous me regardez. Attention... bien.
Ömer, viens là. Je t'avais montrer comment tu allais faire
Tu appuies ici, d'accord? Je vais rejoindre le groupe.
On regarde tous Ömer. Allez.
C'est... bon.
Regarde...
Si tu vas sans cesse me couper la parole je m'en vais.
Non, non, allez-y.
Sois logique. Cet endroit est foutu. Il faut trop d'argent pour les travaux.
Personne ne te fera cette proposition.
Vous permettez.
Bienvenue, Dünya.
Bienvenue, Dünya.
Viens, assieds-toi, tu me donnes quelques minutes.
J'arrive tout de suite.
Tu sais mieux que moi combien coûtent les loyers par ici.
Tu me laisses un peu de temps pour y penser?
Pas trop quand même M. Hasmet.
Je dois savoir. Je vais voir les autres possibilités sinon.
D'accord, au revoir.
Bienvenue, Dünya. Comment vas-tu, aucun problème j'espère?
Ça va pas mal, Hasmet.
Je suis descendue aujourd'hui à l'hôtel. Et toi?
Ça va! Comme toujours. Tu es venue avec ta fille.
Je ne pouvais pas la laisser.
T'as trouvé une nounou?
La femme du réceptionniste s'occupe du ménage.
Je lui ai donné un peu d'argent. Elle va rester à côté d'elle la nuit.
Bien... Muhammed! Viens. Tu veux quelque chose?
Non, merci. J'ai bu assez de thé depuis ce matin.
Mais je vais quand même prendre un verre d'eau.
Je fais une cure d'eau, quatre litres tous les jours.
Apporte de l'eau.
Tout est prêt pour ce soir. J'ai arrangé le musicien que tu voulais.
Tu connais les autres. Ils sont supers.
On a aussi réglé les comptes.
Et l'autre problème?
Quel problème?
Tu sais que je travaille plus comme entraîneuse.
Attends, on a parlé de tout et on s'est pas mis d'accord?
On n'avait pas parlé de ça.
Comment ça?
Tu sais qu'ici je gagne de la consommation, moi.
Déjà que c'est pas beaucoup. C'est foutu ce quartier.
Beyoglu n'est plus bon pour nous.
On veut plus de nous ici.
Beyoglu c'est pour la société, les intellectuels, les étudiants.
La femme qui était ici tout à l'heure, elle est restauratrice.
Elle veut louer cet endroit pour ouvrir une boîte.
Pour les riches. Je ne sais pas trop.
Le prix qu'elle propose me tente déjà beaucoup.
Alors Dünya, ne fais pas ça. Je cherche un prétexte pour tout laisser.
Tout ce que t'as à faire, c'est prendre quelques verres avec le client.
Et puis vous vous y prenez aux russes.
Oui... c'est moi.
T'es sûr qu'elle est à lstanbul?
Elle reste où?
Tu sais pas.
On peut trouver?
Merci.
Bon, je prends le premier car.
D'accord, merci. J'arrive.
Bonjour. On fait le plein?
Etre loin de toi me brise le coeur
Pas une seule nouvelle
Triste, triste je suis
Plus triste que d'autres
Comment ne pas brûler
Montagnes, montagnes, montagnes
Bonjour.
Merci, merci à tous.
Merci beaucoup.
Je vais fumer. Vous avez du feu?
Alors, vous venez d'où?
On va où madame?
A l'hôtel Findik Palas.
On pourrait d'abord prendre un verre?
Allez, roule, vas-y roule, toi!
C'est combien?
Dix millions.
Quoi?
- Vous êtes belle. - Va te faire foutre!
Merci, c'est gentil.
Oh, mon Dieu.
Oh mais c'était pas la peine...
Ce n'est rien.
Bon voyage.
Donne, mère.
Tu t'occupes bien d'elle sinon fais gaffe, hein.
Bon voyage Monsieur le maître.
Merci.
Monsieur le maître, bon voyage.
Merci.
Ne nous oublie pas.
Est-ce possible?
Bon voyage, Monsieur le maître.
Merci, Mustafa.
Prie pour moi...
...derviche.
Tu n'as pas besoin de mes prières.
Tu es derviche aussi.
C'est toi le père de nos enfants.
C'est toi qui enseignes.
C'est toi le derviche. Allez, bon voyage.
Je vous enverrai mon adresse dès que je m'installe à lstanbul.
J'attendrai une lettre de vous tous.
Vous me parlerez de vos leçons.
Si un de vous arrête ses études, je reviendrai vous demander des comptes.
Je croyais que ma longue carrière d'instituteur m'avait permis...
...de tout voir dans la vie.
J'avais vu la peine, la mort, la torture...
...le mal, la trahison, la traîtrise, l'abandon.
J'avais vécu l'amour, l'amour non partagé, la déception.
J'avais vu les villages incendiés qu'on faisait disparaître en une nuit...
...avec les mères, les pères et les enfants dedans.
Et moi, je n'avais rien pu faire.
J'avais vu des crimes de moeurs.
Les maladies m'avaient enlevé mes élèves...
...et moi, impuissant, je n'avais pu que pleurer.
Le Dieu nous avait abandonnés, il nous avait laissé seul...
Ou j'allais être fou, ou bien un sage.
Je ne sais pas trop ce que je suis...
...devenu mais en quittant le village Alaca, j'étais convaincu...
...qu'il ne me restait pas grand-chose à découvrir.
Je pensais avoir réglé...
...tous mes comptes.
Je me trompais!
Ça va être trop classique mais je vais le dire quand même.
La vie est pleine de surprises jusqu'à la dernière minute. Jusqu'à la fin.
A toi... à moi...
Jouez un peu à la maison, y en a marre.
Vous êtes tout sale...
C'est à moi, attends, attends... A moi, à moi...
Les enfants, attendez qu'on finisse le linge.
Je te jure, c'était cinq cinq.
Je te jure. Quoi encore! Quoi!
Tu penses que je mens Veysel?
Arrête de me regarder comme ça ou je te tabasse.
Tu continues à mentir et à tricher à ton âge, et en plus tu es agressif.
Ça vaut la peine pour un jeu?
Laisse mon pote tranquille.
C'est peut-être un menteur mais pas un tricheur quand même.
- C'est fini? - Oui.
Enfin... enfin tu es avec nous.
Doucement, tu vas me casser les os.
Bienvenu, Nazim. Viens, assieds-toi là.
Bienvenu, Nazim. Viens, assieds-toi là.
15 années putain, 15 années.
15 années mais rien n'a changé apparemment.
Chacun est à sa place.
- Bienvenu, Nazim. - Merci, Fikret.
Tiens.
Nous on a vieilli ici, et toi, loin de ta ville.
On a achevé la vie, qu'est-ce qu'il nous reste, moi j'ai ce café,
ce con il a son taxi, et toi la maison de ton père.
J'ai regardé en venant. Je ne suis pas entré.
Les locataires, les enfants...
C'était comme hier, on jouait à la place de ces enfants.
La vie passe vite.
M. Le retraité, tu nous avais pas dit quand tu rentrais dans ta lettre.
T'as pas arrangé la maison?
On m'appelle Takoz. Il n'y a rien que je ne puisse pas arranger.
Pourquoi tu restes pas avec les enfants?
Memet est marié, et il a des enfants.
Avec la fille, je peux pas.
Et puis j'ai l'habitude d'être seul...
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